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02/05/2013

Guinée : assez de faux prétextes !

Guinée : il faut aller aux élections !

 

 

L'opposition guinéenne menace de boycotter les élections législatives annoncées pour le 30 juin. Elle organise des manifestations de rues qui se terminent toujours de façon violente.

 

L'opposition demande :

 

1) L'annulation du décret convoquant les élections, considérant qu'elle n'a pas donné son accord sur la date.

 

Cette date a été imposée par les donateurs internationaux. Une conférence  des donateurs est prévue en septembre. Le "deal" était clair : pas d'élections = pas d'aide. En particulier pas de 10ème FED de l'Union européenne (200 millions d'euros...quand même !).

La saison des pluies commence en juillet. Le 30 juin était donc la date la plus tardive possible.

 

 

2) L'arrêt des activités de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

 

La  CENI est devenue paritaire, et a changé de président, à la demande de l'opposition...qui reproche maintenant à ses représentants au sein de la CENI d'accepter de travailler à la préparation des élections !

 

 

3) Le changement de l'opérateur chargé d'organiser la révision des listes électorales. L'opposition affirmant que celui-ci, sud-africain,  est inféodé au Président.

 

L'Organisation Internationale de la Francophonie a réalisé un audit, se concluant par quelques remarques. Des modifications ont été apportées, avec l'aide d'experts financés par l'Union européenne. L'OIF et l'UE affirment que ces élections sont sécurisées comme rarement des élections ont été sécurisées en Afrique.

 

Il y a un moment où les mauvais prétextes ne tiennent plus : il faut aller aux élections le 30 juin !

 

09:40 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

23/04/2013

République centrafricaine : besoin d'aide

Rencontre avec le Premier ministre centrafricain

 

 

Nicolas Tiangaye, ancien Bâtonnier du Barreau de Bangui était un défenseur des Droits de l'Homme, donc plutôt en opposition avec l'ancien Président Bozizé.

Il n'a pas été nommé Premier ministre par les rebelles vainqueurs de la Seleka, mais imposé par le Sommet des Chefs d'Etats des pays d'Afrique centrale, à Libreville en janvier, confirmé par la même instance en avril.

 

La description qu'il fait de la situation de son pays est affligeante : pillages et destructions, fuite de la population. Les troupes rebelles sont toujours l'élément perturbateur qui empêche le rétablissement de l'ordre public.

 

Il est venu demander l'aide de l'Union européenne, principal bailleur de fonds du pays.

Il a besoin d'une aide d'urgence pour assurer les arriérés de salaires et permettre à l'Etat d'assurer ses obligations régaliennes.

Un Comité National de Transition a été nommé pour assurer les responsabilités législatives et préparer une nouvelle Constitution, mais il n'a pas un sou pour le faire fonctionner.

 

Pour assurer la sécurité, et permettre aux réfugiés et déplacés de rentrer chez eux, le dernier Sommet de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale a décidé de quadrupler la FOMAC, la force de paix régionale. Mais qui va payer ?

 

La République Centrafricaine bénéfice d'un sous-sol très riche. Tout le monde se souvient des diamants offerts par Bokassa à Giscard. Mais c'est un des pays les plus pauvres du monde...

 

 

10:29 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

28/03/2013

Ne jamais accepter la prise du pouvoir par la force

République Centrafricaine

 

Quelques réflexions :

 

1) Après une période d'accalmie, voici le retour des prises du pouvoir par la force  en Afrique ;

 

2) Au Mali la CEDEAO a fortement contribué à obliger les putschistes à quitter le pouvoir. Il n'est pas certain de la Communauté des Etats d'Afrique Centrale ait la moindre influence sur les rebelles victorieux par les armes ;

 

3) Quand il y a une rébellion armée, je pose toujours la question : qui paie ? Dans ce cas, je n'ai pas la réponse ;

 

4) Tous les mécanismes de prévention de l'Union africaine n'ont servi à rien, mais l'Union africaine a immédiatement décidé des sanctions contre les leaders qui ont pris le pouvoir (interdiction de voyages et gel de leurs avoirs). Il serait bon que l'Union européenne, et les Etats-Unis,  fassent très rapidement la même chose ;

 

5) Ces sanctions doivent être renforcées par les menaces de l'ONU de déférer devant la Cour Pénale Internationale les responsables de violences qui ont eu lieu contre les civils, et de l'utilisation d'enfants soldats ;

 

6) La RCA se trouve au 179e rang à l'indice de développement humain, malgré la richesse de son sous-sol ;

 

7) Les élections législatives devaient se dérouler dans un délai de 12 mois, le nouveau maître du pays entend gouvernement sans Parlement pendant trois ans. N'en déplaise aux populistes, la démocratie vaut mieux que la dictature, et son premier pilier est un parlement élu de manière libre et juste.

 

  

31/01/2013

Togo : sytème bloqué

Togo : des signes peu encourageants

 

 

Les élections législatives devraient s'y tenir le 24 mars, et, malheureusement, une occasion de faire un pas vers la démocratie risque d'être perdue.

 

Des élections libres et ouvertes supposent des listes électorales irréprochables, une commission électorale neutre, des médias libres et, le jour des élections, des observateurs qui ne soient pas à la solde du pouvoir en place.

 

Aucune de ces conditions ne semblent totalement remplie au Togo, et il est probable que l'armée conservera la réalité du pouvoir.

 

 

15:18 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

17/01/2013

la Centrafrique n'est pas le Mali

Mali / Centrafrique

 

 

Quand les rebelles centrafricains se rapprochaient sérieusement de Bangui, le Président de la République française a déclaré avec force qu'il n'était pas question que l'armée française intervienne. Et pourtant elle est intervenue de façon décisive au Mali.

 

L'intention n'était pas du tout que l'armée française se trouve en première ligne combattante au Mali. Une mission européenne se mettait en place afin de former et d'aider logistiquement l'armée malienne et les forces de la CEDEAO.

Tout cela prenait beaucoup de temps. Trop. Les rebelles ont voulu attaquer avant que le dispositif international ne soit en place. Le Président malien a appelé François Hollande au secours. Aujourd'hui tout le monde, sauf les islamistes, le remercie. Consensus en France, consensus également lors du débat au Parlement européen.

 

En Centrafrique la force (FOMAC) de la Communauté des Etats d'Afrique Centrale, déployée depuis 2008, et devenue, de facto, une force d'interposition,  a été suffisante pour dissuader les rebelles de poursuivre leur marche sur la capitale.

 

Il est légitime de se demander d'où viennent les armes et autres moyens des rebelles centrafricains. Tout le monde connait les sources des moyens des islamistes du nord Mali : moyens financiers donnés par "l'industrie" des otages (estimée à 5 millions d'euros par personne enlevée), trafic de drogues..., stocks d'armes récupérés en Libye à la chute de Kadhafi.

Le seul point commun entre les deux pays est la présence, trop nombreuse, d'enfants soldats.

 

Un accord a été trouvé entre Centrafricains. Des élections vont être organisées afin de "réparer" les "irrégularités" trop nombreuses des élections de 2011.

Personne ne conteste que les élections au Mali ont été libres et transparentes.

Il est impossible de passer un accord avec "Al-Qaïda au Maghreb islamique" et ses filiales locales. Leurs buts n'est certainement pas un retour à la démocratie.

 

Enfin, très égoïstement d'un point de vue européen, l'existence d'une zone de non-droit au Mali, devenant une base de départ pour des terroristes islamistes, met en danger notre sécurité. Ce qui n'était pas le cas de la zone occupée par les rebelles centrafricains.

 

 

08:00 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mali