12/01/2009
corée(s)
Les relations au sein de la péninsule coréenne
Le problème des relations avec le Nord est d'abord un problème entre l'ancien gouvernement et le nouveau, puisque ce thème a été au centre de la dernière campagne électorale.
Les membres de la majorité réaffirment leur volonté de ne pas "baisser la garde", et de ne faire aucun "cadeau", tant que l'équipement nucléaire ne sera pas totalement démantelé. Il y a un vrai problème d'accès de l'AIEA pour vérifier.
Les visites touristiques au Nord sont suspendues depuis juillet.
Le dialogue et l'aide humanitaire seront tout de même poursuivis, et la "zone économique spéciale" de Kaesong est en pleine croissance, de nouvelles sociétés désirant s'y installer.
La jonction ferroviaire pourrait être intensifiée (le régime du Nord menace de la fermer).
L'opposition dénonce la baisse de l'aide alimentaire et de la fourniture de fertilisants, mises sous conditions.
Le gouvernement du Sud est prêt à passer de l'aide alimentaire à l'aide, à long terme, au développement, si le Nord respecte ses engagements.
Sur les questions nucléaires, les USA ont nettement pris le leadership de la négociation, en acceptant de parler directement avec le Nord.
Il a été demandé à la délégation de faire en sorte que l'Union européenne pousse le Nord au dialogue.
La délégation a rencontré des responsables d'une association de réfugiés du Nord qui ont parlé de la condition des droits de l'Homme en Corée du Nord et des filières de fuite.
La délégation a également rencontré le Rapporteur spécial de l'ONU pour les Droits de l'Homme en République Populaire et Démocratique de Corée. Le régime lui refuse l'accès au pays, il ne connait donc la situation que par les témoignages recueillis auprès des réfugiés, dont le nombre est estimé à 2.500 par an.
08:00 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée(s)
11/01/2009
dessins de presse
Permis de croquer
Un tour du monde du dessin de presse
Si vous avez l’occasion d’être à Paris d’ici le 9 mars, ne manquez pas l’exposition de dessins de presse qui se tient dans le quartier du Marais, dans la salle d’expositions, rue Mahler, de la bibliothèque historique de la ville de Paris.
Vous pouvez même profiter de l’occasion pour jeter un œil au superbe hôtel Lamoignon, rue basse, à quelques mètres.
L’exposition regroupe des dessins de 26 artistes, dessinateurs de presse, de 18 nationalités, de tous les continents. Plusieurs sont bien connus des lecteurs de l’excellent hebdomadaire « Courrier international ».
Leur langage est universel. Dans la ligne de la Fondation « Dessins pour la paix », le thème de la paix est omniprésent, en particulier la paix au Moyen-Orient. Alors que, bien entendu, l’opération de l’armée israélienne a commencé après le début de l’exposition, celle-ci prend une actualité tragique.
Le rôle journalistique de ces dessinateurs de presse saute aux yeux, comme leurs dessins. Ils nous font réfléchir, parfois gravement, tout en nous faisant sourire.
Pour certains dessins, l’artiste a joint ses brouillons, ce qui nous aide à comprendre le cheminement de sa pensée, et de l’expression de celle-ci.
Un livre, édité par « Paris bibliothèques » et le Seuil, reprend l’essentiel de l’exposition.
20:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo
10/01/2009
Pyongyang
Pyongyang
Guy Delisle
Editions "L'association"
Guy Delisle est dessinateur. Il travaille pour un studio d'animation. C'est un phénomène peu connu mais, pour de raisons économiques, beaucoup de dessins animés sont sous-traités en Corée du Nord.
Guy Delisle nous raconte, en dessins, son expérience à Pyongyang ("ville fantôme dans un pays ermite").
J'y suis resté moins longtemps que lui, mais sa réalité correspond bien à ce que j'y ai vu : la paranoïa du régime, qui implique la confiscation des téléphones portables et l'interdiction de faire plus de 10 mètres sans surveillance ; seul pays au monde à ne pas être relié à internet ; la chaine de télévision unique, diffusant sans cesse des films héroïques ; les radios bloquées sur la station officielle, seule autorisée ; Kim Jong-il et son père Kim Il-sung partout ; l'hôtel et les restaurants réservés aux étrangers déserts et peu éclairés ; la petite communauté d'expatriés qui attend les petites vacances à Pékin pour décompresser ; les constructions démentes et inutiles, alors que la population manque de tout.
Avec cette question qu'il est impossible de ne pas se poser, à propos de nos accompagnateurs : "est-ce qu'ils croient à toutes ces conneries ?"
"Plus le mensonge est énorme, plus le régime montre l'étendue de son pouvoir".
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, bd, corée(s)
09/01/2009
The Visitor
The Visitor
De Thomas Mc Carthy
Grand prix du Festival du film américain de Deauville
Le Festival du film américain de Deauville est plus tourné vers le cinéma américain indépendant que vers Hollywood. Et c’est tant mieux, puisque cela nous permet de voir des films qui, sans cela ne seraient programmés en France que confidentiellement. Ensuite, la bouche à oreille fait le reste, et le succès.
Walter, veuf qui s’ennuie dans la vie, enseigne l’économie dans une université du Connecticut. Le même cours depuis 20 ans.
Un jour, contre son gré, il doit retourner à New-York pour une conférence. Une surprise l’attend dans son pied à terre de la grande ville : un couple d’immigrés sans papiers occupe le logement, ayant payé un loyer à un intermédiaire dont nous ne saurons rien.
Et Walter abandonnera le piano classique pour le djambé et découvrira la musique de Fela Kuti.
Il découvrira également que les immigrés sans papiers, même s’ils n’ont rien fait de répréhensible, même s’ils sont bien intégrés, avec du travail, peuvent être arrêtés et expulsés à tout moment, car ils sont marqués d’un pêché originel : ils ne sont pas d’ « ici ». Ils sont présents illégalement…
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
08/01/2009
gaza : l'ambassadeur d'Israël et la Déléguée de la Palestine au Parlement européen
Les causes :
L'ambassadeur Curiel : l'escalade du Hamas, sept années de missiles sur les populations civiles. L'inaction d'Israël était interprétée comme de la faiblesse, il fallait donc agir pour stopper les tirs de missiles et obliger le Hamas, "organisation qui a pris le pouvoir à Gaza par un Coup d'Etat", à changer d'attitude, car "assez, c'est assez".
La Déléguée Shadid : c'est l'armée israélienne qui a mis fin aux 6 mois de "cessez-le-feu" obtenue par l'Egypte. L'opération actuelle était planifiée par l'armée israélienne.
C'est le blocus de Gaza qui engendre tous les trafics, y compris les trafics d'armes.
Il ne faut pas voir la main de l'Iran derrière le Hamas, même si ce mouvement appartient à une "famille" qui va de la Mauritanie à l'Iran, mais qui n'a rien à voir avec Al-Qaïda.
Morgantini : la racine du problème, c'est la vie des Palestiniens à Gaza.
Victimes civiles :
L'ambassadeur Curiel : ce n'est pas une lutte contre le peuple palestinien. Tout le monde est très triste des victimes collatérales.
La Déléguée Shadid : comme en Irak, les frappes ne sont jamais "chirurgicales", surtout vue la densité de la population à Gaza. L'Autorité palestinienne est contre toute attaque contre des civils, d'un côté comme de l'autre.
"Vous bombardez un ghetto" ; "il y a une différence entre avoir peur des missiles et être tué" (Véronique De Keyser).
Toutes les infrastructures civiles, y compris celles payées par l'UE sont détruites ou touchées.
Tous les témoignages des organisations internationales, de l'ONU, de l'UE, des ONG concordent.
Il s'agit d'un "crime de guerre" ; expression reprise par Flautre (Verts) qui demande que ce crime ne bénéficie pas de l'impunité ; c'est du "terrorisme d'Etat" ; réponse de l'ambassadeur : "personne n'a le monopole de l'interprétation de la loi internationale".
La situation humanitaire :
L'ambassadeur Curiel : aucune restriction, ni de conditions de la part d'Israël, la seule limite est logistique (les corridors humanitaires).
Les hôpitaux israéliens accueillent les blessés palestiniens.
Présence des journalistes :
Demandée par plusieurs intervenants : l'ambassadeur Curiel : ils ne sont pas autorisés pour des raisons opérationnelles et de sécurité.
Conséquences :
La déléguée Shadid : une radicalisation, non seulement des Palestiniens, mais des communautés musulmanes partout dans le monde.
La montée de l'antisémitisme (condamnation de l'attaque contre la synagogue de Toulouse). Constatation également faite par Véronique De Keyser.
Après cette opération, comment espérer que le gouvernement turc puisse continuer à servir d'intermédiaire avec la Syrie ?
Aucun résultat vers le but affirmé : faire cesser les missiles du Hamas contre Israël.
Cessez-le-feu :
L'ambassadeur Curiel : 3 heures par jour de cessez-le-feu. Israël souhaite un cessez-le-feu durable : pour cela des conditions doivent être remplies (désarmement du Hamas).
La Déléguée Shahid : "3 heures de cessez-le-feu pour soigner les gens que vous tuez le reste du temps ?"
Et maintenant ?
La déléguée Shahid : 42 années d'occupation dont 16 ans de négociations sous occupation, la reconnaissance d'Israël, l'abandon de la lutte armée, sans aucun résultat : était-ce le bon choix ?
Le Hamas est devenu combattant quand l'OLP est devenue négociateur. La force du Hamas vient de l'échec des négociations. C'est donc politiquement, et non militairement, qu'il faut gagner la bataille contre le Hamas.
L'ambassadeur Curiel : Israël est en faveur de deux Etats et du succès du processus d'Annapolis. Le dialogue avec les pays voisins, en particulier l'Egypte, continue.
Un dialogue politique, y compris avec le Hamas est nécessaire (Véronique De Keyser)
Pas question de discuter avec le Hamas (Mlamedov).
Morgantini (GUE) : il faut faire la paix pour sauver Israël.
Beer (Verts) : il faut ouvrir les frontières de Gaza.
Gahler (PPE) : il ne faut pas laisser le Hamas et l'armée israélienne face à face à Gaza, donc le quartet doit y envoyer des troupes.
Rôle de l'UE :
La Déléguée Shadid : Israël est le partenaire privilégié de l'UE qui a donc une responsabilité spéciale.
Y-a-t'il une possibilité de coexistence pacifique dans le cadre d'un Partenariat méditerranéen ?
Ce que la communauté internationale a fait pour le Liban, ne peut-elle pas le faire pour la Palestine ?
Il y a besoin d'une force internationale, pas seulement aux frontières, pas seulement à Gaza, mais cela ne peut pas signifier le retour et la perpétuation de la situation antérieure : l'occupation.
L'ambassadeur Curiel : le rôle de l'UE est positif.
08:00 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gaza, palestine, israël


