17/01/2010
Borgia
Borgia
1er volume : Du sang pour le Pape
Alejandro Jodorowsky et Milo Manara
Editions Glénat
De quoi alimenter la terrible et sulfureuse réputation des Borgia.
De quoi comprendre également les critiques émît à l’époque contre la papauté, et l’extrémisme de Savonarole.
De la violence, du sang et du sexe. Descriptions des manœuvres de Rodrigo Borgia pour accéder au pouvoir suprême.
Premier album commun pour Jodorowsky, plus de 70 albums en collaboration avec divers dessinateurs, et Manara, rendu célèbre par « Le déclic ».
Pour public averti.
13:49 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, bd, histoire
19/11/2009
L'Amérique latine au XXe siècle
L'Amérique latine au XXe siècle
1889-1929
Leslie Manigat
Points Histoire H146
Réédition d'un classique de l'Histoire de l'Amérique latine, avec un portrait de Zapata en couverture.
Leslie Manigat a été mon professeur d'"Histoire des relations internationales", il y a très longtemps. Nous n'imaginions pas qu'il allait devenir, en 1988, mais pour quelques mois seulement, Président, élu, de la république d'Haïti.
Il n'est pas étonnant qu'il englobe la mer Caraïbe, "la Méditerranée américaine", et particulièrement son pays, dans l'Histoire de l'Amérique latine.
Historien, Leslie Manigat se rattache à l'école dite des "Annales" qui privilégie la longue durée et l'étude structurelle des économies, des sociétés et des civilisations.
Pour Leslie Manigat la grande coupure de la période étudiée est la révolution mexicaine de 1910 (d'où le portrait de Zapata en couverture, mais sans oublier le rôle décisif de Pancho Villa), libérale, créole, industrielle, urbaine, agraire, indigéniste, au rythme de la "Cucaracha", aboutissement des conquêtes libéral-démocratiques et des percées sociales contestataires du tournant du siècle, de la Bolivie au Chili, destructrices des structures coloniales dans lesquelles "les clivages de classes épousent, dans une large mesure, celles de clivages des races".
Sur cette société en mutation, la Première guerre mondiale aura un impact vivifiant : les colonisateurs européens sont occupés par ailleurs, il faut donc produire localement ce qui n'arrive plus d'Europe. C'est également le moment de l'arrivée en force du capital nord-américain, "la danse des millions", avec des masses laborieuses qui s'organisent et une classe moyenne qui s'affirme, et au sein de laquelle s'affirment les métis, avec la naissance de l'Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine (APRA) et de partis socialistes, puis communistes, dans tout le sous continent. C'est l'époque de "l'intégration de l'Amérique latine dans le marché mondial du capitalisme monopolistique, avec des investissements pour la plupart d'origine étrangère", "rien à voir avec l'Indo-Amérique des paysans indiens, cette race-classe opprimée et misérable".
Mais bientôt l'interventionnisme nord-américain ne se contente plus d'être économique, allant même, dans plusieurs pays, jusqu'à l'occupation.
Il en résulte une "yankeephobie", "née de l'humiliation et de la frustration", plus que jamais d'actualité, même si le livre se termine avec la crise de 29 !
"Notre socialisme ne sera pas socialiste s'il ne se solidarise pas avec les revendications indigènes"
"Partout le nationalisme, le socialisme et l'anti-impérialisme se colorent d'antiaméricanisme ; le travail est national et la propriété étrangère".
09:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire
12/04/2009
La Chronologiette
La Chronologiette
de Pierre Prion
1744/1759
Texte présenté et annoté par Jean-Marc Roger
Présentation historique d'Emmanuel Le Roy Ladurie
Pierre Prion est, au XVIIIe siècle, le scribe du Marquis d'Aubais.
Il relate dans sa chronologiette les faits marquants de la vie du chateau, du village, et des alentours.
Les naissances, les mariages (avec éventuels charivaris, en cas de remariage, ou de différence d'âges trop marquée), les décès, parfois par suicides.
Ce sont des années de guerres, d'abord la guerre de succession d'Autriche, puis la guerre de sept ans : on s'engage, on tire au sort les "volontaires".
La guerre des camisards, qui a largement débordée les Cévènnes n'est pas loin dans les esprits , les protestants nombreux, majoritaires dans certains villages des alentours, comme à Junas, qui ne compte que deux familles catholiques. Le Marquis lui même est fraîchement converti, et son épouse est loin d'être assidue aux offices. Mais, par épisodes, la répression se fait encore sentir
Les protestants ne sont pas le seul souci de l'Eglise catholique : la haute société se pique encore de jansénisme, comme symbole contre la monarchie absolue, et les manants sont encore prôches du paganisme. Il est vrai que les prières à Dieu, ou à ses Saints pour avoir de la pluie, ou de bonnes récoltes, ou éviter les débordements du Vidourle peuvent être considérées assez païennes !
C'est qu'il faut faire face aux difficultés quotidiennes, dans cette période de refroidissement climatique. Les protestants sont un peu moins pauvres que les autres. Prion affirme qu'un tiers de la population va sans souliers. Pourtant les agriculteurs sont également artisans. Les femmes réchauffent sur leur poitrine les vers à soie, avant de dévider les cocons, puis de fabriquer, en sous traitance, des bas.
"Après la panse, une bonne danse"
"Vive l'Amour, pourvu que je dîne"
Les protestants ne constituent pas
21:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire
05/04/2009
un cadavre de trop
Un cadavre de trop
Ellis Peters
10/18 n°1963
Il y a déjà quelques temps que l'historien quasi officiel de ce blog, mon ami Frédéric Dubuisson, a parlé, dans un des ses commentaires, toujours pertinents, des aventures moyenâgeuses du frère bénédictin Cadfael (prononcez Cadvale), herboriste, ancien héros de la croisade, grand résolveur d'énigmes.
J'aime quand la dimension historique s'ajoute à l'intrigue policière.
"Un cadavre de trop", premier roman, d'une série de vingt et un, publié en 10/18, se déroule en pleine guerre de succession entre les petits enfants de Guillaume, qui n'aimait pas qu'on l'appelle "le conquérant", et encore moins "le bâtard".
Comme dans tout roman "policier", le lecteur se demande "qui a tué ?", mais en plus il y a la reconstitution de l'atmosphère de l'Angleterre du XIIe siècle.
Citations
"Ce que tu ne dis pas n'est pas dangereux"
"Connaissez vous des être humains qui ne soient pas étrangers les uns aux autres ?"
"On apprend des choses dans le livre de la vie et en étudiant nos semblables"
"Il avait gardé un esprit turbulent, incorrigiblement emporté et prompt à l'insubordination"
"La justice n'est-elle due qu'aux être irréprochables ?"
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, histoire
02/02/2009
Les Tudors
Les Tudors
Saison II
Si vous avez Canal +, où copain ou copine avec Canal et possibilité d’enregistrement ne manquez pas le début, ce soir, de la deuxième saison des Tudors.
Même sans être historien, tout le monde sait bien que tout cela va mal se terminer pour Ann Boleyn, et pour Thomas More, et quand Jane Seymour apparaît, il est possible de deviner qu’il y aura une troisième saison. Une saison télévisuelle par épouse du roi Henri ?
Cette « saison » va donc du triomphe à la chute de la famille Boleyn. Les spectateurs voient grandir les deux filles du Roi : Marie, fille de Catherine d’Aragon, ultra catholique qui sera surnommée « Marie la sanglante », et Elizabeth, fille d’Ann, qui deviendra la Reine Elizabeth, surnommée « la Reine vierge ».
Moins de scènes déshabillées que lors de la première saison, et plus de réflexions sur la religion (rompre avec le Pape sans rejoindre le protestantisme) et sur le jeu des alliances entre les trois Grands d’Angleterre, de France et d’Espagne.
08:00 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, télé


