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06/01/2009

les lobbies religieux et l'Union européeenne

Le cheval de Troie

Sectes et lobbies religieux à l’assaut de l’Europe

Marcel Conradt

Editions du Grand Orient de Belgique

 

Les « lobbies » (groupes de pression, ou d’influence) sont nombreux autour des institutions européennes. L’Europe étant d’abord économique (« le marché commun », devenu « unique »), ces lobbies sont d’abord économiques, mais il en est également de « spirituels », à commencer par les Eglises, et parmi celles-ci la plus puissante en Europe, celle qui profite de son statut non pas d’Eglise, mais d’Etat.

Chacun sait que la démocratie chrétienne a joué, plus que la famille socialiste, un rôle moteur dans la construction européenne. Elle a été le relais des Eglises pour tenter de faire inscrire dans le préambule du projet de Traité constitutionnel « les racines » chrétiennes de l’Europe, comme si certains Droits fondamentaux n’avaient pas été arrachés, contre certaines Eglises. La Conférence épiscopale n’a-t-elle pas contesté l’angle,  jugé trop « individualiste » de la Charte des Droits fondamentaux ?

Le principe de « subsidiarité » vient directement de l’Eglise. On sait moins que le drapeau européen, douze étoiles sur fond bleu, est directement inspiré de l’étendard de la Vierge Marie.

Il n’est pas surprenant que le Pape souhaite que l’influence chrétienne perdure : « Il est nécessaire que des chrétiens convenablement formés et compétents, soient présents dans les diverses instances et institutions européennes (Jean-Paul II en 2003).

L’Union européenne reste une union de nations souveraines, et rien ne peut empêcher les Pays-Bas d’inscrire « Dieu est avec nous » sur sa pièce de deux euros. Le livre fait un rapide tour d’horizon de l’état des relations entre l’Etat et les Eglises dans chacun des 27 pays membres.

Il faut également garder à l’esprit que l’Union européenne n’a aucune « compétence » en matière religieuse, ni en matière de laïcité. Il n’appartient donc pas à l’Union européenne de déterminer si la religion relève du domaine strictement privé, ou s’il est possible de la manifester en public, par des signes « ostentatoires ». Il est clair que les Eglises, en particulier l’Eglise catholique, jouent un rôle actif d’’influence, à la Commission, au Parlement européen et au Conseil, chaque fois qu’il est question de contraception, d’avortement, du droit de mourir dans la dignité, de génétique etc.

Au début des années 90, en l’absence de toute base juridique, mais sous l’impulsion de Jacques Delors, la Commission européenne a commencé à développer ses relations avec les Eglises. Mais ce dialogue, prévu pour avoir lieu également avec « les communautés de conviction » ne pose problème, à mon sens, que depuis que l’actuel Président de la Commission européenne, Mr Baroso, ex maoïste reconverti démocrate chrétien, oublie systématiquement d’inviter les associations non confessionnelles. Ce qui peut également nous poser problème, à nous Français, c’est que des « Eglises » que nous qualifions de « sectes » soient présentes dans ce dialogue avec les institutions européennes, à partir du moment où elles sont reconnues par 1 pays membre (Raël, par exemple).

 « Unis dans la diversité » est le principe de base de l’Union européenne. Ces diversités ne doivent-elles pas être sur un pied d’égalité, en toute liberté de religion, mais aussi à l’égard des religions ?

Se placer du point de vue de l’humanité plutôt que de Dieu suppose des valeurs et une spiritualité qui peut valoir celles des croyants.

01/01/2009

voeux

Bonne année 2009

 

 

Pour vous et toutes celles et tous ceux que vous aimez.

Une année en pleine forme, avec plein de bonheur(s).

 

N'oubliez pas qu'en 2009 vous aurez la possibilité de choisir vos représentant(e)s au Parlement européen.

Un Parlement qui a vu ses pouvoirs augmentés depuis sa première élection en 1979. Qui en aurait un peu plus, face au Conseil, si le Traité constitutionnel, qui en aura un tout petit peu plus si le Traité de Lisbonne est adopté.

Je souhaite donc que vous soyez inscrit sur les listes électorales...

 

08:00 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, voeux

19/12/2008

l'épargne mieux protégée par l'Union européenne

L'ÉPARGNE  BIENTÔT MIEUX PROTÉGÉE

 

D'ici un an, l'épargne des citoyens européens devra être garantie par les banques pour un montant maximal de 100.000 euros dans tous les pays de l'UE notamment en cas de faillite.

 

Le Parlement européen a donné son feu vert à ce projet de loi européenne, première mesure de l'UE qui découle directement de la crise financière mondiale.

 

Après avoir sauvé les banques de la faillite, il était nécessaire de garantir que nos citoyens ne soient pas les victimes collatérales de spéculateurs peu scrupuleux sur les marchés financiers ou des risques inconsidérés pris par leur banque.

 

Face à la réalité de la crise, beaucoup de nos concitoyens ont redouté de perdre leur épargne.

 

Leurs économies seront désormais couvertes par les banques partout en Europe pour un montant maximal de 100 000 euros à la fin de 2009 contre 50 000 euros aujourd'hui.

 

Les socialistes se sont battus pour que cette proposition de "loi" ne se limite pas aux dépôts des particuliers  - comme le proposait la Commission européenne - mais qu'elle soit étendue aux dépôts des petites et moyennes entreprises et des collectivités locales.

 

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : épargne, europe

18/12/2008

Pas de dérogation au delà de 48 heures de travail par semaine

LE PARLEMENT EUROPÉEN DIT NON AUX LONGUES JOURNÉES DE TRAVAIL ET CROISE LE FER AVEC LE CONSEIL

 

 

Les eurodéputés ont lancé aujourd'hui un défi au Conseil des ministres de l'UE, en se prononçant à une large majorité, en faveur de l'interdiction des heures de travail au-delà des 48h hebdomadaires pour des millions de travailleurs en Europe.

 

 Ils demandent aux gouvernements de l'UE de mettre fin aux dérogations existantes à la durée légale du temps de travail en Europe.

 

Les négociations entre le Parlement européen et le Conseil des ministres vont s'ouvrir dès l'année prochaine en vue de boucler la révision de la législation européenne sur le temps de travail.

 

C'est le meilleur résultat que l'on pouvait espérer. Cette large majorité place le Parlement européen dans la meilleure des positions possibles pour négocier avec le Conseil.

 

Les dérogations à la durée légale du temps de travail devraient disparaître et les négociations devront déterminer selon quel calendrier.

 

Les temps de garde effectués par le personnel médical devaient être considérés comme du temps de travail.

 

C'est une grande victoire pour le Parlement européen et pour l'Europe sociale.

 

Nous avons la chance de pouvoir rectifier une mauvaise décision.  Nous demandons à la Commission européenne de jouer son rôle de médiateur afin de bâtir une véritable Europe sociale.

 

Le Parlement a entendu les docteurs, les syndicats et les travailleurs dont la santé et la sécurité étaient menacées. L'avenir de l'Europe sociale était en jeu.

 

17/12/2008

bilan de la présidence française de l'Union européenne

Sarkozy roi d'Europe ?

 

La presse, française, est unanime : la Présidence de l'Europe par Sarkozy aurait été éblouissante.

"Télématin" nous a présenté,  depuis Strasbourg, le témoignage de trois parlementaires, de trois groupes politiques différents, et de trois pays, chantant les louanges du "Président", temporaire, de l'Europe.

 

Pourtant les critiques ne manquent pas, ici au Parlement européen, dans l'hémicycle et dans les couloirs.

 

Le bilan législatif de la Présidence française se résume à la Directive "retour" qui organise, au niveau européen, le retour forcé des immigrés dans leur pays d'origine.

Le ministre français qui a le mieux réussi son mandat est Brice Hortefeux.

 

Tout le monde a en mémoire le drame géorgien de cet été. Sarkozy a-t-il empêché l'occupation de Tbilissi par les troupes russes, comme il l'affirme ? Il restera celui qui a signé un document qui autorise le gouvernement russe à "protéger" les russes qui se trouvent hors du territoire russe. Les accords de Munich donnaient la même autorisation à Hitler à l'égard des Allemands vivant hors d'Allemagne...

 

Le plan européen de relance face à la crise économique ? Une addition, sans concertation, de plans nationaux, sans 1 euro supplémentaire dans le budget européen.

 

L'Histoire retiendra-t-elle autre chose que la poudre aux yeux ?

 

 

08:59 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, politique, sarkozy