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23/10/2008

Pourquoi les socialistes veulent-ils sauver les banques ?

CRISE FINANCIERE: LE "OUI MAIS..." DES SOCIALISTES  EUROPEENS AU PLAN DE SAUVETAGE EUROPEEN DES BANQUES

 

Les eurodéputés socialistes exigent des mesures drastiques et ambitieuses - telles que la fin des paradis fiscaux - pour éviter une répétition de la crise financière  et limiter son impact  sur la croissance et l'emploi en Europe.

 

Le plan de sauvetage des banques,  décidé par le Conseil européen,  était indispensable pour éviter la faillite de notre système bancaire et protéger l'épargne de nos citoyens. Le groupe socialiste européen ne donne pas pour autant un chèque en blanc à la Commission européenne et au Conseil.

 

Les Socialistes européens estiment que ce plan doit s'accompagner d'une action coordonnée des vingt-sept pour la sauvegarde des emplois en Europe alors que la récession menace.

 

Nous avons besoin d'une meilleure gouvernance économique de la zone euro pour accompagner la politique monétaire de la Banque centrale européenne. La Commission européenne devrait en outre être chargée de piloter la surveillance des plans nationaux mis en place pour sauver les banques. Si l'Etat devient actionnaire d'une banque, il doit rendre des comptes au citoyen.

 

Les Socialistes européens jugent en outre qu'il est grand temps de s'attaquer au problème des paradis fiscaux par lesquels transite plus de la moitié des flux financiers mondiaux,  dont l'argent de la grande criminalité.

 

On ne peut pas demander à nos citoyens de contribuer au sauvetage de leurs banques sans réclamer des comptes à ceux qui pratiquent la fraude fiscale et planquent leur argent dans des centres off shore.

 

Il n'y aura pas de stabilité à long terme du système financier mondial sans la fermeture de ces centres off shore. L'UE doit donner l'exemple dans ce domaine et faire pression sur les autres pays.

 

Les socialistes européens proposent d'inclure tous les acteurs financiers y compris les fonds d'investissement  spéculatifs dans les initiatives qui seront prises pour renforcer la supervision et la régulation des marchés financiers et du système bancaire.  

 

Les centres off-shore abritent 2/3 des hedge funds. Certes ces fonds spéculatifs ne sont pas responsables de la crise financière mais ils sont co-responsables d'une partie substantielle des dettes. Ils sont encore moins transparents que les autres acteurs du marché. Si ion veut éviter une nouvelle crise causée par un endettement excessif et le manque de transparence, ce serait une bonne idée de les inclure dans les nouvelles règles.

 

Sur tous ces points, les Socialistes européens regrettent amèrement que les Droites européennes n'aient pas soutenu ces revendications dans la résolution parlementaire.

 

Le Groupe socialiste européen continuera à apporter sa contribution à la réflexion globale sur la refonte du système financier mondial.

22/10/2008

une alliance contre le changement climatique

DEVELOPPEMENT: LES SOCIALISTES EUROPEENS EN FAVEUR D'UNE ALLIANCE GLOBALE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

 

Le Parlement européen a adopté le rapport portant sur la construction d'une "Alliance mondiale contre le changement climatique entre l'UE et les pays en développement pauvres et les plus vulnérables au changement climatique". L'objectif de cet instrument est de permettre à ces pays de s'adapter le mieux possible aux conséquences du changement climatique dont ils sont les premières victimes.

 

Les 60 Millions d'euros par an prévus par la Commission Européenne sont largement insuffisants pour répondre efficacement au défi immense que constitue la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

 

Le groupe socialiste européen s'est par ailleurs montré très critique à l'égard de l'utilisation du Fonds Européen de Développement (FED) pour financer l'Alliance. Ce fonds qui n'est en effet pas inscrit au budget de l'UE, échappe au contrôle démocratique du Parlement Européen. Le FED a déjà été largement utilisé pour financer de nouvelles initiatives et la Commission doit donc respecter son engagement à trouver de nouvelles sources de financement afin de préserver le FED.

 

Les socialistes européens ont par ailleurs demandé que l'utilisation du FED soit strictement contrôlée, afin que ces fonds servent bien à  financer des actions de développement, et que le recours au FED soit limité à la première année de mise en œuvre de l'Alliance.

 

En outre, les socialistes se sont clairement prononcés pour qu'un lien étroit soit établi entre le changement climatique la crise alimentaire actuelle. L'Alliance doit s'attaquer aux causes profondes de cette problématique et proposer des pistes concrètes, comme la promotion de l'agriculture vivrière ainsi que la création de ceintures vertes autour des villes de moyenne importance.

