28/09/2011
Réformer la zone "Euro"
L'accord conclu par la conservateurs et les libéraux va déboucher sur plus d'austérité. Ce n'est pas le bon médicament pour guérir le malade.
Il existe une autre voie. Nous avons besoin d'un programme plus ambitieux pour sauver la zone euro.
Une nouvelle stratégie est indispensable pour la gouvernance économique qui s'appuie notamment sur les mesures suivantes:
- Un pacte européen pour la croissance et l'emploi afin de promouvoir l'investissement, la reprise, la croissance et l'emploi tout en revenant à des finances publiques saines. On ne reviendra pas à l'équilibre budgétaire sans retour de la croissance, comme le démontre la situation de la Grèce ou de l'Italie;
- des procédures de décision renforcées et plus démocratiques afin que l'Europe puisse réagir plus rapidement et plus efficacement dans un environnement économique très changeant;
- Un système d'obligations européennes - les eurobonds - pour stabiliser les marchés et les taux d'intérêt;
- Une taxe sur les transactions financières, pour dégager de nouvelles sources de revenus et freiner les comportements hautement spéculatifs;
- Un véritable budget européen, financé par des ressources propres, pour soutenir les politiques européennes.
Le "paquet" de mesures mis sur la table par les Droites eeuropéennes n'est pas viable économiquement. Les mesures d'austérité, qui ne protégeront pas l'investissement, vont étouffer la croissance, détruire des emplois et empêcher la reprise de l'activité économique. Ceci rendra impossible le retour à l'équilibre des finances publiques.
C'est un pacte d'austérité fondé sur des sanctions et dépourvu de toute marge de manoeuvre pour l'investissement.
Nous avons besoin de finances publiques saines. Il n'y a pas de doute là-dessus. Mais les objectifs de réduction budgétaire ne seront pas atteints s'il n'y a pas de croissance. Nous constatons déjà les effets dévastateurs de cette politique en Grèce et dans d'autres pays européens. Les prévisions de croissance de l'économie européenne ont d'ailleurs été revues à la baisse pour cette année et pour l'année prochaine.
Ce paquet est en outre socialement injuste. C'est une réponse à la pression des marchés financiers. Les travailleurs, les retraités et les chômeurs supporteront le coût de ces politiques alors que ceux qui ont provoqué la crise en sortiront indemnes une nouvelle fois.
La plupart des mesures proposées par la majorité européenne de Droite conduisent l'Europe sur le chemin de l'austérité et non sur la voie du rétablissement et des emplois.
08:56 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
27/09/2011
trois fois "grand" électeur
Le plaisir d'être "grand" électeur
Signe incontestable du temps qui passe, dimanche, élu au second degré par les élus de Paris, j'ai voté pour la troisième fois aux élections sénatoriales. Pour la première fois je ne connaissais pas les gens pour qui je votais. Sauf Marie-Noëlle Lienemann, que j'ai connu il y a trente ans conseillère générale de Massy, puis députée-maire d'Athis-Mons, également dans l'Essonne, puis dans le Pas-de-Calais, face au Front National, sans parler de ses deux passages au Parlement européen.
La voici donc à présent sénatrice de Paris, au sein d'une majorité de gauche, dans cette auguste assemblée, dont le mode de scrutin a été conçu pour assurer à la droite une majorité inamovible.
La première fois que j'ai voté aux sénatoriales, c'était, dans les années 80, dans l'Essonne, en tant qu'élu de Brétigny-sur-Orge. La tête de liste socialiste était Jean-Luc Mélanchon, tout juste 35 ans, l'âge minimum, à cette époque, pour être sénateur. Preuve qu'il contrôlait la fédération, avec des méthodes qu'il avait du apprendre à l'OCI, organisation trotskyste d'où il venait. Il n'a quitté le Sénat que pour devenir député européen en 2009. Il aura bien profité du PS avant de le quitter, ce qui n'enlève rien à ses talents politiques, en particulier oratoires...
La seconde fois, c'était dans le Pas-de-Calais, en tant que conseiller municipal d'Aire-sur-la-Lys. La tête de liste était Daniel Percheron, Président de la Région, que j'avais connu comme député européen jusqu'en 1983. Après 28 ans de mandat sénatorial, il vient de se faire réélire pour 6 ans. Ses cheveux ont blanchi. Mon ami Roland Huguet, Président du Conseil général, sénateur sortant, avait été écarté de la liste socialiste. En faisant campagne comme s'il avait été lui même candidat il avait donné une grande leçon de militantisme et prouvé, une nouvelle fois, qu'il était un grand élu.
10:07 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sénatoriales
26/09/2011
améliorer la vie quotidienne des Européens
UNE NOUVELLE STRATÉGIE SOCIALE POUR L'EUROPE
Dix actions pour une nouvelle stratégie sociale ambitieuse afin d'améliorer la vie quotidienne des citoyens européens frappés de plein fouet par la crise.
On ne peut que constater, et déplorer, le développement "antisocial" de l'Union européenne. Cette évolution n'est pas une conséquence inévitable de la crise mais bien le résultat d'un choix politique délibéré des majorités de droite qui dominent actuellement les institutions européennes.
Cet agenda antisocial est moralement honteux, parce qu'il punit les salariés et les personnes les plus vulnérables pour les pêchés des banquiers. Ce détournement du projet européen portera un préjudice durable aux perspectives d'une plus grande intégration. Il augmentera le potentiel électoral des partis nationalistes, populistes et europhobes.
Dix actions clés sont proposées par les socialistes et progressistes européens :
1. La liberté économique dans le marché unique doit être compatible avec le respect des législations les plus avancées sur le travail, y compris l'égalité salariale et les droits syndicaux;
2. Tous les travailleurs doivent être protégés contre les horaires de travail excessifs;
3. Les ressortissants des pays tiers qui travaillent dans l'UE doivent avoir les mêmes droits que les citoyens européens;
4. Garantir et renforcer les règles sur la santé et la sécurité au travail là où c'est nécessaire;
5. Des mesures spécifiques européennes sont nécessaires pour éradiquer la pauvreté, lutter contre l'exclusion sociale et corriger le manque d'accès à l'éducation;
6. L'achèvement du marché unique exige le renforcement de sa dimension sociale. Le marché n'est pas l'objectif en soi mais le moyen d'améliorer la qualité de vie des citoyens européens;
7. Les restructurations industrielles, bien que souvent inévitables, doivent être encadrées par des règles et des politiques européennes afin de les rendre socialement décentes;
8. En dépit de progrès, beaucoup reste à faire pour garantir le respect des principes de l'égalité de traitement et de non discrimination;
9. L'UE doit développer une stratégie de durabilité et d'égalité sociale des retraites afin d'éviter l'obligation de travailler plus longtemps et des retraites moins élevées;
10. L'égalité des salaires entre hommes et femmes dont l'écart peut atteindre 25% dans certains pays de l'UE reste un problème central auquel il convient de remédier à travers un programme d'action pour l'égalité entre hommes et femmes.
Pour des millions de citoyens aujourd'hui, la crise rime avec chômage et austérité. La cure imposée par la majorité des gouvernements conservateurs en Europe pour réduire les déficits et le poids de la dette entraîne baisse des salaires, des retraites et du pouvoir d'achat et un sous investissement dans la santé, l'éducation et les services sociaux, entraînant un accroissement des inégalités.
Aujourd'hui, c'est le modèle social européen tout entier qui est menacé.
Ces propositions sont nécessaires si nous voulons que le modèle social européen reste une référence au niveau mondial, pour la promotion d'une plus grande justice sociale.
08:10 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
25/09/2011
Libertines
Les grandes libertines
Le roman de Sophie Arnould et Françoise Raucourt
Michel Peyramaure
Editions Robert Laffont
Fin du XVIIIe siècle : biographies romancées de la cantatrice Sophie Arnould et de la tragédienne, de la Comédie française, Françoise Raucourt.
Les actrices, et les danseuses de l’Opéra, n’étaient pas, à l’époque, des modèles de vertu.
La nécessité les poussait à se faire entretenir, généralement par des hommes, dont elles se reposaient dans les charmes de Lesbos.
L’Eglise n’excommuniait plus les comédiens, mais leur refusait toujours les derniers sacrements.
Au-delà du portrait de ces deux artistes, qui n’hésitaient pas à provoquer les scandales, la description d’une époque en pleine mutation.
Comme l’écrit Robert Muchembled : « La libération féminine passe par celle des mœurs » ; « L’érotique des Lumières pose la première pierre de la modernité » ; « Après une longue période de répression sexuelle, l’érotisme s’impose. Le relâchement de la tutelle morale de l’Eglise, sous les coups des philosophes, y contribue largement, y compris dans les campagnes où se diffusent les « funestes » secrets de la contraception ».
« Le peuple a appris à lire, à écrire, à penser, et s’est peu à peu imprégné de ce sentiment singulier, répandu au gré du vent par les philosophes : l’esprit de justice »
08:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
24/09/2011
la trilogie berlinoise en un seul livre
L'été de cristal
(La trilogie berlinoise)
Prix des lecteurs 2010
Philip Kerr
Livre de poche (policier) n°31644
La livre de poche a rassemblé les trois romans qui constituent "La trilogie berlinoise" de Philip Kerr. La traduction littérale du titre original de la trilogie est "Berlin noir".
"L'été de cristal" est le premier volet de cette trilogie. La traduction littérale du titre original est " Les violettes de Mars". Les "violettes de Mars" sont les adhérents à un parti politique qui s'inscrivent pour des raisons uniquement intéressées et non idéologiques. "Ces gens qui adhèrent au parti pour se faire le plus d'argent possible".
Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre français, l'action ne se déroule pas au moment de la fameuse "nuit de cristal". Cela est l'objet du deuxième volume.
Le premier volet met en scène Berlin en 1936.
"L'action policière, de même que la construction d'autoroutes, était devenue une des activités les plus florissantes de la nouvelle Allemagne".
"Est-ce l'obsession de ce pays pour son histoire qui l'a mis là où il se trouve ?"
Le narrateur est un détective privé, social-démocrate et provocateur, au langage imagé, chargé d'éclaircir un cambriolage chez un puissant industriel, réticent face à la politique du pouvoir hitlérien qui s'affirme. Le riche industriel n'a pas confiance dans la police.
Plus facile d'être antinazi aujourd'hui qu'à l'époque...
"Quand un agneau manque au troupeau, inutile d'accuser le tigre si la montagne est infestée de loups".
"Peu de graffitis attaquaient directement les nazis. La plupart opposaient directement sociaux-démocrates et communistes qui se traitaient mutuellement de "vendus" en s'accusant d'être les responsables de l'élection d'Hitler."
Enquête policière avec rebondissements + reconstitution historique + style alerte et langage souvent imagé = prix des lecteurs du "Livre de poche" 2010, mérité.
"Privé du moindre de ses droits, l'homme redevient une bête"
07:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature


