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05/04/2009

un cadavre de trop

Un cadavre de trop

 

Ellis Peters

 

10/18 n°1963

 

 

Il y a déjà quelques temps que l'historien quasi officiel de ce blog, mon ami Frédéric Dubuisson,  a parlé, dans un des ses commentaires,  toujours pertinents, des aventures  moyenâgeuses du frère bénédictin Cadfael (prononcez Cadvale), herboriste, ancien héros de la croisade,  grand résolveur d'énigmes.

 

J'aime  quand la dimension historique s'ajoute à l'intrigue policière.

"Un cadavre de trop", premier roman,  d'une série de vingt et un,  publié en 10/18, se déroule en pleine guerre de succession entre les petits enfants de Guillaume,  qui n'aimait pas qu'on l'appelle "le conquérant", et encore moins "le bâtard".

Comme dans tout roman "policier", le lecteur se demande "qui a tué ?", mais en plus il y a la reconstitution de l'atmosphère de l'Angleterre du XIIe siècle.

 

 

Citations

 

"Ce que tu ne dis pas n'est pas dangereux"

 

"Connaissez vous des être humains qui ne soient pas étrangers les uns aux autres ?"

 

"On apprend des choses dans le livre de la vie et en étudiant nos semblables"

 

"Il avait gardé un esprit turbulent, incorrigiblement emporté et prompt à l'insubordination"

 

"La justice n'est-elle due qu'aux être irréprochables ?"

 

 

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, histoire

02/02/2009

Les Tudors

Les Tudors

Saison II

 

Si vous avez Canal +, où copain ou copine avec Canal et possibilité d’enregistrement ne manquez pas le début, ce soir,  de la deuxième saison des Tudors.

Même sans être historien, tout le monde sait bien que tout cela va mal se terminer pour Ann Boleyn, et pour Thomas More,  et quand Jane Seymour apparaît, il est possible de deviner qu’il y aura une troisième saison. Une saison télévisuelle par épouse du roi Henri ?

Cette « saison » va donc du triomphe à la chute de la famille Boleyn. Les spectateurs voient grandir les deux filles du Roi : Marie, fille de Catherine  d’Aragon, ultra catholique qui sera surnommée « Marie la sanglante », et Elizabeth, fille d’Ann, qui deviendra la Reine Elizabeth, surnommée « la Reine vierge ».

Moins de scènes déshabillées que lors de la première saison, et plus de réflexions sur la religion (rompre avec le Pape sans rejoindre le protestantisme) et sur le jeu des alliances entre les trois Grands d’Angleterre, de France et d’Espagne.

 

08:00 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, télé

19/10/2008

l'affaire du cuisinier chinois

L'affaire du cuisinier chinois

 

Pascal Vatinel

 

Editions du Rouergue

 

 

Pascal Vatinel, sinologue, historien et philosophe nous entraîne dans une histoire d'amour, contrarié,  au temps des "Royaumes combattants", 300 ans avant notre ère.

Avec des allers retours dans le temps présent, pour bien montrer que la lutte pour la justice, comme le Yin et le Yang,  traversent les siècles.

Un adepte de Confucius et un Taôiste s'allient pour faire triompher le Bien contre le Mal.

Comme la cuisine est un élément essentiel de la civilisation ("Tout ce qui marche, vole, nage ou rampe sur notre planète semble pouvoir trouver ici une recette"),  un cuisinier est au centre de l'"affaire", qui rassemble, 2.300 ans plus tard deux vénérables universitaires contre des bureaucrates corrompus, "dans un présent façonné par le goût du pouvoir, plongés dans un passé qui ne l'était pas moins" car "tout change et rien ne change".

 

 

"Atteindre le but est important, mais tellement moins que de savoir marcher"

 

"La soif du pouvoir peut procurer chez certains êtres une énergie et des facultés insoupçonnables"

 

 "C'est au comble du bonheur qu'il faut se préparer à affronter le malheur"

"C'est lorsque le cochon est beau et bien gras qu'il a le plus de chances d'être dévoré"

 

"Lorsque la pâte du ravioli se déchire, la farce apparaît"

 

"Même celui à qui il ne reste qu'un cheveu, on ne peut le traiter de chauve"

 

"Quelle que soit l'épaisseur de la neige, elle ne peut suffire à écraser une montagne"

 

"Ce n'est pas en le tirant pas la queue que tu sors le tigre de sa tanière"

 

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire

12/10/2008

Imperium

Imperium

 

Robert Harris

 

Editions Plon

 

 

L'"imperium", c'est le pouvoir, en particulier le pouvoir politique.

Ce livre raconte l'ascension,  de - 79 à - 64,  avant JC, vers le Consulat,  de Cicéron, brillant avocat, intelligent et sans beaucoup de scrupules,  qui fait un "beau" mariage, avec une femme qu'il n'aime pas, dans le seul but de profiter d'une fortune indispensable à sa carrière politique.

Bien en place, il assiste à la première tentative de Jules César, "trentenaire insomniaque",  d'entrer au Sénat. "Pour se présenter aux élections, il avait dû s'endetter lourdement".

 

Leçons de politique :

 

"Première règle en politique : ne jamais oublier un visage"

 

"La capacité d'écouter des casse-pieds exige beaucoup d'endurance, et cette endurance est l'essence même de la politique"

 

"Si c'est de la gratitude que tu veux, prends un chien"

 

"Les électeurs ne pardonnent pas la mesquinerie"

 

"C'est la persévérance et non le génie qui mène un homme au sommet, car elle seule permet d'avancer dans le monde"

 

"Le moyen le plus sûr de progresser en politique est de se tenir près de celui qui est tout en haut"

 

"L'ascension vers les sommets politiques vous contraint souvent à voyager avec des compagnons qui ne vous plaisent guère"

 

"Seule la perfection est ennuyeuse"

 

"La teneur du discours n'est rien à côté de la façon de le dire"

 

"L'éloquence qui n'étonne pas ne m'apparaît pas comme de l'éloquence"

 

"Il faut parfois commencer un combat pour trouver comment le gagner"

 

"Lorsqu'on se retrouve enlisé en politique, la seule chose à faire est de déclencher une bagarre ; parce que c'est seulement lorsque la bagarre fait rage que l'on peut espérer découvrir une porte de sortie"

 

"La gloire politique repose sur la capacité de dissimuler les astuces qui sous-tendent l'ensemble"

 

"Tu ne seras bientôt plus capable de reconnaître tes subterfuges de la vérité. Et alors, tu seras perdu"

 

"On ne peut pas prétendre s'y connaître en politique tant qu'on a pas passé toute une nuit à écrire un discours pour le lendemain."

 

"Il y a,  en politique,  peu de choses plus difficiles à contrer que le sentiment de l'inéluctabilité"

 

"La politique, c'est l'Histoire en plein vol"

 

"Le pouvoir revient généralement à choisir entre deux options aussi désagréables l'une que l'autre"

 

"Les fonctionnaires permanents commencent par être au service des politiques, puis finissent par se prendre pour nos maîtres"

 

"Il y a plus de monde qui vénère le soleil levant que le soleil couchant"

 

"A quel tas de cendres la plupart des carrières politiques se résument-elles ?"

 

05/10/2008

Natures mortes au Vatican

Natures mortes au Vatican

 

Roman noir et gastronomique en Italie à la Renaissance

Suivi d'un recueil de recettes de l'époque

 

Michèle Barrière

 

Editions Agnès Viénot

 

 

Michèle Barrière est historienne, auteur, pour ARTE,  de la série "Histoire en cuisine".

Son livre est un vrai roman policier qui se passe au XVIe siècle en Italie, et la cuisine y joue un rôle important.

 

La Renaissance, qui a commencé un siècle plus tôt,  a bouleversé l'art et la vie, mais l'Inquisition veille toujours. Giordano Bruno va le payer de sa vie.  "Les temps sont à la suspicion". A Genève les autorités sont "tout aussi féroces".

 

Le peintre Arcimboldo est au centre de l'intrigue. Arcimboldo dont les peintures, à nulles autres pareilles,  ont été exposées à Paris il y a quelques mois, au musée du Luxembourg. Il réalisait la prouesse de composer des portraits dont les éléments étaient des légumes ou des fruits. "La mode est aux tableaux représentant des scènes de cuisine". "Depuis Raphaël et Michel-Ange tout a changé". "Tout doit être invention, caprice et fantaisie", sauf que, "pour lutter contre l'avancée des protestants, après que des foules menées par des pasteurs acharnés aient détruit dans les églises tous les tableaux qui, selon eux, ne sont qu'idolâtreries offensant Dieu,  le Concile de Trente a émis des directives qui conçoivent la peinture comme une arme au servie de la foi. Tout doit être utile et convenable". "C'est le retour à l'ordre moral".

 

Un livre pour celles et ceux qui aiment les livres policiers, l'Histoire, l'Histoire de l'Art...et l'Art culinaire.