27/06/2010
la tête en friche
La tête en friche
De Jean Becker
Avec Gisèle Casadessus et Gérard Depardieu
Si vous avez vu la bande annonce, très bien faite, vous avez vu l’essentiel.
Germain n’est pas l’idiot du village, mais il a « la tête en friche » : il est gentil mais maladroit et ne comprend pas tout. Il y a plusieurs formes d’intelligence. Il a celle du cœur. Il a été un enfant mal aimé par sa mère, moqué par son instituteur, puis par ses copains de bistrot qui le prennent pour un con. C’est à lui que pourrait s’appliquer la fameuse phrase de l’évangile : « heureux ceux qui ont l’esprit simple, le royaume des cieux leur appartient ». Et Germain, superbement interprété par Depardieu, prouve qu’il ne faut pas confondre esprit simple et simple d’esprit.
Sa vie est transformée par une rencontre avec un vielle dame, merveilleuse Gisèle Casadessus, qui prouve que l’on peut être une immense actrice à plus de 90 ans. Elle lui fait la lecture, en commençant par Camus, et lui offre un dictionnaire inutile (difficile de trouver les mots quand on ne sait pas comment ils s’écrivent !), lui redonne goût à la vie, et réciproquement.
Si vous aimez les films de Jean Becker (Les enfants du marais) vous serez charmés : tout le monde est gentil dans un monde bucolique et une fin heureuse et paisible est garantie : optimiste et reposant…
10:59 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
26/06/2010
vouloir être heureux
L'homme qui voulait être heureux
Laurent Gounelle
"Pocket" 13841
Un des succès de librairie du moment, mais pas vraiment un roman puisqu'il n'y a pas vraiment d'histoire, sinon celle d'un occidental qui rencontre, à Bali, île où la "religion" majoritaire est le bouddhisme (qui ne se veut pas une religion car "Nous sommes ce que nous pensons"), un "gourou" qui va l'aider à savoir ce qu'il veut vraiment...et à se passer d'un "gourou".
Des rappels intéressants :
- "L'effet placebo" qui n'est pas sans rappeler la méthode "Coué" de l'autosuggestion : le % élevé de gens (jusqu'à 54%) qui éprouvent les effets, y compris négatifs, de médicaments qui ne sont en fait que des "placebos" ("Ce que l'on croit devient réalité") ;
- "Les autres ont tendance à nous voir comme l'on se voit soi même"... et réciproquement : "les gens ont tendance à se comporter selon la façon dont on les voit" ;
- L'influence des parents et des enseignants sur le développement et la réussite des enfants ;
- "On a fait un grand pas dans la vie quand on cesse de généraliser ce qui concerne les autres" ;
- "On en peut juger une croyance, seulement ses effets" ;
- "Ne laisse jamais personne te dire ce dont tu n'es pas capable".
08:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
25/06/2010
Dans ses yeux
Dans ses yeux
El secreto de sus ojos
Oscar du meilleur film étranger
De Juan José Campanella
Avec Soledad Villamil et Ricardo Darin
Buenos Aires, aujourd’hui, un greffier à la retraite souhaite écrire un roman sur une affaire criminelle des années 70 : le prétexte pour une plongée dans l’Argentine d’Isabelle Peron, au temps d’ « une » justice qui n’est pas « la » justice.
En plus de la dimension politique et de l’enquête policière, de la réflexion sur la justice, il y a les histoires d’amour, le sens de la vie. Un film dense de plus de deux heures que l’on ne voit pas passer, avec de nombreux rebondissements, en compagnie de personnages humains et attachants.
En plus de l’Oscar américain, le film a emporté les « Goya 2010 », l’équivalent de nos « César », du meilleur film, et de la meilleure révélation féminine.
Vaut le détour…
08:33 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)
24/06/2010
encadrer les bonus
LE PARLEMENT EUROPÉEN VEUT ENCADRER LES BONUS DES SOCIÉTÉS COTÉES EN BOURSE
La commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen recommande des règles contraignantes à l'échelle européenne pour encadrer les rémunérations des administrateurs des établissements financiers et sociétés cotées en bourse.
Après la chute de Lehman Brothers et la crise systémique qui en a résulté, les Etat ont pris leurs responsabilités pour sauver les banques. Les gens ont vu de grands patrons d'établissements financiers partir avec des indemnités représentant plusieurs millions d'euros. C'est tout simplement immoral et inacceptable.
Nous devons empêcher le secteur de prendre autant de risques et cela passe par une limitation des bonus et autres avantages disproportionnés.
Depuis le déclenchement de la crise financière en 2008, beaucoup d'Etat membres ont pris des mesures pour encadrer les rémunérations des administrateurs. Ce n'est pas suffisant. Nous avons besoin de règles contraignantes et harmonisées au niveau européen pour éviter une concurrence déloyale.
C'est au niveau européen qu'il faut limiter et encadrer les primes.
Ces primes ne devraient pas exceder 50% de la rémunération fixe annuelle totale de l'employé.
Quant aux parachutes dorés, le patron d'une grande entreprise ne devrait pas toucher d'indemnité de départ en cas de mauvaises performances.
De plus, toute prime doit être soumise à l'impôt et ne pas faire l'objet d'une évasion fiscale.
La mise en place d'un Fonds de garantie, alimenté par les banques et établissements financiers, afin de pallier aux défaillances de ces dernières est indispensable pour éviter de démander aux contribuables de payer pour les risques pris par d'autres.
08:46 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
23/06/2010
Nietzsche
Nietzsche
Se créer liberté
D’après « L’innocence du devenir, la vie de Frédéric Nietzsche » de
Michel Onfray, dessins de Maximilien Le Roy
Editions « Le Lombard » et Dargaud
Superbe réussite que cette histoire de la vie de Nietzsche et de ses principales idées : on retrouve le talent pédagogique de Michel Onfray, célèbre pour son « Anti-manuel de Philosophie ».
Les dessins sont généralement sombres, à l’image du personnage.
« On devrait croire un philosophe quand sa vie témoigne de ce qu’il dit »
« On adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême »
« Quelle dose de vérité l’homme peut-il supporter ? »
« La vérité est une histoire de métaphysique, le bonheur une affaire de morale »
« C’est l’espoir qui est à l’origine de toutes nos déceptions, le désir ne tient jamais ses promesses »
« Il faut aimer ce qui advient : « aime ton destin », c’est la formule du bonheur »
« Je ne croirais qu’en un Dieu qui sache danser »
07:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, philosophie


