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29/07/2010

Kant et son kangourou

Kant et son kangourou franchissent les portes du paradis

 

Petite philosophie de la vie (et après) par les blagues

 

Thomas Cathcart et Daniel Klein

 

Seuil

 

 

La suite de "Platon et son ornithorynque entrent dans un bar : la philosophie expliquée par les blagues", des mêmes auteurs.

 

Ces enseignants veulent prouver que "un concept philosophique traduit en histoire drôle devient aussitôt plus clair" ; "on apprend mieux quand on est de bonne humeur". Mais Heidegger ne disait-il pas : "Se rendre intelligible est le suicide de la philosophie" ?

 

J'ai trouvé ce deuxième opus nettement moins bien réussi que le premier. Il est vrai qu'il est centré sur un des sujets essentiels de la philosophie : la mort, ou la fin de la vie. Pourtant, ce ne sont pas les blagues sur la mort et les "macchabés" qui manquent, puisqu'elles "désamorcent l'angoisse", parce que "la vie ça finit toujours mal".

 

Le livre fait souvent référence à Maître Woody Allen qui a eu ce mot célèbre : " Je ne veux pas atteindre l'immortalité grâce à mon œuvre, je veux atteindre l'immortalité en ne mourant pas."

 

"La concurrence entre longévités du style "la mienne est plus longue que la tienne" est l'ultime compétition des papys-boomers".

 

Le film le plus philosophique sur la mort est probablement "The Bucket list" ("Sans plus attendre") qui met en scène deux cancéreux qui font la liste de ce qu'ils voudraient faire avant de mourir, avec cette citation inoubliable : " Ne manque jamais une occasion de pisser, profite de chaque érection, et méfie toi toujours de tes pets"...

 

"Avec notre tendance invétérée à vivre dans le passé, ou à anticiper le futur, nous finissons par ne jamais réussir à simplement être ici et maintenant".

 

Pour terminer, une blague qui n'a rien à voir avec la mort, mais qui illustre le concept d'obligation : " Une femme trouve son mari au lit avec sa meilleure amie. Elle fixe celle-ci d'un regard incrédule et crie : Moi je suis obligée ! Mais toi ?".

 

08:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philo

28/07/2010

cadavre exquis

Cadavre exquis

Pénélope Bagieu

Editions « Bayou » / Gallimard

 

Une véritable histoire, des vrais dessins, un vrai roman en bandes dessinées.

La rencontre improbable d’une jeune fille qui ne lit pas de livres avec un romancier à succès dont elle n’a jamais entendu parler.

Le fin est gentiment immoral, mais tellement inattendu et drôle…

Entre la rencontre et la fin, les difficultés de la création…et les difficultés de vivre avec un tel égocentrique.

De plus en plus de femmes s’affirment dans cet art. Pénélope Bagieu, si cela est son vrai nom, s’y fait, par ce livre réussi,  une place qu’elle devra défendre en confirmant son talent montré.

 

08:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, bd

26/07/2010

roaming

Roaming

 

Le Parlement européen s'est beaucoup, et longuement, battu pour obtenir une Directive européenne limitant le coût du "roaming", les transferts de communication,  à l'intérieur de l'Union européenne.

Comment construire une véritable "union" européenne si chaque fois que l'on m'appelle, par exemple de France, sur mon téléphone français, mais que je suis, par exemple, en Belgique, cela me coûte une fortune ?

Les opérateurs ont crié au scandale, à l'étranglement, mais ont été obligés de s'incliner.

 

Avec la multiplication des "smartphones", Iphones et autres, ils se rattrapent sur le "roaming" des mails.

J'ai sous les yeux une facture qui fait payer 66,90 euros pour 5 communications "web", d'un total de 5.000 ko,  passées depuis l'étranger, soit plus de 10 euros le mail.

Comment justifier de tels tarifs ?

L'intérêt d'internet est justement de pouvoir communiquer partout dans le monde pour des prix modiques. Gratuitement, même, avec Skype.

 Une heure passée dans un "cyber café" coûte trois euros...

Un opérateur belge propose un forfait de 500.000 ko, soit 500 fois ce qui a été facturé si cher par l'opérateur français,  pour 90 euros.

 

Après avoir gagné la bataille du roaming téléphonique, il est temps que le Parlement européen, dont le rôle est de défendre les intérêts des Européens, mène la bataille du roaming des mails.

 

 

08:12 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

25/07/2010

L'italien

L’Italien

D’Olivier Baroux

Avec Kad Merad

 

Dino ou Mourad, tous sont égaux, surtout Dino.

L’histoire est connue : Mourad, joué par Kad Merad, pour qui le rôle a été taillé sur mesures, a assez vite fini par comprendre qu’il avait plus de chances de trouver un emploi et un logement en se rebaptisant Dino. Il y a quelques dizaines d’années les « Ritals » n’étaient guère mieux acceptés qu’aujourd’hui les Maghrébins. De mensonges en mensonges, envers son employeur, ses collègues, son amie, ses parents, Dino/ Mourad finit par se « griller ».

Film comique avec un fonds social certain, contre la bêtise du racisme, film émouvant. Trop de bonnes intentions ?

 

07:59 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

24/07/2010

Katiba

Katiba

Jean-Christophe Ruffin

Flammarion

Katiba pourrait être un joli prénom féminin.
Une « Katiba » est un camp d’entraînement pour jihadistes des groupes d’ « Al Quaida au Maghreb Islamique ».
Ces camps sont généralement situés dans cette zone désertique du Nord de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Tchad, du sud de l’Algérie, pays d’où vient la dénomination.

L’actualité vient de nous rappeler l’existence de ces groupes armés, puisque l’armée mauritanienne vient de détruire une de ces bases, avec l’aide logistique de l’armée française, et selon des renseignements fournis par les Américains. On connaît mal le rôle que les Algériens ont joué dans l’opération.
Dans le roman, c’est l’armée algérienne qui lance ses commandos, en collaboration avec une officine privée de « sécurité ».
C’est le reproche qu’il est possible de faire à se roman, par ailleurs facile à lire : il glorifie un peu trop, à mon goût, les services spéciaux algériens, et la privatisation du « renseignement », l’un comme l’autre ne méritant peut-être pas autant d’honneurs…

L’auteur, qui n’avait pas encore été viré de son poste d’ambassadeur au Sénégal (« Comme un con, j’ai cru le Président quand il a dit qu’il allait mettre fin à la Françafrique »), défend la politique de « Sarko l’Américain » : « Les Français ont compris qu’ils devaient compter sur les Américains pour leur sécurité ».
Il y a de l’action, des rebondissements, du suspens jusqu’à la fin, des agents doubles, des histoires d’amour : tout pour faire un bon film !


« Bruxelles est une ville où rien n’apparaît suspect, dans ce mélange de rues cossues et de faune cosmopolite ».
« Lui aussi avait l’air belge, à supposer que ces mots aient un sens »

« On ne fait pas pousser une plante en tirant sur les feuilles »





15:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature