27/08/2010
copacabana
Copacabana
De Marc Fitoussi
Avec Isabelle Huppert et Lolita Chammah
N'espérez pas voir dans ce film la célèbre plage de Copacabana, au Brésil, sinon en rêves, à travers l'imagination de "Babou", femme généreuse et fantasque, et même farfelue, mais qui ne se laisse jamais abattre, incarnée par Isabelle Huppert. Elle se retrouve à Ostende, alors que ce n'est même pas l'été, pour tenter d'y gagner sa vie, et prouver à sa fille, totalement dénuée de fantaisie, qu'elle n'a pas à avoir honte d'elle.
Véritable festival d'Isabelle Huppert, loin de sa réputation de "froideur". Elle joue aussi bien la comédie que la tendresse et l'émotion dans cette comédie humaine qui est également une caricature féroce de certaines relations humaines, en famille et dans l'entreprise, et des méthodes de vente dans l'immobilier, incompatibles avec la compassion naturelle de "Babou".
08:27 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
18/08/2010
BD et cinéma
Pilote
Le journal qui fait son cinéma
La BD, nouvelle star du 7ème art
Après un numéro évoquant les 40 ans de mai 68, puis un autre consacré à 69, année érotique, Pilote consacre son numéro annuel, au cinéma, avec en couverture une caricature de Marilyn par Jul.
120 auteurs, réalisateurs et dessinateurs racontent les liens, leurs connexions, entre la bande dessinée et le cinéma.
J’ai particulièrement aimé :
- Le dessin de Vuillemin sur la « magie » du cinéma ;
- Les « adaptations improbables » de BD au cinéma par Pétillon ;
- Le « langage cinématographique », en particulier les cadrages, expliqués, en dessins, par Gotlib ;
- Astérix et Obélix, en chair et en os, à « Vivement Dimanche », avec Drucker ;
- « La bande dessinée, c’est comme le cinéma », d’Emile Bravo ;
- Mézières et Christin qui racontent le « making of » d’un film ;
A lire en attendant la sortie cet automne de l’adaptation du « Chat du rabbin » de Joann Sfar.
08:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, cinéma
06/08/2010
please give
Please give
De Nicole Holofcener
Une femme gagne sa vie en faisant le commerce de meubles de personnes décédées. Et elle culpabilise.
Son mari la trompe avec la petite fille de la voisine, et il culpabilise.
Leur fille, adolescente, est pleine de boutons d’acné, et cela lui pourrit la vie.
Cela pourrait être du Woody Allen, surtout que cela se passe à New-York, mais il faudrait un peu plus d’humour et de distanciation pour cela…
La voisine, dont, presque, tout le monde, attend le décès, pour agrandir l’appartement, est encore la plus drôle par sa méchanceté naturelle, sans arrière pensée.
La vie passe, avec ses ratés et ses petites joies, et cela rend le temps parfois un peu long…
08:14 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
25/07/2010
L'italien
L’Italien
D’Olivier Baroux
Avec Kad Merad
Dino ou Mourad, tous sont égaux, surtout Dino.
L’histoire est connue : Mourad, joué par Kad Merad, pour qui le rôle a été taillé sur mesures, a assez vite fini par comprendre qu’il avait plus de chances de trouver un emploi et un logement en se rebaptisant Dino. Il y a quelques dizaines d’années les « Ritals » n’étaient guère mieux acceptés qu’aujourd’hui les Maghrébins. De mensonges en mensonges, envers son employeur, ses collègues, son amie, ses parents, Dino/ Mourad finit par se « griller ».
Film comique avec un fonds social certain, contre la bêtise du racisme, film émouvant. Trop de bonnes intentions ?
07:59 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
23/07/2010
Tournée
Tournée
De et avec Mathieu Amalric
Prix de la mise en scène, Cannes 2010
Un producteur, autrefois adulé à la télévision, organise, pour une tentative de come back, la tournée en France de strip-teaseuses "new burlesques", avec le rêve de terminer cette tournée à Paris.
J'avais beaucoup aimé la bande annonce, drôle et pétillante. Ma déception n'en a été que plus grande. Mathieu Amalric est excellent, les strip-teaseuses sont pétulantes à souhait, assumant leurs corps, loin des canons habituels, et jouant sur l'humour et le burlesque. La mise en scène a été primée à Cannes. Et pourtant ce film, d'une heure cinquante, n'en finit pas de chercher une chute. Trop à la limite du pathétique ? Suffisamment pour provoquer un malaise, aussi bien dans les scènes de coulisses, qui montrent les déserts de solitudes, que lors des digressions sur la vie du producteur en dehors de la tournée.
08:06 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma