18.06.2008
Créationisme
Les dangers du créationnisme Même sans être un grand lecteur de la Bible, tout le monde a entendu parler de la "Genèse", la création du monde en six jours, avec repos le septième. Mais il est admis aujourd'hui :
- que le monde a un peu plus de 4 milliards d'années.
- que la vie est apparue sur terre, il y a un peu plus de 2 milliards d'années.
- que l'homo sapiens n'existe que depuis 100 à 200.00 ans et n'est donc qu'un des maillons de la chaîne de l'évolution, qu'il n'est pas apparu de façon spontanée, mais à la suite d'une évolution.
Que dit le rapport : Il faut distinguer la science, qui cherche le "comment?" et qui soumet les théories à vérifications et les philosophies et les croyances qui s'intéressent au "pourquoi ?". C'est pour cette raison que l'enseignement scientifique ne peut pas être mis sur le même plan que l'enseignement de la théologie et de l'Histoire des religions. Il faut éviter la confusion dans les esprits entre ce qui est soumis à la vérification scientifique et les croyances, religieuses ou autres. D'autant plus que les créationnistes, faute d'apporter des réponses scientifiques à l'apparition et à la disparition d'espèces, cherchent à mimer la science et à semer le doute sur l'évolutionnisme : 38% des Américains se sont prononcés, par sondage, pour l'abandon de l'enseignement de l'évolution.
Mais ce n'est pas un problème spécifiquement américain.
75% des lycéens turcs ne croient pas à l'évolution. En 2004 la ministre de l'éducation de Berlusconi voulait faire retirer des manuels scolaires tout ce qui parlait de la théorie de l'évolution. Elle n'a été obligée de renoncer que face aux réactions des scientifiques. La même année, la ministre serbe de l'éducation a ordonné aux écoles d'abandonner l'enseignement de la théorie de l'évolution. En 2006, le ministre polonais de l'éducation, appartenant à "la Ligue des familles", a déclaré "la théorie de l'évolution est un mensonge et il ne faut pas enseigner les mensonges". L'étude de l'évolution des espèces est une science essentielle pour comprendre l'univers et la vie sur terre, pour comprendre les mutations des maladies infectieuses face aux antibiotiques, les mutations des virus comme le SIDA, ou la grippe dont il faut modifier le vaccin chaque année, les mutations des insectes face aux pesticides, l'importance de l'ADN. Elle doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux et au cœur des programmes scientifiques. Que serait la biologie sans la théorie de l'évolution ? Le créationnisme, qui nie ces évolutions, est anti-scientifique. Il ne peut donc pas être présenté comme une discipline scientifique et ne peut donc pas prétendre a être enseignée comme une science. Il faut empêcher que la croyance ne s'oppose à la science, comme elle l'a trop souvent fait, au moins depuis le Moyen-âge. Pour conclure, je cite le rapport : " les thèses créationnistes, par la négation de faits pourtant scientifiquement avérés, participent non pas à la transformation des sociétés mais à son archaïsation". Mais nous savons bien que dans le domaine politique également, certains participent non pas à la transformation des sociétés mais à son archaïsation !07:54 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : religions, sciences


