Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/09/2011

Roman noir à Moscou

Moscou, cour des miracles

 

Martin Cruz Smith

 

Editions Calmann-Lévy

 

 

Titre original : "les trois gares", nom d'une place de Moscou où convergent trois lignes ferroviaires, sans parler des lignes de métro et de bus. Lieu où convergent les immigrés sans papiers et, plus généralement,  tous les paumés de la Russie d'aujourd'hui, en particulier les enfants "perdus", qui ne survivent pas tous.

Une "cour des miracles, les miracles en moins", centre de l'action de ce roman qui met en scène un policier en mauvais état qui s'acharne sur la piste d'un tueur en série, là où ne procureur ne veut voir qu'un suicide parmi d'autres,  dans cet univers pitoyable et pourtant sans pitié, où l'on vole même les bébés, et où "quatre homicides avec violence sur cinq sont liés à la vodka".

Un vrai roman "noir" qui n'est pas tendre pour la Russie de Poutine.

 

 

"La vie est injuste. Pourquoi en serait-il autrement de la mort ?"

 

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

16/09/2011

One day

Un jour

 

De Lone Scherfig

 

Avec Anne Hathaway et Jim Sturges

 

 

Pour celles et ceux qui aiment les comédies romantiques.

Et pour Anne Hathaway.

 

L'histoire est simple : le soir de la remise de leur diplôme, ils passent une nuit ensemble. Et décident de se revoir tous les 15 juillet. Nous avons donc droit à l'évolution, pas du tout parallèle,  de ce couple improbable qui n'arrive pas à décider s'ils s'aiment ou sont seulement amis. L'un monte avant de s'écrouler, l'autre va doucement, mais surement, sur un chemin laborieux et classique. Finiront-ils ensemble ?

Il y a des longueurs pour le savoir, mais de bons moments aussi.

 

 

08:41 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma

15/09/2011

lutter contre la fraude fiscale au niveau européen

 

 

Agir pour la Grèce : pourquoi ne pas tenter la voie fiscale européenne ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Absence totale d'action à l'échelle européenne en matière de lutte contre l'évasion fiscale

Le Premier ministre Grec M. George Papandréou affronte avec courage et détermination la plus sévère crise économique et budgétaire que connaît son pays depuis la seconde Guerre mondiale.

 

 

Malgré l'effort d'assainissement budgétaire sans précédent réalisé par la Grèce, certains critiquent le

Gouvernement pour sa faible capacité à mener à bien la réforme de son administration des impôts

et augmenter les recettes fiscales.

Ces critiques se trompent pourtant de cible et sont étonnamment silencieuses sur la principale source

des faibles recettes du budget grec : l'évasion fiscale.

On évaluerait aujourd'hui à plus de 280 milliards d'euros les avoirs grecs placés en Suisse, un montant

qui a explosé depuis le début de la crise et qui représenterait 80% de la dette du pays !

Certains pays européens tels que l'Allemagne ou la Grande-‐Bretagne ont préféré passer des accords

bilatéraux avec les autorités Suisses, assurant par la même la reconnaissance institutionnelle de

la fraude fiscale en renonçant à récupérer la totalité des avoirs illégalement transférés dans ce pays.

Ce type de comportement non coopératif mine pourtant les bases fiscales de l'Union europénne et de

ses Etats-‐membres,  et sa capacité d'être en position de force pour négocier avec la Suisse, pays

qui bénéficie notamment du marché intérieur européen.

A contrario, les Etats-Unis ont refusé ce marchandage fiscal en contraignant la Suisse à transmettre

les données bancaires de fraudeurs présumés.

Il est temps que l'Union européenne soit à la hauteur des défis qui la menacent : si les dirigeants

européens veulent enfin apporter une solution crédible à la crise de la dette souveraine, ils doivent

agir de concert y compris pour éliminer le fléau de l'évasion fiscale.

 

 

 

 

 

 

08:10 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, grèce

14/09/2011

Blutch voudrait en finir avec le cinéma

Pour en finir avec le cinéma

 

Blutch

 

Editions Dargaud

 

Publié en feuilleton dans Libération cet été, ces réflexions sur le cinéma, et les acteurs, au moins autant que les actrices,  se lisent avec plaisir, même si le dessin est un peu sombre.

 

Pour cinéphiles (je suis décidé à l'offrir à mon neveu pour Noël), pour les gens qui, comme moi, ont fréquenté les ciné-clubs dans les années 60, mais également les autres, avec un parfum mélancolique, car n'avons nous pas tous été marqués, plus ou moins, par le cinéma ?

Pour tous ceux qui ne veulent pas en finir avec le cinéma...

 

 

"Le cinéma, c'est un accélérateur de particules"

 

"Le cinéma est un filet à papillons pour attraper les petites filles"

 

"Le cinéma, c'est la supercherie suprême, la bourgeoisie industrielle qui avance masquée"

 

"Le cinéma est la poésie frustre du XXe siècle"

 

"Je tiens la cinéphilie pour une pratique masturbatoire"

11:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

12/09/2011

dirigeants français et africains

Sarkozy reçoit un dictateur criminel

 

 

En la personne de Kagamé, Sarkozy reçoit, au nom de la France, le Président rwandais.

Ce n'est pas la première fois que Sarkozy reçoit un dictateur criminel. Peut-être un jour, comme pour Kadhafi, enverra-t-il les hélicoptères de l'armée française "protéger les populations civiles".

 

Kagamé est un dictateur : ne peuvent être candidat(e)s aux élections que les partis appartenant  à la mouvance présidentielle. Toute critique est interdite. Les opposants sont réduits au silence, en prison, en exil, éventuellement victimes de tentatives d'assassinat.

J'ai lu aujourd'hui dans Libération un de ses ministres expliquant que "la démocratie n'est pas un médicament que l'on peut prescrire aux enfants".

Au moins le pouvoir que Kagamé a renversé par les armes avait été élu.

 

Car Kagamé est arrivé au pouvoir par les armes, venant d'un pays voisin (l'Ouganda, qui n'est pas une démocratie non plus), armé par des pays riches qui ont une lourde responsabilité dans la tragique guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts.

Kagamé a une responsabilité directe dans le génocide qui est le fruit de la guerre civile qu'il a déclenché.

Il a une responsabilité plus directe encore dans le contre-génocide, poursuivi jusqu'à Kinshasa.

 

Si la France doit demander pardon au peuple rwandais, c'est de ne pas avoir été capable de le protéger de Kagamé.

Si la France doit demander pardon aux peuples africains, c'est de s'en tenir à une politique d'influence, cynique,  de défenses des intérêts de ses entrepreneurs.

Demander pardon pour ces mallettes de billets, pour lesquelles il n'y a pas de preuves, mais dont tant de gens connaissaient l'existence, symboles des relations malsaines entre certains dirigeants français et africains.

 

17:10 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, afrique