06/01/2020
La construction d'un empire
Charlemagne
768/814
Le Monde et Hachette
J'avoue avoir du mal à comprendre la stratégie du Monde en matière de BD historiques.
Alors que sa série d'albums sur "Les grands personnages de l'Histoire" est encore en cours, le vénérable journal vespéral lance une "Histoire de France en bande dessinée", en 60 volumes !
Avec un album sur Charlemagne qui avait fait l'objet, à juste titre, d'un album en tant que "grand personnage".
Comme pour la série des "grands personnages", les parutions ne tiendront aucun compte de la chronologie. Aux lecteurs la tâche de remettre les choses dans l'ordre au fur et à mesure. De Charlemagne portant le dossard 7, nous passerons directement au dossard 35, "de Bonaparte à Napoléon"... Le marketing est-il l'explication ? La Gaulois ne sont pas assez vendeurs ?
Autre problème, au moins à mes yeux : la liste des contributeurs, de toute la collection, en dernière page, ne nous permet pas de savoir, pour chaque album, qui ont été les historiens consultés, qui a écrit le scénario, qui a dessiné...et je trouve ça dommage.
Petit détail qui m'irrite ou me fait sourire : pourquoi représenter Charlemagne avec une "barbe fleurie" ? Cela correspond à notre imaginaire, mais peut-être pas à la réalité historique puisque toutes les pièces de monnaie de l'époque le representent glabre ou moustachu...
De même, il aurait été utile de rappeler que Charles est né sur le territoire de l'actuelle Belgique, comme Clovis, et que, comme Clovis et tous les Francs,Charlemagne parlait un langage germanique.
08:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire
28/12/2019
à Molenbeek...
Le second disciple
Kenan Görgün
éditions Les arènes / équinox
Molenbeek, une des communes de Bruxelles, est devenue tristement célèbre après les tueries de Paris et Bruxelles parce que plusieurs assassins djihadistes en étaient originaires.
Ce roman met en scène deux "fous d'Allah". L'un d'origine maghrébine, ayant organisé une triple explosion de kamikazes sur la Grand Place de Bruxelles.
Le second, Xavier, ancien militaire, s'est converti à l'islam en prison, sous le nom d'Abou Kassem, l'un des noms du Prophète. Et les convertis sont souvent parmi les plus extrémistes.
Puisque à Bruxelles se tiennent de nombreux Sommets des Chefs d'Etats et de gouvernements européens, le but sera donc de préparer un attentat à l'occasion de l'un d'eux.
Comme le dit l'adage : "qui sème le vent récolte la tempête".
"L'un des traits qui rendent le virus si difficile à cerner et à comprendre : accepter que ceux qui font cela sont bien des êtres humains."
"La prison ne joue pas du tour son rôle d'étouffoir sur le virus mais au contraire se fait contaminer par lui à toute vitesse à cause du repli sur soi du monde de la prison."
14:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar
26/12/2019
je pense, donc je ris...
La philo par les blagues
textes : Ondine Lauriot, dit Prévost
dessins : Maxence Granger
couleurs : Nicolas Archimède
éditions 21g.fr
La philo par les blagues. N'est-ce pas une blague ? "Qu'est-ce qu'un monsieur respectable qui se prend le manche du râteau a donc à voir avec Platon ?". "L'inattendu seul peut nous sortir du flot de ce à quoi nous sommes habitués, et nous interpeller pour nous faire penser."
Un gag introductif sous forme de BD, et sur la page en vis à vis quelques réflexions sur le sujet, avec des citations de philosophes connus, sur les thèmes habituels de la philosophie : "se connaître soi-même", "soi et les autres", "le monde qui nous entoure".
"21g", pourquoi ce nom pour ces éditions ? Parce que c'est le poids supposé de chacune de nos âmes...
"celui qui se sait profond s'efforce d'être clair ; celui qui voudrait sembler profond à la foule s'efforce d'être obscur." (Nietzsche)
"faut pas parler aux cons, ça les instruit" (Michel Audiard)
"Pascal considère que toutes nos distractions sont là pour nous permettre d'oublier, au moins pour un moment, le fait que nous allons mourir et que notre vie n'a pas de sens"
Ce livre est un contre exemple : il peut nous distraire, mais ne nous fait rien oublier.
"En plaisantant, on peut tout dire, même la vérité" (Freud)
"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie." (Confucius)
"L'homme doit s'appuyer sur le passé et tendre vers l'avenir" (Henri Bergson)
08:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, philosophie
16/12/2019
Millénium 6
La fille qui devait mourir
David Lagercrantz
éditions Actes Sud / actes noirs
Pour la troisième fois, David Lagercrantz reprend les personnages de Millénium : Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander. Mais il ne reprend pas la thématique originelle qui obsédait Stieg Larsson : la lutte contre l'extrême droite. Ce roman est souvent à la limite du roman d'espionnage, avec la participation de la Russie et ses "usines à trolls".
Un SDF est retrouvé mort dans le centre de Stockholm. Mort naturelle ? Mort suspecte qui mérite une enquête. D'autant que le nom du ministre de la défense est prononcé.
"Ses accusations implacables concernant le présumé soutien clandestin de la Russie au parti xénophobe des "Démocrates de Suède" pendant la campagne électorale suédoise."
08:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar
14/12/2019
Prix du Quai des Orfèvres 2020
Les cicatrices de la nuit
Alexandre Galien
éditions Fayard
La police judiciaire n'est plus Quai des Orfèvres, mais dans le XVIIe, à proximité du nouveau Palais de justice.
Le principe du prix du Quai n'a pas bougé : à l'occasion d'une enquête criminelle, il faut dire du bien de la police et des policiers. Facile pour Alexandre Galien, ancien de la Direction Régionale de la Police Judiciaire, la fameuse PJ. Il montre également la bonne coopération entre les services : "mondaine", lutte contre le proxénétisme, contre la drogue...tous ceux qui veillent sur nous pendant que nous dormons.
Comme dans beaucoup de polars, l'enquêteur a des problèmes conjugaux en raison de la vie qu'il mène. Je ne voudrais pas parler d'alcoolisme, mais je trouve quand même que l'on "écluse" pas mal, et à toute heure !
Les meurtres sont atroces, il n'y a pas vraiment de "happy end" même si le coupable est arrêté et condamné. Pour le policier les "cicatrices de la nuit" ne s'effaceront pas.
08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar