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05/03/2009

voyage d'un Européen (Geert Mak)

1918/1938

 

"Le front victorieux a été poignardé dans le dos, avaient proclamé les chefs de l'armée allemande" ; "L'instigateur de la capitulation ne fut pas le "geignard" chancelier Ebert, mais le "vaillant" général Ludendorff".

 

"Un quart des populations de l'Europe centrale furent touchées par les décisions prises à Versailles"

 

"La personnalité de base des Allemands était axée sur la tradition absolutiste : un paysage composé exclusivement d'interdictions et de prescriptions"

 

"Entre gauche modérée et gauche radicale, des blessures tellement profondes que toute collaboration entre elles deviendrait impossible, même pour s'opposer à Hitler"

 

"L'effondrement de  l'économie provoqua la généralisation de la haine dans toute la société" ;

"L'effondrement du mark fut la conséquence de l'énormité de la dette publique" ; "L'effet le plus notable de l'inflation fur la disparition de toute notion de valeur" ; "Après la révolution et la mort, les Berlinois découvraient le sexe"

"C'est la grande liquidation de l'épargne, de l'honnêteté et de l'honneur" (Erich Maria Remarque)

 

"L'influence d'un pays avait pour fondement tout autant la puissance économique et l'autorité morale que la force militaire"

 

"La politique rend l'homme arrogant, doctrinaire, obstiné et inhumain" (Thomas Mann)

 

"Avant la prise du pouvoir, Goebbels disposait, par semaine, d'un budget équivalent à plus d'un demi-million d'euros d'aujourd'hui"

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, europe

04/03/2009

Le gouvernement dément à Paris ce qu'il a signé à Bruxelles

Libéralisation des chemins de fer régionaux :

Madame Kosciusko-Morizet a menti aux sénateurs

 

Le 3 décembre 2009, le règlement européen (CE) No 1370/2007 du 23 octobre 2007 relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route, entrera en vigueur dans toute l'Union européenne.

 

Ce règlement qui a pour objet d'harmoniser les conditions de concurrence et de protéger les obligations de service public, dans les appels d'offres de transports de voyageurs, a fait l'objet d'un long bras de fer entre le Parlement, la Commission et le Conseil. A l'initiative de deux eurodéputés du PSE, Gilles Savary (France) et Willi Piecyk (Allemagne, †), la reconnaissance des régies publiques a finalement été retenue dans le texte définitif.

 

De leur côté, Jacques Barrot, Commissaire aux transports en titre, et Dominique Perben, Ministre des transports lors des négociations, ont obtenu du Conseil européen et des eurodéputés, que la mise en concurrence des TER ne soit pas obligatoire, mais à la discrétion des autorités organisatrices concernées, en l'occurrence les Régions. Il s'agit d'une dérogation arrachée par la France aux autres Etats membres.

 

Toutefois, interrogée par le sénateur Haenel dans le cadre d'une question orale au gouvernement, Madame Kosciusko-Morizet a démenti avec la plus ferme énergie, que les TER pourraient être mis en concurrence par les régions qui le souhaitent, en l'absence d'une nouvelle directive de libéralisation du rail.

 

Jeu de rôle entre les sénateurs et la Secrétaire d'Etat UMP? Ou pieux mensonge de cette dernière? Toujours est-il qu'une réponse claire et sans ambiguïté de la Commission européenne, à une question écrite de Gilles Savary confirme que le 3 décembre, les dispositions de la loi LOTI qui maintiennent un monopole légal de la SNCF sur les chemins de fer régionaux, seront caduques!

 

Une fois de plus, un gouvernement dément à Paris, ce qu'il a signé à Bruxelles...

 

Quel crédit accorder aux réponses gouvernementales à des questions officielles des parlementaires ?

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

03/03/2009

Notre Europe

Notre Europe

 

Michel Rocard et Nicole Gnesotto

 

Avec une vingtaine de contributions

 

Editions Robert Laffont

 

 

Ouvrage inhabituel que celui-là : une vingtaine de contributions d'une douzaine de pages, sur tous les thèmes touchant l'Europe.

Contributions de gauche, de droite, du centre, d'experts, d'universitaires et d'hommes politiques, souvent contradictoires. Tout cela a le mérite de nous faire réfléchir.

 

A trois mois des élections pour désigner les représentants de la France au Parlement européen, on peut constater "une perception de plus en plus négative de l'Europe par les opinions européennes". "Il existe une crise de légitimité démocratique de la construction européenne". Pourtant "sur aucune des grandes questions on ne peut ignorer le cadre européen"

 

L'Europe est en crise, mais "l'Europe n'avance que de crise en crise"...

 

 

Extraits de la conclusion de Michel Rocard et Nicole Gnesotto :

 

"Sur l'énergie, l'immigration, les marchés financiers, la réorganisation du travail et de la connaissance, l'Union européenne est absente. Elle n'a aucun pouvoir" ;

"Elle n'est pas ce que l'on croit. Elle n'est pas là où les citoyens l'attendent"

"Le fameux agenda de Lisbonne est une illusion : les Etats membres gardent toutes leurs compétences nationales et  ne délèguent à l'Union que le droit de faire des recommandations non contraignantes"

"Concernant les politiques énergétiques, l'Union n'a aucun pouvoir et aucun Etat membre n'est prêt à déléguer la moindre souveraineté aux instances européennes"

 

"L'Union européenne réussit ce tour de force d'apparaître comme responsable et fautive, impuissante et inadaptée, donc inutile"

 

"Aucun Etat membre, pris isolément, ne pourra atteindre la masse critique lui permettant de peser. La nécessité est le moteur européen par excellence, avec un atout majeur la négociation et le compromis sont les maîtres mots, une pratique réelle du partage des pouvoirs, la recherche systématique d'un leadership collectif, une culture de la solidarité politique, une certaine redistribution des richesses entre les Etats membres."

08:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

02/03/2009

Faire face à la crise économique : le rapport Larosière

Satisfaction  pour le rapport du groupe de Larosière

 

Double satisfaction concernant la publication du rapport  du groupe de Larosière, portant sur la future architecture de la supervision financière  dans l'Union européenne, car ce rapport met en valeur à la fois la  nécessaire dimension européenne  de la réforme à concevoir et s'inspire également de l'approche socialiste pour surmonter la crise actuelle.

 

Ce rapport, en donnant raison aux Socialistes européens, montre clairement que le  marché a besoin  de mécanismes de contrôle  et de systèmes d'alarme pour bien fonctionner. Ensuite le rapport montre également que la régulation du   marché exige une réponse européenne  communautaire, car les réponses nationales s'avèrent insuffisantes  car éparpillées.  

 

Il est souhaitable que la Commission européenne en tienne le plus grand compte avant de présenter ses propositions législatives dans le domaine règlementaire et de supervision.

01/03/2009

la faute du Président Loubet

La faute du Président Loubet

Jacques Neirynck

10/18 « Grands détectives » n°4120

 

1904 : il y a à peine plus d’un siècle.

Dans le domaine scientifique : Marie et  Pierre Curie, Branly.

En littérature : Frédéric Mistral, Paul Valéry.

En peinture : Matisse et Kandinsky

En philosophie : Henri Bergson.

Social : la journée de dix heures.

Et le premier Tour de France !

Emile Loubet vient d’être élu Président de la République par un Parlement majoritairement républicain et radical.

Il entrera dans l’Histoire en signant la grâce de Dreyfus, en attendant la révision du procès du capitaine.

La Droite royaliste, ultra-catholique,  généralement antisémite, ne désarme pas.

Un de ses leaders, Gabriel Syveton, fondateur de la « Ligue de la patrie française », pour faire pièce à la « Ligue des Droits de l’Homme »,  s’illustre en giflant, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, le ministre de la guerre (on ne disait pas encore ministre de la « défense »), le général Louis André, coupable d’avoir laissé son cabinet organiser le fichage, avec l’aide des loges maçonniques, des officiers, majoritairement royalistes, en prenant pour critère leurs pratiques religieuses. Le ministre devra démissionner sur le champ, et tout le gouvernement du « petit père » Combes quelques mois plus tard.

Un mois après son éclat,  Syveton est retrouvé mort asphyxié dans son bureau, à son domicile. La presse de Droite, emmenée par Le Figaro, crie à l’assassinat politique : le chef des parlementaires royalistes catholiques ne saurait se suicider.

Ici s’arrête l’Histoire et commence le roman.

Loubet confie l’enquête à son collaborateur, le Comte Raoul Thibault de Mézières, noble catholique rallié à la République, polytechnicien, donc rationaliste.

Toutes les hypothèses seront envisagées dans cette enquête: une conspiration allemande ou autrichienne pour saboter « l’Entente cordiale » qui vient d’être signée avec l’Angleterre, un assassinat commandité par Boni de Castellane, autre parlementaire royaliste, ultra-mondain ruiné (« Ce personnage résumait tous les travers de l’ancien régime qui avaient mené celui-ci à sa perte : frivolité, parasitisme, gaspillage »), un inceste de Syveton avec sa belle-fille…

La « faute » du Président Loubet ? Avoir cherché à masquer la vérité pour ne pas mettre en péril la République, encore fragile.

 

 

« C’est le peuple de la Droite besogneuse, économe, dure à la tâche, effrayée par la montée des socialistes, obsédée par le souvenir de la Commune, terrorisée à l’idée d’un complot des juifs »

«  On venait de découvrir en Chine les pieds bandés des petites filles. En France, on bandait la cervelle des petites filles pour en faire des réceptacles de niaiseries, de maniérisme et de sentimentalité. Ces femmes ne disposaient d’aucun des droits de leurs frères et de leurs maris ».

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature