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27/11/2013

Comores : le dialogue de sourds

40 ans après le choix des Mahorais de rester Français, au moment de l'indépendance de l'Union des Comores, celle-ci conteste de nouveau ce choix. L'Union européenne a décidé, à l'unanimité, que le 1 er janvier prochain Mayotte deviendrait une de ses "Régions ultrapériphériques". Les dirigeants africains n'aiment pas la notion de droit des peuples à disposer d'eux mêmes. La doctrine de l'Union africaine a toujours été de s'en tenir aux frontières coloniales. De longues guerres meurtrières d'indépendance ont ètè nécessaires pour permettre la crèation de l'Erythrée et du Sud Soudan. L'Union des Comores réfute donc l'expression de la volonté du peuple de Mayotte à travers quatre référendums, de 74 à 2009. Quand les choix ne s'expriment pas par les urnes, ils s'expriment par les migrations ! Aucun Mahorais ne fuit le soit disant colonialisme pour rejoindre les autre îles des Comores. Mais chaque nuit des citoyens de l'Union des Comores, au péril de leur vie, tentent d'entrer illégalement à Mayotte. Moins médiatique que Lampedusa, mais tout aussi dramatique. Au lieu de se battre pour exiger que les Mahorais soient sous leur mauvaise gouvernance, les dirigeants de l'Union des Comores ferraient mieux de voir comment, avec l'aide de la France et de l'Union européenne, ils pourraient combler leur retard développement , afin d'être attractifs, pour les Comoriens, et pour les investisseurs étrangers.

12:24 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

26/11/2013

Ethiopie : progrès faits et à à faire

L'Ethiopie obtient de bons résultats dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement. Elle attire des investissements directs étrangers, de Chine, d':Inde et d'Europe, mais la bureaucratie est un terrible frein, et toutes les autorisations doivent être renouvelées chaque année, ce qui n'est pas très attractif. L'aide de l'Union européenne va surtout vers les infrastructures et les routes, via un Fonds qui regroupe les différents donateurs, et qui est géré par la Banque Mondiale. Les Chinois raflent les appels d'offres. Concernant la démocratie, l'Ethiopie a fait des progrès depuis la fin de la "terreur rouge" en 1991. Des élections sont même organisées, mais les résultats ont parfois été un peu trop visiblement arrangés. Mais il reste encore des prisonniers politiques en prison. Y compris des journalistes suédois qualifiés de terroristes. L'Ethiopie n'a pas signé le statu de la Cour Pénale Internationale. Mais l'Ethiopie est un havre de paix et de stabilité , sauf en Ogaden, et accueille sur son sol 4000.000 réfugiés somalien .

13:59 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

12/09/2013

Ne pas oublier la Centrafrique

Centrafrique : le drame presque oublié

 

 

Penser "Centrafrique", c'était évoquer Bokassa se sacrant Empereur et offrant des diamants à Valéry.

Aujourd'hui, le pays revient dans l'actualité par la petite porte de quelques brèves relatant une tragédie qui se prolonge.

En mars dernier, les rebelles (armés par qui ?) ont pris le pouvoir à Bangui. Par la violence, ils se récompensent de la victoire par pillages et viols.

Les vainqueurs multiplient les exactions, viols, crimes, violences physiques, vols, pillages, y compris de l'aide médicale internationale,  et autres violations des droits humains.

Les relations inter religieuses se tendent dangereusement.

Les populations civiles fuient. Un tiers a du quitter son domicile. Parfois vers des camps de réfugiés dans les pays voisins.

Un million d'enfants ne sont plus scolarisés. Certains sont enrôlés comme enfants soldats.

 

L'Union européenne vient de porter son aide humanitaire à 20 millions d'euros. Pas grand chose comparé aux 500 millions d'euros dépensés par l'Union européenne pour les réfugiés syriens, qui en ont bien besoin.

La situation sécuritaire a de graves répercussions sur la situation alimentaire présente et future, en mettant en péril récoltes et bétail ainsi que l'acheminement de l'aide humanitaire.

Le rapport présenté en août au Conseil de sécurité de l'ONU par trois responsables onusiens "exhorte le Conseil de sécurité d'examiner de façon urgente la demande d'appui formulée par l'Union africaine pour sa mission de maintien de la paix".

Seulement 1/3 de l'argent nécessaire au soutien du pays a été récolté.

L'Etat centrafricain n'existe plus guère et n'a pas d'argent dans ses caisses. L'ONU doit s'impliquer activement pendant la période de transition vers la démocratie, et doit mettre un terme à l'impunité des criminels, en donnant mandat à la force africaine de les désarmer pour protéger les populations civiles.

 

 

09:48 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

27/06/2013

Djibouti : contestation réprimée

Djibouti : la démocratie a encore du chemin à parcourir !

 

 

Djibouti, l'ancienne "côte française des Somalis", indépendante depuis 1977,  a du mal avec la démocratie et les droits de l'Homme.

Après trente ans de pouvoir absolu encadré par le parti unique, le président Gouled a transmis sa charge à son neveu, également chef des services de sécurité.

En 2003, retour au multipartisme, avec 62% des suffrages, la majorité présidentielle remporte la totalité des sièges au Parlement.

En 2005 le Président Ismaël Omar Guelleh, seul candidat,  remporte l'élection présidentielle avec 100% des suffrages.

 

La guerre contre le terrorisme est une splendide aubaine pour le pouvoir qui s'engage aux côtés des occidentaux dans la lutte contre la piraterie, et dans l'AMISOM, la force africaine, financée par l'Union européenne, en Somalie.

La France, les USA et le Japon y disposent de bases maritimes qui représentent une rente de plusieurs dizaines de millions d'euros...et un soutien politique indéfectible,  malgré l'embarrassante question de l'assassinat du juge français Borel par les services de sécurité djiboutien, afin de garantir la stabilité dans une région essentielle et géostratégique.

 

Depuis l'indépendance la répression rend toute expression collective dissidente impossible.

L'actuelle opposition (noyautée par les "Frères musulmans" ?),  en fait les frais : elle conteste le résultat des législatives du 22 février en manifestant.  La répression est féroce : une dizaine de manifestants ont été tués par balles par les forces de  sécurité. Un millier d'opposants aurait été emprisonné depuis les élections, plus ou moins longtemps. Il y aurait une soixantaine de prisonniers politiques encore détenus. La plupart des dirigeants de l'opposition et de nombreux journalistes sont l'objet de poursuites judiciaires.

Un blogueur est accusé de "diffamation de la police" pour avoir publié des photos de manifestants victimes de la répression.

 

Les puissants parrains du régime djiboutien, au premier rang desquels la France,  ne pourraient-ils pas pousser celui-ci à une minimum de respect des droits de l'Homme ?

 

 

14:50 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

23/05/2013

Rwanda : déni permanent de démocratie

Rwanda : il faut sortir Victoire Ingabire de prison

 

 

Bientôt 20 ans que les troupes de Kagamé, venues d'Ouganda ont gagné la sanglante guerre,  qui a dégénéré en génocide, puis en contre-génocide.

Et le Rwanda ne s'approche toujours pas du moindre critère démocratique.

Kagamé a obtenue 93% des suffrages aux dernières élections. Seul Bachar el Assad a fait mieux...

Les opposants sont interdits de candidature, harcelés, intimidés...et même parfois jetés  en prison, comme Victoire Ingabire, présidente des "Forces Démocratiques Unifiées".

Elle ne peut pas être accusée d'avoir participé au génocide, ni même de sympathie avec l'ancien régime, puisqu'elle était alors en exil.

L'instrument politique, et malheureusement judiciaire,  pour faire taire toute critique est toujours le même : "négationnisme", "idéologie génocidaire", "divisionnisme".

Surtout ne pas faire remarquer que les Tutsis (10% de la population) ont repris leur domination séculaire.

Surtout ne pas réclamer la démocratie qui mettrait fin à la domination d'une minorité.

 

Les Rwandais ne veulent surtout pas d'une nouvelle guerre civile. La dernière a été trop meurtrière. Personne ne veut prendre le moindre risque d'une nouvelle déstabilisation de toute la région des Grands lacs africains.

Il faut donc vivre avec la dictature, et assister à des procès qui n'ont de motivations que politiques.

Notre rôle est de ne pas oublier les opposants politiques en prison, et de demander leur libération.

 

 

 

08:45 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique