09/07/2010
Ben Stiller moins comique
Greenberg
De Noah Baumbach
Avec Greta Gerwig et Ben Stiller
La crise, masculine, de la quarantaine, d'autant plus difficile à vivre au contact de jeunes femmes de 25 ans qui renvoient aux idéaux perdus, à ce qu'aurait pu être la vie et ce qu'elle n'est pas.
40 ans, le moment de se demander ce que l'on veut faire du reste de sa vie.
Après deux "Nuits au musée", Ben Stiller a voulu montrer qu'il n'était pas uniquement un acteur comique. De ce point de vue, c'est assez réussi, la comédie est plus amère qu'hilarante. Seule la fin, prévisible, en fait une "comédie romantique".
08:16 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
07/07/2010
au pays de Magritte et des Schroumpfs
LA PRESIDENCE BELGE, UNE CHANCE POUR NOUS TOUS ?
La Belgique est un pays qui jette un pont vers une attitude pro-européenne. C'est une chance pour nous tous.
Sa responsabilité sera d'apporter sa contribution pour faire en sorte que, grâce à une meilleure réglementation, nous puissions réduire les déséquilibres sociaux en Europe.
Il n'est pas tolérable que les charges, les frais, le fardeau, le coût de cette crise pèsent encore et toujours sur les épaules des travailleurs et des travailleuses.
Il faut que le secteur bancaire paye sa part. La réglementation financière et un gouvernement économique en Europe sont absolument nécessaires.
La Présidence belge se doit de faire avancer le projet d'un revenu minimum en Europe dans le cadre de l'année européenne de lutte contre la pauvreté.
La Belgique doit apportée une valeur ajoutée à la présidence du Conseil européen et au Haut représentant chargé de la politique étrangère de l'Union. Les citoyens attendent de l’Europe une réponse communautaire à la crise en termes de régulation financière, de création d’emplois, de croissance verte, avec des projets, des investissements, des moyens à l’appui - bref, un souffle social, une dynamique européenne.
Au pays du surréalisme, celui de Magritte et des Schroumpfs, rien n’est impossible.
11:27 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
06/07/2010
Ne pas se laisser mener "en bateau"
LES CITOYENS QUI VOYAGENT EN BATEAU BIENTÔT MIEUX INDEMNISÉS
Les usagers des ferries, les amateurs de croisières et peut-être bientôt également ceux qui prennent le car seront à l'avenir mieux indemnisés en cas de retard ou d'annulation de leur voyage.
Le Parlement européen a donné son feu vert à deux législations européennes qui étendent les droits, qui existent déjà pour les usagers du train et de l'avion, à ceux qui recourent au transport par voie maritime ou par la route.
Le Parlement europén est parvenu à un bon accord avec le Conseil des ministres pour protéger les usagers du transport maritime. En revanche, le Conseil refuse jusqu'à présent d'étendre ces droits pour les voyageurs qui utilisent le car ou le bus. Ceci est incompréhensible.
C'est une bonne nouvelle pour les citoyens. Cela corrige une situation. Seuls les voyageurs utilisant l'avion ou le train étaient, jusqu' aujourd'hui, indemnisés.
Le Parlement européen estime que ces droits doivent être étendus à tous les voyageurs quel que soit leur mode de transport. L'accent a été particièrement mis sur la protection des personnes à mobilité réduite.
Le bénéfice de ces mesures devrait intervenir d'ici deux ans pour les usagers du transport maritime. En revanche, ceux qui utilisent le bus ou le car devront encore patienter un peu. Un conflit oppose le Parlement européen au Conseil des ministres qui décident conjointement.
Nous souhaitons que les personnes qui voyagent par bus ou par le car puissent être indemnisés y compris lors de leurs déplacements à l'intérieur d'un Etat membre. Nous sommes prêts à poursuivre les discussions avec le Conseil pour parvenir à ce résultat.
14:06 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
04/07/2010
un conseil très municipal
Un conseil très municipal
Théâtre Mélo d’Amélie
De Christian Dob
Mise en scène de Xavier Letourneur (qui joue également le rôle du maire)
Nostalgie de mes 19 années de conseils municipaux ? Je mes suis décidé à aller au « café théâtre » voir cette pièce qui date de 1985, manifestement réactualisée.
Très drôle ! Le public est mis à contribution. Pas toujours crédible dans les procédures. Le personnage halluciné du secrétaire de mairie (on dit aujourd’hui « directeur général des services ») appartient à un autre univers que ceux que j’ai connus.
Mais il y a des situations que j’ai bien reconnues :
- Les relations entre le maire est son premier adjoint, liés par nécessité mais rêvant de leur disparition réciproque ;
- Les relations entre le maire et l’opposition : cause toujours, j’ai la majorité, et même les procurations des absents en cas de besoin ;
- L’opposition accusée de dénigrer les belles traditions locales (dans la pièce la « fête du boudin », avec défilé de chars et de majorettes ; toute ressemblance avec la « fête de l’andouille » ne pouvant être que fortuite) ;
- Les sigles incompréhensibles pour tout ce qui touche à l’urbanisme, mais parfaitement maîtrisés par ceux qui veulent rendre constructibles des terrains inondables ;
- La défense, par certains élus, mandatés pour cela, des intérêts des commerçants du centre ville ;
- Les hommages rendus à l’ancien maire, inattaquable puisque décédé ;
- La droite qui refuse toutes politiques sociales ou culturelles, avec les pires arguments réactionnaires.
Ceci étant la démagogie n’est pas toujours là où on le croit : pour la quasi-totalité des élus municipaux l’accomplissement de leur mandat coûte bien plus qu’il ne rapporte, et le nombre de « mis en examen » est infinitésimal.
11:53 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, théâtre
03/07/2010
Galadio
Galadio
Didier Daeninckx
Editions nrf Gallimard
Daeninckx de la série noire à la « blanche » de Gallimard, pour raconter l’histoire d’un métis.
Nous avons tous appris au lycée qu’entre les deux guerres mondiales, l’armée française avait occupé la Ruhr, en réaction à l’absence de paiement des dédommagements prévus par le Traité de Versailles.
Galadio nous raconte que, qui dit armée française, dit soldats « coloniaux » (les fameux « tirailleurs sénégalais », qui, bien évidemment, n’étaient pas tous Sénégalais). Tout naturellement, il y a eu des histoires d’amour entre les soldats, même noirs, de l’armée d’occupation et de jeunes femmes du pays. Tondues au départ des troupes étrangères, comme il se doit dans un monde de salauds. Des enfants sont nés, comme Galadio. Après la prise du pouvoir par les nazis, ces enfants, symboles de « l’avilissement du sang aryen » ont subi un sort guère plus enviable que celui des juifs.
Le voyage initiatique de Galadio/Ulrich nous conduit dans l’Allemagne hitlérienne, en Afrique coloniale, puis dans l’Allemagne « libérée » du joug nazi, mais détruite.
Un petit livre par le nombre de pages, mais grand par les idées qui le sou tendent. A la fois sensible, émouvant, intéressant pour l’arrière plan historique : excellent !
Juste une toute petite remarque : la Tanzanie n’a existé qu’au moment de l’indépendance, par l’union du Tanganyika, colonie allemande et de Zanzibar.
«L ‘habit ne fait pas le blanc »
11:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature


