12/10/2007
Caramel
Caramel
De Nadine Labaki
L'"Hebdo des socialistes" a déjà écrit tout le bien qu'il faut penser de ce film, doux comme un caramel. Mais le caramel, si on le laisse durcir sur la peau, sert d'épilatoire, et ça fait un peu mal (j'ai pas essayé !).
Un film réalisé par une femme, qui montre des femmes dans leur vie quotidienne, ni misérabiliste, ni idéale, à Beyrouth, mais pas un film seulement pour les femmes.
Une sorte de "Vénus Beauté" à la libanaise, avec des amours, des espoirs d'amour, des désillusions : la vie...
Le film ayant été coproduit par Arte, il n'y a plus qu'à attendre qu'il passe sur cette chaine.
08:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)
11/10/2007
Sierre Leone, Afrique : l'importance de la justice
Les problèmes de la justice internationale
Il n'y a pas de paix sans justice, surtout à l'intérieur de pays ayant connu la guerre civile.
L'Afrique du Sud de la sortie de l'apartheid, peu confiante dans une justice aux mains des seuls juges blancs, avait créé une commission "vérité et réconciliation".
Très souvent, la justice est celle des vainqueurs et les juges, comme les policiers, sont d'autant plus prompts à servir les nouveaux maîtres qu'ils méritaient les remerciements du régime précédent.
L'ONU a créé la "Cour pénale internationale", mais certains pays n'en reconnaissent pas l'autorité, en particulier les USA qui se considèrent comme au dessus des lois du commun.
Le Tribunal pour les crimes de guerre et contre l'humanité, commis pendant la guerre en ex Yougoslavie, est assez connu.
La Cour spéciale pour la Sierra Leone, créée par l'ONU en 2002, est moins connue, malgré le film, avec Leonardo Di Caprio, "le diamant du sang" qui montrait bien ces horreurs, symboles d'une Afrique dépecée et déchirée, pendant une guerre civile qui a duré pendant plus de dix ans pour piller le pays.
Pour établir des "Etats de droit" en Sierra Leone, comme dans tous les Etats africains, il faut lutter contre l'impunité et donc punir sévèrement les responsables des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, qui se commettaient souvent en utilisant des enfants soldats.
Malheureusement, comme toutes les décisions de l'ONU, le plus difficile est de financer.
Ne participe au financement que les pays qui le veulent bien.
Il n'y a plus d'argent et il faudrait encore une centaine de millions d'euros pour terminer le travail, et juger les responsables des atrocités, en particulier les amputations restées célèbres (le choix était laissé entre "manches courtes" ou "manches longues".
Pour ne pas discréditer la justice internationale. Pour que la justice permette la paix et la réconciliation, il est essentiel de chercher toutes les voies financières possibles, par exemple le "Fonds Européen pour le Développement".
09:05 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0)
10/10/2007
Ouzbékistan
LES SOCIALISTES EUROPEENS RECLAMENT DES INFORMATIONS SUR LE MEURTRE DU METTEUR EN SCENE MARK WEIL
Les députés du Groupe socialiste au Parlement européen ont demandé aux autorités d'Ouzbékistan des informations sur les circonstances exactes de la mort du metteur en scène Mark Weil.
Mark Weil, un partisan de la justice qui avait des origines alsaciennes, a été assassiné au pied de son immeuble, à Tachkent.
Ils ont écrit à l'Ambassadeur d'Ouzbékistan à Bruxelles pour obtenir des informations sur l'enquête.
Cela nous permettra de rendre hommage à ce grand artiste emblématique de nos cultures, tant ouzbèke qu'européenne, éprises de liberté.
Les Eurodéputé, dans leur lettre, se disent "profondément troublés" par le décès de l'homme de théâtre et rappellent "qu'il a bénéficié d'une notoriété internationale et que "son talent est reconnu dans tous les milieux théâtraux".
08:40 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)
09/10/2007
Une vie à gauche
Une vie à gauche
Jean Le Garrec
Editions de l'aube
A l'occasion des dernières élections législatives, Jean Le Garrec a mis un terme à sa responsabilité de député du Nord. Il avait quitté le Conseil régional Nord Pas-de-Calais, dont il était le Président du Groupe socialiste, à l'occasion du dernier renouvellement de celui-ci.
J'ai connu Jean, il y a bien longtemps. J'avais 20 ans. Il en avait 20 de plus que moi. Il les a toujours et les porte fort bien.
C'est par son intermédiaire que j'ai connu Pierre Mauroy, à qui je dois presque autant que Roland Huguet.
Ensemble, nous avons milité pour une synthèse entre "les deux gauches", entre Mitterrand et Rocard, au Congrès de Metz en 1979.
En 1981, Jean est devenu ministre, chargé des nationalisations.
Quand, un peu plus tard, il est devenu ministre de l'emploi, il m'a proposé de remplacer, au poste de Chef de son Cabinet, notre ami commun, Gilles Bardou, devenu depuis membre du Conseil d'Etat. J'ai refusé. J'avais quitté la SNCF pour le Groupe socialiste du Parlement européen, sans idée de retour, tant mon travail me plaisait. Mon épouse n'a pas eu trop de mal à me convaincre de ne pas céder à cette offre.
Pour une fois je n'ai pas suivi l'envie d'aller voir "ailleurs et plus loin" dont Jean parle à plusieurs reprises dans son livre.
A l'époque, Jean ne savait pas que Marcel Le Garrec, qui l'avait élevé n'était pas son père biologique. Il n'a appris que bien plus tard, largement passé la cinquantaine, qu'il était le fruit d'un amour caché de sa mère avec un bel italien, disparu tragiquement au large de la Bretagne. M'aurait-il confié ce terrible secret de famille ?
"Ma vie a son secret, mon cœur a son mystère..."
Citations :
" Les grands chefs socialistes sont ceux qui parviennent à arbitrer le vieux débat entre l'aspiration légitime à un monde meilleur et la prise en compte des réalités".
"L'honnêteté, notamment intellectuelle, ne suffit pas pour gagner les élections. Il faut aussi faire rêver à des lendemains qui chantent, pour susciter un élan."
"Le bon manager est celui qui choisit des collaborateurs meilleurs que lui." (Merci de m'avoir proposé d'être un des tes principaux collaborateurs...)
"L'important, c'est la volonté d'agir où l'on se trouve".
"J'ai besoin de lire, de regarder des films, de voir le monde. Comment asseoir une vision politique sans curiosité intellectuelle."
09:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)
08/10/2007
Développement touristique
Moulin-le-Comte : le gîte va fermer,
La boîte à idées est ouverte !
Le gîte de groupes de Moulin-le-Comte va fermer et être mis en vente (environ 500.000 euros, si vous avez les moyens).
Contrairement à sa vocation initiale, il n'a jamais pu être la vitrine de l'artisanat local, un centre d'animation et d'expositions.
Son déficit n'était pas énorme, mais représentait, quand même, 1/3 de son budget, ce qui n'est pas une saine gestion. Des investissements importants (plusieurs centaines de milliers d'euros) auraient été indispensables pour le rendre plus attractif, dans les "normes touristiques" actuelles, en particulier pour les groupes de retraité(e)s, car la concurrence est rude. Il aurait également été nécessaire de faire de la publicité.
Ce gîte était placé sous la responsabilité du "Syndicat Morinie-Lys", présidé par le Maire d'Isbergues, qui a d'autres priorités, pour sa ville et son "Pays Artois-Flandres".
La Directrice se plaint d'avoir été "abandonnée par les élus airois".
Seuls deux élus airois siégeaient au conseil d'administration : le maire et son adjointe chargée du tourisme. Elle se réveille, bien tard, pour proposer une association avec le "Pays de Saint-Omer".
Le Conseil municipal, jamais consulté, les deux élus airois nous représentant, au delà de leurs discours sur le développement touristique, n'ont jamais brillé par leurs propositions.
Le Maire, Président de la "Communauté de communes", semble surtout préoccupé de récupérer, au plus vite, une partie de l'argent de la vente.
Si le gîte se vend, si des investisseurs privés ou associatifs sont prêts à investir pour donner vie au bâtiment, pas de problème.
Mais si personne n'en veut ? Pourrons-nous laisser cette maison devenir une ruine ?
Si la ville, ou la Communauté de communes l'achetait, que pourrions nous en faire ?
Reprendre le projet initial, qui n'a pas fonctionné, de vitrine de l'artisanat local ? Un centre d'animations et d'expositions ? Nous n'en manquons pas dans le bourg (les anciennes chapelles désaffectées, par exemple).
La boîte à idées et à propositions est ouverte : dans le cadre de la "démocratie participative", ce blog est ouvert à vos réactions !
09:05 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (4)


