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12/09/2007

C'est l'histoire d'un préfabriqué

C'est l'histoire d'un préfabriqué

 

 

 

...installé dans les années 60 dans l'école maternelle du centre, en attendant de construire de nouvelles classes.

 

 

Au fil des années, la situation provisoire a perdurée et le préfabriqué est resté, et le préfabriqué s'est peu à peu détérioré.

 

 

Il y a déjà quelques années, les parents d'élèves ont commencé à protester. Mais dans une école maternelle les petits, et leurs parents,  ne restent que trois ans.

 

Ils ont quand même proposé,  au conseil d'école,  de construire sur le terrain voisin.

 

Dès le début de notre mandat d'élu(e)s,  minoritaires,  au Conseil municipal, il y a bientôt 7 ans, nous avons été leur relais. Posant le problème, à chaque rentrée des classes, à chaque vote du budget. Et chaque fois, il nous était répondu que la majorité préparait un beau projet de nouveau groupe scolaire regroupant la maternelle et le primaire. Les contribuables ont payé des études,  qui n'ont fait que renforcer nos craintes de voir partir les écoles du centre de la ville et de voir disparaitre les écoles des hameaux.

 

 

Dans ce préfabriqué, il n'y a pas de toilettes pour ces "bouts de choux" de 3 à 5 ans.

 

L'hiver dernier n'a pas été très froid, mais lors du précédant, il fallait garder le manteau en classes, car il ne faisait que 10° dans le préfabriqué.

 

Comme a dit le Maire : "J'ai été enseignant : quand on veut travailler, on travaille !".

 

Et puis se posait déjà le problème de l'amiante,  dans ce préfabriqué.

 

 

Et puis,  cette année, pour la rentrée des classes, c'est fini, le pauvre vieux préfabriqué a été déclaré (enfin ?) : "insalubre".

 

Il aura quand même duré plus longtemps que la salle des fêtes, "l'une des plus grandes du département"...

 

La Maire s'est bien gardé de mentionner le problème lors du dernier Conseil municipal : pourtant il ne pouvait ignorer que les enfants n'allaient pas, de nouveau, pouvoir entrer dans le préfabriqué.

 

Et maintenant, alors que les enfants sont rentrés, il va falloir le faire détruire, par une entreprise spécialisée, en prenant des précautions, à cause de l'amiante.

 

Et le remplacer,  par un autre préfabriqué,  que nous allons louer.

 

Si nous le louons pendant 40 ans, peut-être l'entreprise de location nous en fera finalement cadeau, comme les échafaudages autour de la chapelle Baudelle ?

 

 

La construction de deux classes supplémentaires coûte environ 1 million d'euros.

 

1 million d'euros, c'est que qu'a coûté aux contribuables airois la réfection des anciennes casernes CM625, pour qu'un promoteur en reprenne, avec profit (de combien ?) l'aménagement.

 

1 million d'euros, c'est ce que coûte aux contribuables airois l'aménagement de l'ancienne caserne des pompiers en salle "polyvalente" pour banquets.

 

1 million d'euros, c'est moins que le coût d'aménagement, irréprochable, des trottoirs du centre ville (1,7 million d'euros).

 

C'est moins que l'opération de sauvetage de la chapelle Baudelle (1,5 million).

 

 

L'histoire du préfabriqué, c'est une histoire de choix et de priorités qui ne sont pas les nôtres...

 

 

11/09/2007

élections municipales

"Nous devons avoir une ligne de conduite, et elle est simple : nous partons du rassemblement de la gauche ; nous portons un projet pour les élections municipales. Que ceux qui veulent  rejoindre le rassemblement de la gauche, s'accorder sur les propositions qui sont les nôtres viennent,  au second tour,  ne nous posera aucun problème. Mais ils le feront sur ces bases là et sur aucune autre".

François Hollande à La Rochelle

 

 

10/09/2007

Services publics et marché intérieur européen

Le Marché intérieur doit reconnaître le rôle spécifique des services publics

 

 

 

 

Le Parlement européen s'est prononcé sur une stratégie pour achever la réalisation du marché intérieur.

 A l'initiative des Socialistes, les Eurodéputés ont demandé à la Commission européenne, qui présentera à l'automne ses propositions, "de prendre des initiatives en vue de remédier à l'incertitude juridique concernant le statut des services d'intérêt général".

 

 

Il faut saluer ce compromis,  cher aux Socialistes,  et négocié avec les conservateurs car il place la défense des services publics au coeur du projet européen.

 

 

Il faut veiller à ce que l'économie soit au service de l'homme et non l'inverse.

 

 

Pour nous, socialistes, la réalisation du Marché intérieur doit répondre aux attentes de nos citoyens et rétablir la confiance dans les politiques de l'Union.

 

 

Nous ne sommes pas des fétichistes du marché même  "intérieur" et européen.

 

 

Le marché est utile, il a ses vertus mais ce n'est pas un projet de société en soi.

 

 

Nous prônons une économie sociale du marché, où la nécessaire concurrence reste soumise à des règles, où le consommateur est protégé, où les services publics efficaces compensent les manquements du marché.

 

 

Dans le cadre de ce débat, le groupe socialiste a adopté sa propre contribution dans laquelle il appelle la Commission à renforcer l'Europe sociale et à un nouveau rapprochement des systèmes fiscaux.

09:05 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (2)

09/09/2007

le compteur du blog (juillet/août)

Le compteur du blog

 

 

Comme l'a justement dit Maïtena lors d'un de ses commentaires : "quand les gens sont en vacances, ils visitent moins les blogs"

 

La courbe montre très clairement que le retour s'est fait à partir du lundi 20 août.

 

En nombre de visiteurs, le score de juillet (660), c'est trois fois moins que  juin (1.800), et encore un peu moins en août (590).

 

En nombre de visites, les scores de juillet et août sont également loin du record de juin (presque 3.000), avec une petite déception puisque les visites frôlent la barre des 1.500 visites sont l'atteindre, malgré les commentaires de Maïtena. Mais ses commentaires expliquent probablement que les visiteurs, trois fois moins nombreux soient revenus plus souvent : moins nombreux mais revenant plus souvent.

 

C'est en juillet de l'année dernière que ce blog avait pour la première fois franchit la barre des 1.000 visites dans le mois.

 

Le nombre de pages consultées montre également que les visiteurs ont pris plus de temps pour "visiter" le blog : le nombre de pages consultées en juillet (plus de 5.000) n'est pas loin du record de juin (avec trois fois moins de visiteurs). Et pour le mois d'août, ce n'est pas mal non plus : plus de 4.000 pages consultées. La courbe montre très clairement que les visiteurs,  rentrant après le 20 août,  on été curieux de lire quelques notes, et commentaires,  publiés pendant leurs vacances. 

 

09:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

08/09/2007

Le complot des Franciscains

Le complot des Franciscains

 

 

John Sack

 

 

Editions Michel Lafon

 

 

 

Assise (Italie) 1271/1276

 

 

Pourquoi la dépouille de François, devenu "Saint" en 1228,  a-t-elle disparu en 1230 ? (pour n'être retrouvée qu'en 1818).

 

 

François ne voulait pas de la création d'un "Ordre". Comme Dominique (cf. ma note sur "Labyrinthe"), il avait fait vœu de pauvreté. Ses "frères" devaient vivre uniquement de mendicité et ne rien posséder. Cela leur semblait le meilleur moyen de sauver l'Eglise.

 

 

Ce roman raconte la lutte entre ces idéaux, repris par quelques uns des compagnons de François et leurs disciples,  qui veulent être au service des plus pauvres, en particulier les exclus parmi les pauvres, les lépreux (mal ramené des croisades), face au réalisme de ceux qui veulent "installer" l'Ordre, le consolider, l'institutionnaliser.

 

L'idée même de monastères franciscains n'est-elle pas antinomique avec l'idée de François d'aller vers les pauvres en vivant de charité ?

 

 

 

Il aurait peut-être été utile de rappeler dans le roman, pour celles et ceux qui ne sont pas spécialistes, qu'en 1230 le Pape Grégoire IX avait tranché en dispensant les Franciscains de suivre le "testament" de François...d'où les persécutions contre les "purs" qui tenaient à leur vœu de pauvreté.

 

Ce que le roman ne mentionne pas non plus, est que Jérôme d'Ascoli, que l'on voit apparaître comme "ministre général" de l'Ordre, sera,  en 1288, le premier Franciscain à devenir Pape, sous le nom de Nicolas IV, et qu'on lui reprochera son favoritisme pour ses "frères".  

 

La lutte des "spirituels" ne s'arrêtera pas en 1276 (quand le roman se termine),  puisqu'un siècle plus tard,  le Pape Jean XXII publiera une "bulle" déclarant que la pauvreté du Christ n'avait pas été absolue et de nombreux Franciscains fidèles au "testament" de François, il est vrai parfois très violents dans leurs attaques contre l'Eglise et les Papes successifs,  seront emprisonnés (comme dans le roman) et même condamnés au bûcher,  comme hérétiques.

 

Ce n'est que beaucoup plus tard, en 1526, que les "héritiers" de cette tendance au sein des Franciscains seront autorisés à s'organiser pour revenir à la règle de François : ce sont les "Capucins".

 

J'y reviendrai bientôt à propos d'un autre roman : "La Reine crucifiée".

 

 

Pour agrémenter le roman, il y a des histoires d'Amour (impossibles ?), et il est question de la condition des femmes, dont il faut se méfier puisque "c'est par les femmes que le démon pénètre dans le cœur des hommes" (Saint Chrysostome).

 

 

Avec en conclusion cette question un peu angoissante : c'est bien de chercher la vérité, mais pour en faire quoi ?

 

09:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)