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07/06/2008

Sardines

Sardines Nuruddin Farah 10/18 n°3482 Nuruddin Farah est un des plus grands écrivains africains. Réfugié en Afrique du Sud, ses livres, en particulier celui-ci,  parlent de son pays natal,  la Somalie.

 

Ce second volet de son triptyque intitulé de façon explicite "Variations sur le thème d'une dictature africaine" est particulièrement consacré à la condition des femmes. Avec une conclusion implacable : si la dictature est possible, c'est parce qu'elle existe déjà au sein de la famille,  du clan,  de la société.

 

Dans leur condition, les femmes ne sont pas victimes seulement des hommes, mais également des plus traditionnalistes d'entre elles qui tiennent à faire subir à leurs petites filles les douleurs qu'elles ont vécues. Extraits : "Nous disons que nous sommes socialistes en public, ou quand nous sommes en présence de ceux qui ne savent pas que nous faisons semblant, que nous jouons. Aussitôt que le rideau retombe sur la scène, aussitôt que nous sommes seuls, le masque tombe et nous venons réclamer notre part du butin". "Quand un aigle s'envole triomphalement avec sa proie, il découvre que le ciel n'offre aucune place où se poser calmement pour dégarnir l'os de la chair". "Il faut sur imprimer le motif tribal sur la tapisserie de la politique africaine". "La stratégie reste la même : affame et règne". "Nous avons vu les échecs d'un impérialiste nationaliste (Nasser) et d'un impérialiste tribaliste (Kenyatta)". "Dans ce siècle, l'Africain est un invité, que ce soit en Afrique ou ailleurs". "La tradition nomade est bien moins rigide, en général, que le comportement institutionnalisé de la tradition arabe". "S'il avait un esprit aussi faible, c'était parce qu'il n'avait pas grandi avec un père fort à dépasser ou à imiter." "Elle déchira le dessin en morceaux pas plus grands que des larmes" "Chaque viol est politique : les puissants violent les faibles". "La femme ne doit pas prendre plaisir à l'extraordinaire exhibitionnisme extraverti de ces Européennes qui, ayant traqué le soleil jusque dans son séjour d'été, se baignent vêtues seulement de leur sueur triomphale." "Si elles sont bonnes musulmanes, elles vont au ciel, où Allah leur assignera leur tâche habituelle : celle de servir les hommes". "Comme toujours, il y avait une discrimination à l'encontre des filles : elles étaient enterrées à l'extérieur du cimetière familial. La plupart d'entre elles n'avaient pas de pierre pour marquer leur tombe". "Une femme, comme tous les êtres inférieurs, doit être laissée dans le doute" (Faut-il préciser que dans le livre ces affirmations ne sont avancées que pour être dénoncées et combattues ?) "La bonne écriture est subversive, la mauvaise ne l'est pas. La bonne écriture, c'est comme une bombe : ça explose à la face du lecteur". Citation :  "Dans une ville affamée, il y a toujours un parfum de nourriture dans l'air" Malcom Muggeridge

07:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, afrique

05/06/2008

améliorer l'efficacité de l'aide

Pour une meilleure efficacité de l'aide aux pays en développement

 

Il faut  rendre l'aide plus transparente, cohérente, responsable et orientée vers des résultats concrets afin de soutenir plus efficacement les pays en développement dans leur lutte quotidienne contre la pauvreté.

 Il faut souligner l'importance de principes comme le besoin de respecter et de promouvoir l'appropriation national, de s'aligner sur les priorités des pays partenaires, de promouvoir la participation des ONG et des autorités locales, et de promouvoir de l'harmonisation des efforts entre donateurs.

Il serait indispensable que la Commission produise une matrice de tous les instruments financiers qu'elle a accordés à la bonne gouvernance, et ce afin de pallier au manque de clarté et de transparence en matière d’allocation de l’aide.

Il faut rappeller l'importance que l'UE respecte ses engagements en matière d'aide au développement.

Iil est indispensable d'enrayer l'inacceptable régression de l'aide publique européenne au développement, qui est passée de 0.41% à 0.38% du PNB entre 2006 et 2007.

Les Etats membres doivent redoubler d'efforts pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement et atteindre l'objectif de consacrer 0,7% du PNB européen à aide publique au développement en 2015.

23/05/2008

Burundi

Burundi : des choix entre principes et réalisme

 

 

 

Personne ne parle du Burundi, ce petit pays jumeau du Rwanda, lui aussi avec sa minorité tutsi, qui a longtemps monopolisé le pouvoir militaire et politique.

 

En 1993,  pour la première fois,  un Président a été élu démocratiquement. Cet Hutu a été renversé,  après quatre mois,  par les chefs militaires tutsis.

 

La guerre ethnique qui s'en est suivie, entre l'armée tutsie et les maquisards hutus a fait, dans ce tout petit pays,  plus de 300.000 morts et plus de 400.000 réfugiés et déplacés internes, et ruiné l'économie, déjà pauvre,  d'un pays qui n'a pas de minerais et dont la population est massivement victime du paludisme et du sida.

 

A l'issue d'un processus de paix amorcé sous la houlette de Nelson Mandela,  le pays s'est doté d'une Constitution qui donne à chaque ethnie des postes à tous les niveaux de pouvoirs,  proportionnellement à leur importance numérique.

 

Système communautariste haïssable mais qui semble fonctionner.

 

Sauf que dans chaque communauté chaque "clan" veut sa part du pouvoir et donc de la richesse.

 

En 2005 des élections ont eu lieu sous la surveillance internationale et ont été validées, même par les perdants, ce qui n'est malheureusement pas si commun en Afrique.

 

Un mouvement hutu, le FNL,  n'est pas passé par la case "élections" et continue la lutte armée en demandant sa "part" et une amnistie complète.

 

Deux choix difficiles pour savoir quel est le moindre mal :

 

- peut-on/ doit-on récompenser la lutte armée qui s'est faite contre des pouvoirs élus démocratiquement ?

 

- peu-on / doit-on accepter l'impunité, y compris pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité ? 

 

Refuser au nom des principes, ou accepter pour avoir la paix ?

 

Envoyer une force internationale pour désarmer le FNL ?

 

 

 

08:29 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique