04/10/2008
Le petit prince mis en images
Le petit prince
Mise en images du texte d'Antoine de Saint-Exupéry par
Joan Sfar
Editions Gallimard, collection "Fétiche"
Cet album est une réussite totale, y compris la mise en couleurs.
Saint-Exupéry n'ayant pas écrit son texte en collaboration avec Joan Sfar. Il faut donc croire que le dessinateur, connu pour "le chat du rabbin", s'est complètement immergé et imprégné dans l'œuvre de l'écrivain.
La poésie du dessin fait mieux que s'additionner à la poésie du texte : elle la multiplie.
"Les grandes personnes sont bien étranges", elles "s'occupent de choses sérieuses", mais "ce n'est pas de leur faute" et elles liront avec enchantement cette version du "Petit prince", pour se souvenir qu'"on ne voit bien qu'avec le cœur", qu'"on ne connait que les choses que l'on apprivoise", que "tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé" mais "on risque de pleurer un peu si on s'est laissé apprivoiser".
"Il y avait sur la terre un petit prince à consoler" et "aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance".
Mon souhait est que mes petits enfants, après mes enfants, éprouvent la même émotion.
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03/10/2008
Le malade imaginaire
Le malade imaginaire
De Molière
Avec Michel Bouquet
Théâtre de la porte Saint-Martin
Le texte est connu. La médecine a fait des progrès. La pièce reste actuelle, même si les jeunes filles ne se marient plus pour faire plaisir, ou par obéissance, à leurs papas. Elles ne se marient plus guère, d'ailleurs. Les hypocondriaques et les médecins incompétents sont toujours parmi nous.
Michel Bouquet est remarquable, plein de vitalité.
Pendant la pièce j'ai souvent pensé à son incarnation de François Mitterrand qui prenait tant de médicaments pour lutter contre son cancer.
Pour l'anecdote, ce soir là Ségolène était dans la salle, avec une jeune fille qui était probablement sa fille. Ségolène était très simple, très anonyme. Bien entendu, je n'avais rien remarqué, même pas les regards tournés vers elle des autres spectateurs, et pas entendu leurs commentaires, unanimement élogieux, pour cette femme séduisante qui venait de fêter ses 55 ans. Rien à voir avec la politique, et certains de ses discours qui me font grincer des dents, mais ce soir là elle avait fait le bon choix et paraissait à son avantage.
08:00 Publié dans Téâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : théâtre
02/10/2008
Pour une réforme urgente et profonde du système financier
UNE REFONTE DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL EST NECESSAIRE"
Alors que la crise financière s'étend à l'Europe, il est urgent d'entreprendre une réforme urgente et profonde du système financier mondial.
La crise a gagné l'Europe. Nos citoyens sont inquiets pour leurs économies et leur épargne, le financement de leur retraite. Les dirigeants européens doivent prendre des mesures pour assainir le système financier mondial et prévenir d'autres crises.
Cette crise confirme les excès et dérives du capitalisme casino qui ne répond qu'à une seule logique, l'appât du gain. C'est aussi la faillite d'un capitalisme sauvage qui n'investit plus dans les entreprises et la création d'emplois mais se contente de façon incontrôlée de faire de l'argent avec de l'argent.
Cette dérégulation totale des marchés financiers n'est plus tolérable. Faisons tout de suite ce qui est nécessaire pour éviter qu'elle ne menace l'industrie européenne et nos systèmes de protection sociale.
La solution ne peut s'appuyer uniquement sur la "nationalisation" des pertes alors que les profits, eux, seraient dans la poche des spéculateurs. Nos citoyens ne comprendraient pas qu'on leur présente la facture.
Nous avons besoin d'une nouvelle architecture du système financier mondial.
L'Europe doit mettre en place des gendarmes pour réguler nos marchés financiers et le rôle de la banque centrale européenne dans l'architecture de la supervision doit être renforcé. On ne peut pas demander à la BCE d'être prêteur de dernier ressort et refuser qu'elle ait une vue d'ensemble sur les comptes des banques.
Si l'UE veut se prémunir contre de nouvelles crises, elle doit aussi - à défaut d'un budget d'intervention - se doter d'un système de dépôt de garanties.
Seul un superviseur européen intégré, sur le modèle du système européen de banques centrales, représentant l'intérêt de la zone euro, serait audible. Cela nous permettrait de discuter d'égal à égal avec les Etats-Unis,
Nous avons en outre besoin de renforcer la régulation des agences de notations de crédit. Nous attendons enfin une proposition de la Commission européenne. Un an après les premières secousses de la crise, il est grand temps d'agir.
08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, crise financière
01/10/2008
Réagir, enfin, à la crise financière
Les socialistes sont partisans du marché, mais ils savent que, sur un marché, il y a des acteurs honnêtes, mais il y a aussi des voleurs et que donc il y a besoin de gendarmes.
Il est étonnant de constater que, quand on cherche à mettre en place des gendarmes modernes pour réguler des voleurs modernes, eh bien tout d'un coup, on est accusé d'archaïsme.
Nous avons besoin d'une supervision et d'une régulation modernes. Et pour cela, il n'y a pas trop de risques que nous nous précipitions en adoptant une législation inadaptée, étant donné que nous sommes déjà plus d'un an après le déclenchement de la crise, et nous n'avons pourtant toujours pas de proposition concrète, ni du gouvernement français, ni des instances européennes.
Le Président de la République française annonce une initiative: il dénonce lesresponsables et va réunir tout le monde autour de la table pour discuter. Mais de quoi va-t-il discuter?
Reprendre la feuille de route qui a déjà été définie par le Forum de stabilité financière et que personne ne sait mettre en oeuvre parce que, dans le Forum de stabilité financière il n'y a pas les autorités pour mettre en oeuvre cette feuille de route?
Il est indispensable de mettre en place un système d'alerte précoce et de "renforcer le bras armé de l'Europe" en matière de régulation et de supervision des marchés financiers.
08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, crise financière
30/09/2008
mes vacances ratées avec Nicolas Sarkozy
Mes vacances ratées avec Nicolas Sarkozy
Guillemette Faure
Editions Ramsay
Guillemette Faure était la correspondante aux Etats-Unis du Figaro, donc pas vraiment une gauchiste anti sarkozyste.
L'année dernière, pendant l'été, elle a été chargée de suivre les vacances de la famille Sarkozy aux USA, au bord du lac Winnipesaukee ("le sourire du grand esprit").
Il ne se passait rien, et elle avait pour tâche de raconter qu'il ne se passait rien dans le meilleur des mondes possibles.
Elle a pu vivre "en direct" la différence entre les journalistes américains et les journalistes français à l'égard des Présidents.
Elle a pu voir comment Sarkozy utilisait la presse et donnait ses directives aux journalistes, en particulier les photographes, car ce qui compte surtout, pour lui plus que pour tout autre, c'est l'image.
Elle s'est demandée où était, pour Sarkozy et pour la presse, la ligne de partage entre vie publique et vie privée.
"Nicolas Sarkozy a voulu désacraliser la fonction. Il a créé l'envie d'entrer dans sa vie privée".
"Cet été là, le métier de journaliste politique allait beaucoup changer" ; "Il veut des mêlées de journalistes autour de lui." ; "il ne peut se passer d'être un évènement à lui tout seul".
"Pour le confort de ses nuits, Nicolas Sarkozy se fout de l'opinion quand il s'agit de choisir ses vacances" ; "2 000 mètres carrés, onze salles de bain, une salle de cinéma" ; "Tarif de la location : 22 000 euros la semaine". "Il n'a pas l'intention de jouer les M. tout le monde. Il a l'argent décomplexé." : "J'ai le droit d'avoir des amis, d'aller les voir en vacances".
Il est donc allé voir W, qui possède 650 hectares au Texas. "Bush serait prêt à tout pardonner à Nicolas, tellement il est content de ne plus avoir à faire à Chirac".
Guillemette Faure n'a pas écrit un pamphlet. Elle est seulement un peu désappointée, un peu critique, un peu moqueuse. Elle ne travaille plus pour le Figaro...
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, politique, sarkozy


