20/10/2010
BD sud-africaine
Ma mère était une très belle femme
Karlien De Villiers
Editions "çà et là"
Karlien De Villers raconte son enfance et son adolescence. Avec sincérité mais avec pudeur. Elle reconnaît avoir été influencée par Marjane Satrapi et son "Persepolis".
Karlien raconte la séparation de ses parents, le remariage de son père, sa haine pour la nouvelle femme de son père, sa mère qui se réfugie dans la religion, le cancer du fumeur qui tue sa mère.
Ce qui donne, au moins à nos yeux, une dimension supplémentaire à ce récit, est que tout cela se passe dans les années 70 et 80, en Afrique du Sud. Karlien est la fille de Johan De Villiers et de Petronella Kruger, couple d'Afrikaners. Avec des dessins clairs, faussement naïfs, bien coloriés, Karlien montre le racisme ordinaire et "naturel" des blancs qui trouvent normal que les noirs se trouvent sur les plages pour y vendre des glaces, mais pas pour se baigner. Miss Afrique du Sud qui ne pouvait être que blanche. Les métis chassés de chez eux pour faire de la place pour les blancs. L'apartheid y compris entre Afrikaners et anglophones.
La peur du "communisme" et du terrorisme. Les "troubles". La paranoïa. L'Etat policier.
Malgré la situation politique intenable, la vie, et la mort, continuent.
Comme Marjane Satrapi, Karlien va partir en Europe, puis revenir dans son pays, qui lui aussi, comme elle, se sera transformé.
Un livre humain et touchant à plus d'un titre.
14:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, bd
19/10/2010
concert tôt
Concerts tôt, Concerts tea
De passage à Paris j'ai pu assister, dimanche, à un concert de jazz dédié au Duke, à une heure peu habituelle : 11 heures.
Concert d'une heure, de très grande qualité, donné par les élèves du Conservatoire de musique de Paris.
Jusqu'à fin mai, le théâtre du Chatelet programme ainsi plus d'un concert par mois, le dimanche à 11 heures (concerts "tôt") ou à 17 heures (concerts "tea" ; à l'heure du thé, bien mieux que les "tea parties" des conservateurs américains), tous donnés par les grands élèves du Conservatoire.
Cela coûte 10 euros, 5 pour les moins de 15 ans. Gratuit pour les moins de 5 ans, mais ce n'est pas vraiment une bonne idée, pour votre tranquillité et celle des autres !
13:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique
18/10/2010
contre la pauvreté : un revenu minimum
UN REVENU MINIMUM EN EUROPE POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETÉ
Les eurodéputés socialistes et démocrates vont demander, demain, lors de la session plénière à Strasbourg, à la Commission européenne de proposer une législation qui garantisse un revenu minimum dans l'Union européenne afin de lutter contre la pauvreté.
Dimanche sera la journée mondiale du refus de la misère. En Europe aujourd'hui, 80 millions de personnes vivent dans la pauvreté. Pour ces victimes de la précarité, le revenu minimum est une véritable bouée de sauvetage.
Il est donc grand temps de passer des discours aux actes, de la simple rhétorique contre la pauvreté à un véritable engagement de la part des autorités européennes.
Nous demandons à la Commission de proposer une directive-cadre sur le revenu minimum qui serve de référence pour les législations et les politiques nationales. C'est le moyen le plus efficace pour réduire la pauvreté et respecter l'engagement qui a été pris dans la stratégie UE 2020 de sortir 20 millions de personnes de la pauvreté d'ici à la fin de la décennie.
08:24 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
17/10/2010
la parisienne
La parisienne
Théâtre Montparnasse
Avec Barbara Schulz
Une pièce de 1885 qui montre, assez sévèrement, les mœurs de la bourgeoisie parisienne en ce début de IIIe République.
Tout tourne autour de la ravissante Barbara Schulz, qui porte à merveille des tenues d’époque. Elle est oisive, pense sorties et achats, rencontrer des amies après une visite au Bon Marché, ou chez la couturière et la modiste. Pour séduire.
Elle ne s’entend pas mal avec son mari, obsédé par sa promotion sociale. Elle va même l’aider grâce à ses relations très personnelles.
Il y a les amants, celui dont elle s’est éloignée, qui le sent bien et qui s’accroche maladroitement. Et le jeune aristocrate qui ne fera qu’un passage, car il s’ennuie loin de son château, de ses chiens, de ses fusils et des courbettes que lui prodiguent ses gens.
Un monde disparu ? Peut-être pas entièrement… Le besoin d’être aimé(e) traverse les époques !
Dans la famille Schulz, c’est définitivement Barbara que je préfère.
10:16 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre
16/10/2010
le pic du diable
Le pic du diable
Deon Meyer
Point policier P 2015
Un voyage en Afrique du Sud = un bon prétexte pour lire un roman policier de Deon Meyer !
J’avais bien aimé « Lemmer invisible » et plus encore son dernier livre « 13 heures ».
Le « pic du diable », nom d’un pic à proximité de la ville du Cap, porte sur la question de la justice. Avons-nous le droit de nous faire justice ? Et pour exacerber le problème, l’exemple pris est celui des enfants. Je n’ai, heureusement, pas eu à subir cette atroce expérience, mais je suppose que, comme tous les pères, j’aurais eu envie de faire souffrir horriblement le bourreau d’un de mes enfants, l’envie de meurtre n’étant pas la moindre. Surtout quand on est persuadé que « la société ne remplit pas ses devoirs envers nos enfants ». Et l’on sait que les violeurs et les pédophiles souffrent d’une pathologie qui porte à la récidive. Alors les violeurs pédophiles…
La question est encore plus tragique en Afrique, où le SIDA est très répandu, ainsi que cette croyance folle prétendant que faire l’amour avec une enfant peut guérir de cette maladie.
Bien entendu le livre pose la question de l’erreur judiciaire possible, encore plus irrémédiable quand on se fait justice soi même.
Le roman montre qu’il n’y a pas de réponses simples et définitives.
A part ça, il est beaucoup question (trop) d’alcoolisme, et de la lutte du héros, l’inspecteur Grissel, pour s’en sortir.
Et puis, il y a les problèmes de l’Afrique du Sud post apartheid : les énormes différences sociales, le racisme qui n’a pas disparu d’un coup de baguette magique, la discrimination positive, qui peut être perçue comme une injustice, les Afrikans, minorité à laquelle l’auteur appartient, et qui tente de défendre sa langue.
Je lirai d’autres livres de Deon Meyer, mais je n’oublie pas les conseils de lecture de l’ami Frédéric, pour, j’espère, mon prochain voyage en Afrique du Sud…
12:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature


