12/11/2008
Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue arabe au Parlement européen
Le Secrétaire général de la Ligue arabe au Parlement européen
Obama représente un grand espoir de changement, en particulier pour la sécurité au Proche-Orient, et plus généralement en Méditerranée.
La Ligue arabe espère un changement d'approche et un changement de méthode, en particulier concernant le rôle de la médiation américaine dans le conflit israélo-palestinien. Quel est le bilan de Bush sur cette question ?
La paix dans la région suppose la coexistence pacifique de deux Etats viables, dans le respect du droit international.
La Ligue arabe reconnaît à Israël le droit d'exister, mais cette reconnaissance doit être réciproque et Israël doit reconnaitre la Nation palestinienne.
Les implantations ne doivent pas se transformer en annexions.
L'Egypte sert de médiateur pour réconcilier le Hamas et l'OLP, et que les élections présidentielles et législatives aient lieu normalement, y compris à Gaza.
La sécurité régionale passe par la disparition des armes de destructions massives. L'arme nucléaire ne peut pas être réservée à un seul pays. Le problème de l'Iran doit être vu en tenant compte de cet élément.
Dans cette région, majoritairement arabe, aucun pays n'est prêt à accepter une hégémonie, ni de l'Iran, ni d'aucun autre.
La nouvelle Présidence américaine devra lancer un dialogue avec tous sur les questions de développement, de coopération, de stabilité.
Un "Parlement arabe" vient de se mettre en place. Il compte 88 membres, désignés par les parlements nationaux. Dans l'avenir il devrait en compter 500, élus directement, comme le Parlement européen.
Il fonctionne déjà sur la base de regroupements politiques.
Espoir final : "yes we can !"
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10/11/2008
relancer la croissance
LES EURODEPUTES SOCIALISTES RECLAMENT UNE RELANCE CONCERTEE DE LA CROISSANCE EUROPEENNE
Alors que la Commission vient de baisser ses prévisions de croissance à 1,4% pour 2008 et que la récession menace l'économie européenne, les eurodéputés socialistes exigent une relance concertée de la croissance en Europe.
Il ne faudrait pas que l'on assiste comme au tout début de la crise financière au chacun pour soi.
Les nouvelles pour l'économie européenne ne sont pas bonnes. Si les Etats membres comme l'a confirmé aujourd'hui M. Juncker excluent tout plan de relance européen alors ils doivent impérativement se coordonner pour mettre en oeuvre leurs plans nationaux anti-crise afin d'avoir un effet multiplcateur et d'agir en particulier pour les citoyens les plus vulnérables.
Les plans de relance nationaux peuvent se révéler dangereux voire se neutraliser s'ils ne sont pas décidés et mis en oeuvre de manière coordonnée.
Il faut que cette coordination s'effectue au niveau du Conseil des ministres des Finances sous l'impulsion et la surveillance de la Commission européenne.
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06/11/2008
Kosovo : le rôle de l'Union européenne
Le rôle de l'Union européenne
L'Union européenne permet de prendre en charge un certain nombre de responsabilités d'un Etat qui serait trop faible pour les assumer.
Les représentants de l'UE sur place offre aux Kosovars la perspective, à terme, de l'intégration dans l'Union européenne, même si six Etats membres n'ont pas reconnu le nouvel Etat.
L'Euro est déjà la monnaie du Kosovo.
En attendant l'intégration du Kosovo dans l'Union européenne, celle-ci y est représentée par :
- Le "représentant spécial" (du Conseil) qui est également le chef du "Bureau civil international" : il est chargé de la "cohérence" de l'action de l'UE et de conseiller le gouvernement et le parlement kosovars dans le processus politique, et donc législatif.
Lors de sa rencontre avec la délégation, il a insisté sur son grand succès : le début des privatisations !
- la Délégation de la Commission, chargée du développement économique, mais que nous n'avons pas rencontrée ;
- la mission EULEX, "opérationnelle", la mission civile PESD la plus importante, qui devrait être déployée d'ici la fin novembre, avec un budget de 205 millions pour les deux premières années pour 1 900 "internationaux (dont, pour la première fois dans une mission PESD, des Américains) et 1 100 employés locaux.
L'UE est le principal bailleur de fonds. Elle a déjà versé deux milliards. Lors de la dernière conférence des donateurs, l'UE a promis 500 millions sur 1,2 milliard d'euros, pour la période 2008/ 2009, soit plus, par habitant, que n'importe quelle autre région du monde.
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05/11/2008
contre les discriminations de salaires
A TRAVAIL EGAL SALAIRE EGAL SUR LE LIEU DE TRAVAIL
Le Parlement européen demande à la Commission européenne de revoir la législation de l'UE, afin de garantir que les travailleurs soient payés le même salaire lorsqu'ils sont engagés pour effectuer le même travail dans une entreprise.
Les gens doivent avoir le droit de travailler partout en Europe mais ils doivent bénéficier du même traitement que les autres pour le travail qu'ils effectuent sur place quelle que soit leur nationalité.
Il revient aux législateurs européens de rétablir l'équilibre entre les libertés économiques et les droits sociaux. On ne peut pas accepter que les droits fondamentaux tels que le droit de conclure et d'appliquer des conventions collectives seraient subordonnées aux libertés économiques.
Il est temps d'agir. Le projet européen ne se résume pas à un grand marché.
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04/11/2008
en lisant Le Monde
Le Monde, journal de référence ?
C'est avec un peu de surprise que j'ai lu dans Le Monde, dans un article consacré aux réunions des partis politiques européens, précédant les Conseils européens : "Tony blair, mal à l'aise dans le PSE, avait toujours boudé ces réunions".
Sauf que, Secrétaire général du PSE de 1994 à 1999, ayant vécu l'arrivée au pouvoir de Tony Blair, et les premières années de son mandat, je peux certifier qu'il n'a JAMAIS manqué une seule des réunions des Chefs de gouvernements, et des ministres des affaires étrangères de notre famille politique, que nous organisions avant chaque "Sommet" européen. Je suis formel, au moins pour la période pendant laquelle j'étais Secrétaire général. Contrairement aux journalistes, je me contente de parler que de ce que je connais.
Il est vrai qu'en haut de la courbe, nous réunissions 11 des 15 Premiers ministres de l'Union européenne + 2 ministres des affaires étrangères de pays où les socialistes étaient en coalition, et qu'aucun d'entre eux n'auraient voulu ne pas y être.
Non seulement Tony Blair ne boudait pas, mais il était un élément important dans les débats.
Je me souviens, en particulier, de l'hospitalité de Tony Blair à Cardiff, pendant un semestre de Présidence britannique.
Ce n'est évidemment pas la première fois que je note un décalage entre ce qui est écrit et ce que je sais être vrai pour en avoir été un témoin privilégié, et je me demande à chaque fois pourquoi les journalistes écrivent ces erreurs, probablement d'après les témoignages de gens qui n'étaient pas présents, sans chercher à recouper les informations. Parce que ces erreurs font partie de ce qu'ils veulent croire et faire croire ?
Cela est d'autant plus dommage quand c'est écrit dans Le Monde, journal que nous considérons comme une référence...
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