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19/03/2009

Politique Etrangère de Sécurité Commune

PESC

 

 

"L'Europe est absente des grandes affaires du monde.

Elle n'a rien pu faire pour empêcher, à ses frontières, l'implosion de l'ex-Yougoslavie, et sa dérive vers la guerre.

Elle n'a pas pu empêcher la dérive de l'Afrique vers la pauvreté et la mal gouvernance.

Elle n'a même pas pensé à éviter le retour de la politique occidentale,  sous animation américaine,  à une orientation privilégiant la méfiance à l'égard de la Russie, et continuant son encerclement militaire, ne lui offrant pas d'autre choix que la crispation nationaliste, et par là autoritaire. Le durcissement autoritaire et le puissant effort de réarmement de la Russie sont largement les conséquences de ce choix dramatique"

 

"La PESC est une illusion : les Etats sont les seuls maîtres du jeu" ; "C'est une politique du faux semblant"

 

"On ne fera pas une "politique étrangère", mais des "actions communes de politique étrangère" qu'il convient de décider à l'unanimité"

 

"Faire une grande Suisse, et en aucun cas une succursale européenne du Conseil de sécurité de l'ONU."

 

"Eviter les écarts excessifs entre les politiques étrangères individuelles des Etats membres"

 

"L'idée d'une Europe unie sur la même vision du monde et de son rôle dans le monde est devenue irréaliste"

 

"Retrouver, grâce à l'Europe, la force et les moyens de peser sur l'aventure planétaire."

 

"Même unie, l'Europe actuelle ne représentera plus que 4% de la population mondiale en 2100"

 

"L'objectif prioritaire ne concerne plus l'affirmation de l'Union sur la scène internationale, mais l'aide à la démocratisation, non plus l'affirmation de soi mais le sauvetage délibéré des autres, une urgence de solidarité avec la périphérie"

 

"La plupart des questions globales ne peuvent plus être gérées, et a fortiori résolues, à l'échelle purement occidentale"

 

"Américains et Européens ne suffisent plus à résoudre, seuls, les crises internationales"

 

Extraits de l'ouvrage collectif "Notre Europe"

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

voyage d'un Européen (1939/1941)Geert Mak

1939/1941

 

"Aucune mention des fusées et des moteurs à réaction dans les dispositions du Traité de Versailles" ; "Les Alliés continuaient à raisonner selon les schémas de la guerre précédente, les Allemands anticipaient la guerre suivante"

 

"Tout pays espère qu'en donnant suffisamment à manger au crocodile, il sera le dernier à être mangé" ; "Sans victoire, il n'y a pas de survie" (Churchill) ; "Vous ne vous rendez sans doute pas compte qu'il ne connaît rien à la vie du peuple" (son épouse Clémentine)

 

"Ce peuple (néerlandais) n'a tout simplement par cru à la guerre, pas plus qu'on ne croit aux fantômes ou aux sorcières"

 

"Tous les achats d'armes faits aux Etats-Unis devaient être payés comptant par les Britanniques" ; "Les Américains ont aidé les Britanniques à vaincre Hitler, et non à maintenir l'Empire britannique" ; "L'exercice de l'hégémonie sur le monde était passé des mains de la Grande-Bretagne à celles des Etats-Unis"

 

"Bucarest constituait le terminal de tous les échanges entre l'Europe et l'Orient"

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

18/03/2009

UE/OTAN

"Le monde diplomatique" et la coopération UE / OTAN

 

 

Le directeur de la publication du "Monde diplomatique" consacre son éditorial de ce mois à l'OTAN, ce qui est bien normal. Il fait allusion au rapport présenté au Parlement européen par Mr Vatanen sur les relations UE / OTAN. J'ai eu l'occasion de dire, dans ce blog,  le mal que je pense de ce rapport, même si son texte,  amendé en séance plénière,  était nettement plus acceptable que le texte issu des votes en commission.

 

Curieusement, Serge Halimi s'en prend à un des aspects les moins controversés de ce texte : un partenariat plus étroit entre l'UE et l'OTAN, par ailleurs prôné dans le Manifeste du Parti Socialiste Européen.

 

Je cite le "Monde diplomatique" : "Une courte majorité de députés européens vient de réclamer  que dans des domaines tels que le terrorisme international, la criminalité organisée, les cyber-menaces, les catastrophes naturelles, un partenariat plus étroit se noue entre l'Union européenne et l'OTAN".

Si ce seul paragraphe avait été mis au vote, ce n'est pas une "courte majorité" qui l'aurait emporté, mais la quasi unanimité,  à l'exception de la petite minorité qui ne veut pas entendre parler d'une quelconque action de l'Union européenne dans les domaines de la sécurité et de la défense : les conservateurs britanniques, le Front National et les communistes.

 

Qu'est-ce qui choque le directeur de la publication du "Monde diplomatique" ? Un partenariat plus étroit entre l'Union européenne et l'OTAN ? Il préfèrerait que ces organisations ne coopèrent pas ? Que ce partenariat s'opère face à des menaces renouvelées comme le terrorisme, la criminalité organisée, les cyber-attaques, autant de domaines dans lesquels il ne s'agit pas de défendre des territoires mais des populations et/ou des modes de vie ?

Les socialistes européens se battent depuis des années pour la mise en place d'unités de réponse rapide, européennes, pour faire face aux catastrophes naturelles. Faudrait-il renoncer à utiliser les avions, les hélicoptères, le savoir faire des militaires, y compris ceux de l'OTAN ?

 

La raison pour laquelle cette résolution a été votée à une très faible majorité, c'est parce qu'une forte minorité contestait l'utilisation de ce rapport, par une petite majorité conduite par les derniers partisans de Bush,  pour mettre en cause la Russie. Cette minorité considérait, comme le disent des responsables de l'OTAN, que le meilleur moyen d'assurer la sécurité en Europe est d'avoir un accord global avec la Russie, même si celle-ci n'est pas une démocratie.   

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, otan

17/03/2009

Une Présidence de crises (extraits)

Extraits

 

"L'Europe a été bâtie pour les hommes qui y vivent, pas pour l'application intransigeante de théories du marché pur et parfait qui, la crise l'a bien révélé, est une illusion"

 

"L'Europe comme force de paix ne se heurte pas aux égoïsmes nationaux qui resurgissent en matière de politique économique"

"L'Europe n'a pas pour vocation de faire les ménages humanitaires de l'OTAN"

"Ce qui ne marche vraiment pas ? La mise en commun de moyens pour une politique européenne de la sécurité et de la défense"

"Si l'Europe veut exister en hors de ses frontières, elle a besoin de moyens propres"

 

"Il faut choisir entre l'Europe mendiante et l'Europe puissance"

 

"Rien ne pourra empêcher ceux qui veulent avancer de le faire"

En mars 2007, dix huit de nos partenaires se sont réunis  pour voir comment poursuivre l'aventure européenne sans nous".

"Le référendum n'est pas la bonne formule pour adopter des Traités et des règlements internationaux"

 

"Romano Prodi n'était pas l'homme de la situation. Il a été un mauvais Président de la Commission européenne."

 

  "Il devient de moins en moins acceptable pour le reste du monde que nous soyons les arbitres des élégances en matières de démocratie"

 

"La Turquie est intéressante en ce qu'elle oblige l'Europe à s'interroger sur son devenir"

 

"Il n'est pas question que le revenu des agriculteurs puisse varier au gré des humeurs ou des majorités parlementaires"

 

"Ce n'est pas demain la veille que les Etats membres laisseront le Parlement européen décider à leur place de leur souveraineté"

 

"Le Parlement européen doit travailler à politiser son action pour gagner en visibilité"

 

"La France veut la coordination, mais essaie de jouer "perso" sur la baisse de la TVA et sur la taxe intérieure sur les produits pétroliers"

 

"Rien de durable sans les institutions. Rien de politique sans les hommes"

 

08:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, politique

16/03/2009

Réformer les marchés financiers

IL NE FAUT PAS OUBLIER LA RÉFORME DES MARCHÉS FINANCIERS

 

 

Les gouvernements de l'UE ne doivent pas oublier leur engagement à réformer le système financier mondial.

 

Nous devons gérer la crise actuelle sans perdre de vue la réorganisation des marchés financiers.

 

On commence à entendre dans les milieux financiers qu'une fois que la situation sera stabilisée, il faudra que l'Etat se désengage. Nous devons nous assurer que le désastre, dû à la dérégulation, ne se répètera pas.

 

Le groupe socialiste européen a fait  des propositions détaillées pour renforcer la protection sociale en Europe et la régulation des marchés financiers. Quelques responsables politiques conservateurs parlent aujourd'hui comme Karl Marx en exil.

 

Les mesures européennes concernant la régulation et la surveillance des marchés financiers qui ne seraient pas approuvées avant les élections européennes du 7 juin devront être soumises en priorité à l'examen du Parlement européen issu des prochaines élections européennes.

D'où l'importance du choix ce jour là...