26/06/2026
Odyssée des Rocardiens
La galaxie rocardienne
Matthieu Cabanis
Racines, odyssée et reliques d'une aventure politique
Presses universitaires de Bordeaux
Ce livre n'est pas un livre de plus sur Michel Rocard, même si celui-ci est très présent. Ce livre est tiré de la thèse de Matthieu Cabanis sur "l'entourage" de Michel Rocard, avec ses fluctuations pendant trente ans de vie politique.
Les plus anciens datent de la guerre d'Algérie puisque c'est à cette époque que l'énarque Rocard entre en politique.
Deuxième vague : la candidature à l'élection présidentielle de 1969, dont j'ai fait partie.
Troisième vague : l'entrée au PS, dont j'ai été après avoir constaté l'échec électoral du PSU.
Puis la grande organisation pour être candidat à la présidence de la République en 81 qui supposait un affrontement permanent avec les partisans de François Mitterrand.
C'est pour éviter cet affrontement que je suis parti chez Pierre Mauroy.
Rocard, tout seul et contre l'avis de son entourage a déclaré qu'il ne serait pas candidat si Mitterrand l'était. Et ses amis sont devenus un club de réflexion et de défense des intérêts pour les places dans le parti et dans les assemblées élues.
Rocard avait la réputation de ne pas se soucier de "caser" ses amis, contrairement à Mitterrand et Fabius.
Ce livre montre le rôle majeur des entourages, composés souvent de bénévoles ayant généralement des métiers leur permettant de consacrer beaucoup de temps à l'action politique.
Je sais à quel point celle-ci est chronophage ! Et je n'ai jamais eu de responsabilité au niveau d'un "courant"!
Le livre se termine par les "reliques". Qui sont les héritiers ? Hamon ? Valls ? Macron (qui n'a jamais été socialiste) ?
Rocard n'aurait jamais accepté la formule "à la fois de gauche et de droite" !
17:50 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rocard
22/05/2026
Dans les coulisses de la machine élyséenne
La politique est un métier
Michaël Darmon
éditions de l'Observatoire
Le propos est simple : Macron s'est fait élire président en s'appuyant sur la "société civile", hors des partis, mais médiatiques, élu il s'est appuyé sur la technostructure : les très hauts fonctionnaires.
Il a vite compris que s'il voulait être réélu il lui fallait s'appuyer sur des élus : les maires des petites communes, aimés par leurs concitoyens et proches de leurs soucis.
Sa popularité est au plus bas. La confiance que les Français avaient en lui a volé en éclats. L'exercice vertical du pouvoir s'est retourné contre le Président.
Ce livre est un peu dépassé : le deuxième mandat se termine, sans possibilité de réélection...
"En politique la raison ne fait pas toujours partie des ressorts de décision."
"utiliser la dépense publique pour calmer une crise, cajoler les élus locaux et parler aux journalistes."
"Macron applique la leçon : se donner du temps"
08:03 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : macron
08/04/2026
Recomposition de la gauche
Du pied gauche, vers 2027
Lara
éditions Dargaud
Lara fait partie de l'équipe de Mathieu Sapin. Il a participé à la description, dessinée, à plusieurs voix de la campagne électorale de 2002. Son style rappelle celui de Sapin. Il est pigiste au Canard enchaîné.
Plein d'espoir après la NUPES, il se rend compte aujourd'hui que Mélanchon, par son attitude, brise l 'espoir d'une nouvelle union de la Gauche et donc d'une possible victoire.
Il va voir les écolos : c'est le bordel. Il va voir LFI, c'est militarisé derrière Mélanchon. Il va au Congrès du PS : c'est à pleurer. Il va voir les communistes : hors de la réalité...
Nous allons donc vers la prochaine présidentielle, du pied gauche...mais sans grand espoir.
11:01 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
27/03/2026
Mitterrand : état des lieux
Mitterrand
Judith Bonnin et Pierre-Emmanuel Guigo
éditions PUF
L'originalité de ce livre vient des auteurs : pas de souvenirs : ils sont trop jeunes pour cela ! Autre caractéristique : ils sont tous les deux maîtres de conférences en Histoire, à Bordeaux et Créteil.
Ils ont donc travaillé en historiens, s'appuyant sur de nouveaux fonds d'archives et les recherches les plus récentes, pour aller au-delà de la narration officielle en restant les plus factuels possibles.
07:57 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mitterrand
29/08/2025
de l'agriculture à la Fondation Jean Jaurès
Henri Nallet
Réflexions sur un itinéraire politique
entretien avec Emeric Bréhier
éditions "Le bord de l'eau" / Fondation Jean Jaurès
Henri Nallet est devenu connu du grand public le jour où il est devenu ministre de l'agriculture, remplaçant Michel Rocard, démissionnaire surprise.
Il était jusque là le conseiller du Président de la République pour les questions agricoles qu'il maîtrisait parfaitement, ayant travaillé longtemps à la FNSEA, directement avec son président Michel Debatisse.
Il est le trésorier de la seconde campagne présidentielle de François Mitterrand. Tache facile : l'argent rentre sans problème tant la victoire est en vue.
La surprise vient de sa nomination au ministère de la Justice. Pour cacher des financements occultes disent les ennemis de Mitterrand; justement parce qu'il n'y avait rien à cacher répond Henri Nallet.
Henri raconte alors son parachutage dans l'Yonne, pour y être élu député, puis conseiller général, puis maire de Tonnerre, et le travail de terrain d'un élu local, cumulant son travail avec ses responsabilités de ministre.
Ce petit livre se termine par ses dernières responsabilités à la tête de la Fondation Jean Jaurès qui, sous son autorité, a gagné en "surface" et donc en notoriété.
Au fil du récit j'ai retrouvé les noms de quelques camarades que j'ai bien connus...
"les formes de production les moins encadrées par la PAC (production avicole et porcine)sont les plus dangereuses pour l'environnement, et, symétriquement, les politiques d'aide les plus "couplées" à la production ont permis de sauver la plus fragile des agricultures de petites exploitations, l'agriculture de montagne."
"alors qu'ils étaient majoritaires en Europe, le socialistes ne furent pas capables de définir une politique commune, c'est à dire de fixer quelques objectifs partagés dans les domaines économiques, sociaux et politiques au moment où ils étaient la majorité. Occasion manquée qui ne se représentera pas car l'élargissement a introduit dans l'Union des pays qui cherchent d'abord à profiter de la caisse commune sans trop se préoccuper du projet à construire."
"J'en ai tiré la conclusion que nous ne pouvions pas vivre dans notre coin, isolés du reste du monde, et que c'était toute la société française qui devait affronter et prendre en charge ce mouvement qui concernait le monde entier."
08:07 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique


