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17/02/2017

La saga du fondateur de Free

Xavier Niel

La voie du pirate

Solveig Godeluck, Emmanuel Paquette

éditions First

 

Même pas héritier, même pas énarque, et milliardaire, donc atypique. Le plus bel exemple de la "numéricratie", en haut du "nouvel ordre social dominé par les enfants du numérique.

Non conventionnel parce qu'il ne porte pas de cravate et qu'il a des cheveux longs, mais patron impitoyable. "C'est le propre des capitalistes de haut vol de planer au-dessus des conventions sociales." Il débutera donc sa fortune dans le minitel rose...

Les auteurs, dont mon amie Solveig Godeluck, ne jugent pas mais racontent cette incroyable ascension sociale. L'ascenseur social est bloqué. L'exception confirme la règle.

"Pas de croissance sans investissement technologique." "Une dette maîtrisée , condition absolue de l'indépendance voire de la survie."

Et la création de "L'école 42", à Paris et en Californie, ouvertes aux non bacheliers pour apprendre à coder, quitte à dormir sur place.

 

11:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie

13/02/2017

Le procès de la finance internationale

Les aventuriers de la finance perdue

Dessin et couleurs : James

Scénario Christian Chavagneux

éditions Casterman et Alternatives économiques 

 

"Dès que l'on met une règle les financiers inventent une nouvelle façon de la contourner." Les auteurs ne savaient pas que Trump promettrait de les abolir...

C'est clair, et un peu désespérant !

"Toutes les grandes crises financières de l'histoire correspondent à des périodes où les inégalités sont fortes." "Juste avant la crise de 1929 et juste avant celle des supprimes, les 10% des Américains les plus riches concentraient la moitié des revenus."

"Dans les années 80 les pays européens ont permis que les investisseurs étrangers financent leurs dettes publiques, et ont accepté de se soumettre aux variations de l'humeur des investisseurs." "Quand tous les pays européens ont décidé de baisser les impôts au début des années 2000, ils ont vidé leurs Etats de recettes publiques."

"Les banques ont cherché à prendre de plus en plus de risques avec de moins en moins de capital. C'est plus rentable et, en cas de crise, ce sont les contribuables qui paient." "Les grandes banques se finançaient avant la crise à 1,5% par du capital et tout le reste par de la dette."" Si ma banque prend trop de risques, elle peut perdre tellement d'argent qu'elle ne pourrait plus me rembourser le mien." "C'est pour ça que les Européens ont décidé qu'ils devaient mettre en commun le contrôle de leurs grosses banques." "Depuis 2011, un peu plus de 120 grandes banques européennes sont surveillées par un "mécanisme de supervision".

"Les économistes sont toujours très forts pour expliquer après ce qu'ils n'avaient pas compris avant."

 

08:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, économie

26/09/2014

Voyage chez les capitalistes

Les Banksters

Marc Roche

éditions Albin Michel

 

Marc Roche est le journaliste du Monde chargé des affaires financières. Depuis 25 ans il "couvre" Wall Street et la City.

Dans ces lieux prestigieux, il a relevé 6 des 7 péchés capitaux : l'orgueil (sentiment d'impunité et de supériorité), gourmandise (cupidité), la luxure (machisme), l'avarice (évasion fiscale), la colère et l'envie (course au bonus).

Cela explique la crise de 2008, dont les effets en Europe sont encore bien présents. "Bon nombre de Banksters sont toujours en place. Et ne manifestent aucun regret. L'absence de sens des responsabilités au sommet est choquante." "La réticence à faire repentance fait partie des gènes de ce prototype des Maîtres de l'univers." "Personne n'a eu de compte à rendre." "Les PDG ne peuvent se voir réclamer le remboursement des dettes sur leur fortune personnelle. Ce sont les actionnaires et le contribuable qui doivent régler la note." "Le succès est un mauvais professeur, il pousse des gens intelligents à croire qu'ils sont infaillibles" (Bill Gates).

"L'insensibilité au doute et la certitude d'avoir toujours raison favorisent tous les dérapages. Le despotisme est de plus en plus souvent perçue comme la clé du succès."

"Après 2008, les Etats et les banques n'ont survécu que grâce aux milliards d'argent public injectés dans le système. C'est le public, et pas les Banskers, qui a payé par des déficits budgétaires monumentaux qui ont provoqué des politiques d'austérité qui frappent durement les populations."

Evasion fiscale = "optimisation" fiscale, "le droit de tirer profit de pratiques fiscales différentes." "On compte plus de 120.000 sociétés opaques dans les paradis fiscaux".  "Nauru est devenu la Mecque des activités illicites des riches Chinois et des oligarques russes." "Le statut privilégié sur mesure concocté par le fisc britannique pour attirer les fortunes étrangères facilite la balade des fonds." "Mystérieux oligarques russes, capitalisme chinois hors la loi et finance islamique trouble : la City reste une "vieille dame permissive" sachant utiliser à bon escient les richesses d'autrui."

"L'accroissement des inégalités et l'appauvrissement des classes moyennes au profit d'une élite mondialisée des super riches peuvent entraîner l'implosion du tissu social."

"Comme l'esclavage et l'apartheid, la pauvreté n'est pas naturelle" (Nelson Mandela)

 

10:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie

15/01/2013

Economie : l'exemple autichien

Nous avons besoin d'une autre politique économique

 



L'Autriche est un bon exemple d'une autre politique économique telle que menée par son gouvernement. Le Chancelier social-démocrate Faymann défend une réelle alternative à la pensée néolibérale de la Commission européenne et ça marche.

L'approche du gouvernement autrichien se fonde sur le dialogue social et la coopération avec les partenaires sociaux.

L'Autriche a le taux de chômage le plus bas en Europe notamment chez les jeunes.

 

Ceci s'explique, en partie, par l'introduction d'une garantie pour la jeunesse européenne qui aide les jeunes à se réinsérer dans le marché du travail et fonctionne de manière efficace.

L'Autriche a compris l'importance de parvenir à l'équilibre des finances publiques, mais tente d'y parvenir grâce à une approche globale qui combine réduction des dépenses et augmentation des impôts, le cas échéant. L'Autriche est à l'avant-garde dans la lutte pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières.

 

 

 

 2013 est la dernière année complète avant les élections européennes. Le temps est venu d'achever notre travail sur le renforcement de la réglementation des marchés financiers.

L'Union bancaire doit aboutir et devenir pleinement opérationnelle cette année pour aider les pays en difficulté  économique, assurer la stabilité du système bancaire à travers l'Europe et éviter de faire porter le poids du coût de futures faillites bancaires sur les épaules des contribuables.

Nous avons besoin de règles plus strictes pour les agences de notation et de la mise en place d'une agence de notation indépendante en Europe. Nous demandons, enfin  des avancées  sur la directive européenne sur les fonds propres des banques (CRD IV)."

13:31 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, économie

30/12/2010

La crise de 2008

Le casse du siècle

The big short

Michaël Lewis

Editions « Sonatine »

 

Etre « short », en bourse, cela consiste à parier à la baisse. Quelques visionnaires avaient eu le pressentiment que ces obligations appuyées sur des prêts impossibles à rembourser allaient finir par s’écrouler. Ils ont parié à la baisse, parfois en prévenant que le système allait dans le mur, parfois en restant silencieux. Ils ont gagné des centaines de millions, mais n’avaient pas prévu que tout le système risquait de s’écrouler dans cette économie casino, complètement déconnectée de l’économie productive.

Ce que ce livre explique, c’est comment les courtiers ont gagné beaucoup d’argent en jouant avec les dettes des classes les plus défavorisées, ou des classes moyennes qui s’endettaient plus que de raisons dans des achats immobiliers en faisant le pari que les prix continueraient à grimper. Même les cartes de crédit étaient hypothéquées sur des biens immobiliers dont la valeur était supposée ne jamais baisser.

Le système était simple : une offre de prêt à un taux d’appel très bas, révisable au bout de deux ans. Et quand le taux remontait, que le prêt ne pouvait plus être remboursé : amendes sur le découvert, nouveau dossier pour refinancer le prêt, nouvelles commissions pour les banques, nouvel endettement augmentant le risque d’une impossibilité de rembourser, jusqu’à l’étranglement final. « Des outils financiers complexes étaient inventés dans le seul but de prêter de l’argent à des gens qui ne pourraient jamais rembourser ». Des milliers de maisons non payées se sont trouvées mises en vente, et les prix de l’immobilier ont baissé d’autant, et la valeur des prêts hypothécaires avec ! Et les obligations adossées sur ces prêts. Et les agences de notation prétendaient qu’il n’y avait aucun risque, ce qui a permis de vendre les obligations pourries aux pigeons,  jusqu’au Japon, en passant par l’Allemagne et la Suisse, entre autres !

Les obligations créées en se basant sur des prêts impossibles à rembourser ne se sont dégradées qu’après les saisies et les ventes forcées, à perte.

Et quand la pyramide s’est écroulée les contribuables ont été obligés de racheter directement aux banques tous ces prêts pourris, pour 1 000 milliards de mauvais investissements (estimation du FMI),  ce qui a permis au système de redémarrer : les institutions financières américaines ont versé en 2010 plus de 100 milliards d’euros de bonus à leurs dirigeants et autres « traders »…

« Pas une seule fois au cours de toutes ces années, je n’ai rencontré une personne dans une grande banque de Wall Street qui avait une crise de conscience ».

« Les banques qui méprisaient  le besoin de régulation insistaient pour être secourues par le gouvernement. Le succès est un accomplissement social, l’échec est un problème social… »

Certains passages sont parfois un peu compliqués à comprendre quand on ne connaît rien à la bourse, mais l’auteur explique : au début c’est volontairement que l’on a fait compliqué pour que l’investisseur de base ne comprenne pas, mais à la fin, même les dirigeants des banques de Wall Street ne comprenaient plus rien à ce qui se passait ! Ce qui ne les a pas empêcher d’empocher personnellement des centaines de millions, et de se poser en donneurs de leçons, alors qu’ils avaient été incapables de prévoir la crise.

08:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie