30/03/2011
Polina
Polina
Bastien Vivès
Editions Casterman
Le roman graphique dont tout le monde parle, à juste raison.
Un peu plus de 200 pages qui glissent comme dans un ballet.
Polina est une petite fille qui apprend la danse classique. Elle devient jeune fille, puis jeune femme en progressant dans son art. Elle est douée et elle travaille.
Un parcours initiatique pour découvrir au fond d'elle même pourquoi elle fait tous ces efforts, quel est le sens de sa vie.
Un livre sur l'apprentissage, les espoirs et les déceptions, les réussites et les échecs.
"Les gens qui se justifient ont déjà perdu"
08:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
23/03/2011
Le temps de l'argent : de Xiao Li (petit Li) à Lao Li (vieux Li)
Une vie chinoise
3. Le temps de l'argent
Prix "Château de Cheverny" de la Bande dessinée historique 2010
P. Ôtié et Li Kunwu
De Xiao Li à Lao Li, de "petit" Li à "vieux" Li.
Troisième et dernier volet de l'histoire de la Chine, de 1949 à nos jours, à travers "une simple vie chinoise, la vie ordinaire d'un dessinateur de presse, métier qui permet de montrer beaucoup de choses, y compris, entre autres, les petites annonces pour trouver un conjoint, des funérailles et le "Festival du vermicelle".
Bien loin des "années Mao", le contraste saisissant entre le pragmatisme pour atteindre la modernité et les traditions qui restent ancrées, surtout dans les campagnes, malgré l'arrivée d'internet.
Une modernisation accélérée, surtout en ville, avec l'inconvénient de la destruction des maisons traditionnelles, un habitat vétuste et surpeuplé, mais témoin du passé.
La possibilité de s'enrichir très vite, mais aussi la fin de l'emploi garanti et l'exode rural massif, malgré le "livret de paysan" pour le limiter. "C'en était fini de l'uniformité des destins". Contrairement au temps de la "révolution culturelle", les riches sont honorés.
La création des "zones spéciales" ouvertes aux investissements étrangers, avec avantages fiscaux permet le développement économique qui favorise la fierté nationale.
"Il y a toujours une autre montagne et un ciel plus haut"
"La lune la plus claire est celle du pays natal"
11:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
16/03/2011
Broderies : Histoires de femmes
Broderies
Marjane Satrapi
Editions de l'Association
Ce livre pourrait s'intituler "Femmes entre elles". Et quand les femmes sont entre elles, il parait qu'il leur arrive de parler des hommes, de leurs relations avec les hommes.
Dans cet album Marjane Satrapi ne raconte pas sa vie, elle ne raconte pas la vie en Iran du temps du Shah, puis de la "Révolution islamique", comme dans "Persepolis", elle laisse parler les femmes iraniennes qui racontent leurs expériences sexuelles.
Les "broderies", dont parle le titre, sont celles que l'on pratique pour "recoudre" les hymens déchirés, dans une société où la virginité a encore une valeur ajoutée importante.
Comme les femmes qui parlent sont d'une autre génération que Marjane, il est question de mariages arrangés par les parents, éventuellement avec des différences d'âge considérables, de mères de famille n'ayant jamais vu leur mari nu, mais aussi de chirurgie esthétique et de relations extraconjugales.
"C'est comme ça la vie ! Des fois tu es sur le dos du cheval et des fois, c'est le cheval qui est sur ton dos."
08:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
01/03/2011
Une vie chinoise (2)
Une vie chinoise
2. Le temps du Parti
Li Kunwu et P. Ôtié
Prix de la BD historique Blois 2010
Prix "Ouest France"
Editions Dargaud
Deuxième tome de la trilogie "Une vie chinoise". Il commence là où s'était arrêté le premier : à la mort de Mao. Et se termine, symboliquement, avec la mort du père du "héros".
P. Ôtié a "mis en scène" la vie du dessinateur chinois Li Kunwu, qui, dans ce deuxième tome, n'est plus Xia Li, le petit Li.
Li est devenu soldat. Il veut entrer au Parti. Ce qui est difficile pour lui, puisque ses grands-parents étaient des "bâtards noirs", de petits propriétaires terriens. Seulement 2% de la population chinoise sont membres du Parti. Il fait du zèle, au point d'être volontaire pour être affecté dans une unité de production agricole.
Mais les services de propagande de l'armée ont besoin de son talent pour magnifier la nouvelle ligne politique, dans laquelle il se reconnait pleinement.
La période est marquée par l'arrestation de la "Bande des Quatre", et la réhabilitation de Deng Xiao Ping, qui permettra celle du père de Li, après dix années de camp de "rééducation".
Li découvre également les émois de l'amour, ce qui renforce le côté humain de cette "vie chinoise".
Album en noir et blanc où se mêlent, selon les moments, la peinture traditionnelle au pinceau, les dessins si particuliers de la propagande chinoise, et l'influence des mangas.
"Lorsque l'armée et le peuple ne font qu'un, qui donc sur terre peut s'opposer à eux ?"
09:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
23/02/2011
une vie chinoise
Une vie chinoise
1. Le temps du père
P Ôtié et Li Kunwu
Editions Dargaud
LA Chine contemporaine à travers la vie du dessinateur Li Kunwu qui raconte, avec humour, qu'il a appris à dessiner en faisant des portraits de Mao pour le besoins de la propagande, "soldat dessinateur". "Ce qui compte avant tout, c'est la profondeur de ton sentiment pour le président. Ton adresse au crayon n'est que secondaire".
P. Ôtié a été le scénariste de l'histoire.
Le premier tome va de la prise du pouvoir par Mao (le "père", la référence absolue) jusqu'à la mort de celui-ci. De Xiao Li (petit Li) à Lao Li, en attendant de devenir Li Kunwu.
A travers le "Grand bond en avant" puis la "Révolution culturelle" à l'aide du "petit livre rouge" et des jeunes "gardes rouges", les excès de l'idéologie, conduisant à la folie des hommes, et à la famine (entre 5 et 10 millions de morts de faim pour le "Grand bond en avant" ; 17 000 morts et 67 000 blessés pour la "Révolution culturelle"), avant que les "comités révolutionnaires" ne soient chargés de rétablir l'ordre, et 16 millions de "gardes rouges" expédiés à la campagne.
Les fameux "dazibaos" n'étaient pas le fleuron de la libre expression, mais le moyen de propager des ragots et de dénoncer les "ennemis du peuple", dont le père de l'auteur, cadre du parti, partisan de Deng Xiao Ping, mis en "rééducation".
Les dessins en noir et blanc évoquent la peinture au pinceau de l'art et de la calligraphie chinois.
"Il y a encore à manger. Les patates sont cuites. On ajoute la viande. Ce n'est pas la peine de péter" (Président Mao)
09:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, histoire