 

Enfin, sur le sujet sensible des agrocarburants, les socialistes européens ont empêché la droite du Parlement d'utiliser l'Alliance pour donner carte blanche à leur production accrue dans les pays pauvres. Ils ont en effet demandé à la Commission d'élaborer des critères clairement identifiés, prenant en compte l’impact environnemental, social et économique de la production d’agrocarburants, ainsi que la priorité d’assurer la sécurité alimentaire avant de promouvoir l’agriculture d’exportation.

 

 

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

21/10/2008

Scoop

Scoop

 

Bruno Mouron et Pascal Rostain

 

Révélations sur les secrets de l'actualité

 

Editions Flammarion

 

Le "Photojournalisme" est un journalisme à part entière. Il est bien connu qu'"une image vaut 1.000 mots". Mais "les images peuvent mentir, aussi bien, voire mieux que les mots".  Dans le journalisme, qu'il soit photographique ou non,  toutes les méthodes sont elles acceptables ?

Il est remarquable d'obtenir la confiance d'un Chef d'Etat, ou de gouvernement, ou du leader d'un mouvement politique, social, syndical, important, et d'en faire des photos superbes, que nous sommes heureux de voir, surtout si elles s'accompagnent d'anecdotes.

Mais il est des techniques qui relèvent du harcèlement,  qui portent atteinte à la vie privée de personnes publiques, des méthodes condamnables et donc justement condamnées en justice.

Avons nous besoin d'avoir une photo de Chirac en pyjama, de Marchais à l'agonie, de Mitterrand sur son lit de mort ?

Si ces photos se vendent aux magazines, c'est qu'il y a des acheteurs, mais de là à justifier ce métier, "de voyou" comme le reconnaissent les auteurs, même s'ils prétendent le faire "comme des gentlemen" !

Il est vrai qu'il y a un "filtre" : "Les politiques n'ont même plus besoin de faire pression sur les photographes. Les patrons des groupes industriels, propriétaires des journaux s'empressent d'accéder aux affectueuses sollicitations de leurs amis...quand ils ne les devancent pas !"

Ainsi, les photos montraient rarement "le cortège habituel qu'affectionne le ministre (Sarkozy), avec ses trois voitures d'escorte, toutes sirènes hurlantes, les motos et les rues barrées. Sarkozy adore les signes extérieurs du pouvoir, et pour nous, c'est bien pratique".

Ainsi le directeur de la rédaction de Paris Match, et le rédacteur en chef de Gala ont payé de leur licenciement la publication de photos "inappropriées".

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2008

promesses augmentées, crédits diminués

Insuffisance criante des crédits pour les actions extérieures de l'Union européenne

 

Il y a un écart criant entre les intentions, les annonces, et la réalité budgétaire de l'action de l'Union européenne...qui remet en cause la possibilité d'atteindre les objectifs fixés.

Le Conseil des ministres a encore réduit un budget déjà maigre.

L'aide  à la reconstruction de la Géorgie (500 millions d'euros promis) se rajoute, sans un euro supplémentaire dans le budget, à l'aide à l'Afghanistan, à la Palestine, au Kosovo, aux pays pauvres...

Face aux annonces, les crédits prévus ne permettent pas à l'Union européenne de tenir ses promesses et de jouer son rôle de partenaire au niveau mondial.

 

19/10/2008

l'affaire du cuisinier chinois

L'affaire du cuisinier chinois

 

Pascal Vatinel

 

Editions du Rouergue

 

 

Pascal Vatinel, sinologue, historien et philosophe nous entraîne dans une histoire d'amour, contrarié,  au temps des "Royaumes combattants", 300 ans avant notre ère.

Avec des allers retours dans le temps présent, pour bien montrer que la lutte pour la justice, comme le Yin et le Yang,  traversent les siècles.

Un adepte de Confucius et un Taôiste s'allient pour faire triompher le Bien contre le Mal.

Comme la cuisine est un élément essentiel de la civilisation ("Tout ce qui marche, vole, nage ou rampe sur notre planète semble pouvoir trouver ici une recette"),  un cuisinier est au centre de l'"affaire", qui rassemble, 2.300 ans plus tard deux vénérables universitaires contre des bureaucrates corrompus, "dans un présent façonné par le goût du pouvoir, plongés dans un passé qui ne l'était pas moins" car "tout change et rien ne change".

 

 

"Atteindre le but est important, mais tellement moins que de savoir marcher"

 

"La soif du pouvoir peut procurer chez certains êtres une énergie et des facultés insoupçonnables"

 

 "C'est au comble du bonheur qu'il faut se préparer à affronter le malheur"

"C'est lorsque le cochon est beau et bien gras qu'il a le plus de chances d'être dévoré"

 

"Lorsque la pâte du ravioli se déchire, la farce apparaît"

 

"Même celui à qui il ne reste qu'un cheveu, on ne peut le traiter de chauve"

 

"Quelle que soit l'épaisseur de la neige, elle ne peut suffire à écraser une montagne"

 

"Ce n'est pas en le tirant pas la queue que tu sors le tigre de sa tanière"

 

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire