31/07/2026
Révolution et littérature
Une histoire littéraire de la Révolution française
Olivier Ritz
folio histoire n°359
"On avait jamais autant publié qu'à cette période" "Les idées circulent avec les mots."
Ceux qui savent lire : près d'un homme sur deux et plus d'une femme sur quatre en France, sans doute davantage à Paris." "Le public constitue désormais un pouvoir."
Plus de 4000 titres par an de 89 à 91. Plus souvent des brochures de quelques dizaines de pages.
"Avoir déjà publié peut donner une notoriété utile dans les assemblées électives."
Pour Rétif de la Bretonne "le désir de parole est une forme supérieure du désir sexuel."
"Les fausses nouvelles frappent les esprits et, lorsqu'elles sont répétées, deviennent des armes redoutables."
en 1791, "plus d'un ouvrage sur cinq porte sur les réformes de l'Eglise"
Robespierre est l'un de ceux qui publient le plus. Ses discours."
"Flot de brochures et de livres sur la Terreur dans les mois qui suivent juillet 1794"
"On publie beaucoup parce que les débats sont vifs"
"Après l'explosion de la production éditoriale des années 89/91, puis le ralentissement marqué des années 93/95, un deuxième temps fort commence."
"le public, lassé, recommence à lire des romans" Au point de dépasser le niveau record de 1788. "Une pratique plus large de la lecture de loisir"
"Le mélange des évènements politiques récents et des sentiments fait le succès du roman."
"Le succès des romans noirs doit beaucoup au théâtre."
Un roman sur trois est écrit par une femme.
"La Révolution est un moyen d'émouvoir et de faire frémir" "Deux romans sur la famille royale rencontrent un très grand succès."
"La littérature n'est pas séparable de la société : elle est conditionnée par une situation politique et sociale sur laquelle elle est elle même susceptible d'agir."
07:36 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, littérature
29/07/2026
Avant la Première
De la Comédie française
de Martin Darondeau et Bernard Usclat
avec Pauline Clément et toute la troupe de la Comédie française
Prix du public au festival du film d'humour de l'Alpe D'Huez
Ce soir la troupe de la Comédie française joue Mac Beth de Shakespeare, mais les incidents se multiplient, entraînant chaque fois un gag hilarant. Une règle d'or : la représentation ne peut être annulée et devra avoir lieu malgré toutes les vicissitudes.
Un genre de "docu-fiction" léger et drôle joué avec humour et sens de l'auto-dérision.
16:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
27/07/2026
Au feu !
et Athènes brûlait
Nikos Nikolopoulos
éditions de l'Aube (noire)
Canicule, sécheresse, vent violent = incendie ravageur. 90% des incendies sont d'origine humaine, volontaire ou pas. Dans ce roman un inconscient balance son mégot allumé par la fenêtre de sa voiture. Responsabilité du gouvernement ? Probablement, au moins en partie.
Au point de préparer un attentat ? D'autres ont des responsables tout trouvés "c'est la faute aux immigrés !" car tout n'est-il pas de leurs fautes ?
Des fumées toxiques, un air irrespirable. La question se pose : la nature peut-elle revivre plus vite qu'elle est détruite ? Heureusement il y a l'aide et la solidarité européennes.
Ce n'est pas en France ou en Espagne, mais en Grèce, mais impossible de ne pas faire le rapprochement.
Un thriller politique et écologique.
07:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thriller
24/07/2026
Beyrouth aujourd'hui
Beyrouth Paradise
David Hury
éditions Liana Levi
De la même veine que "Beyrouth for ever" du même auteur, une nouvelle enquête de Marwan Khalil, ancien flic devenu "privé".
Il est chargé d'enquêter sur la disparition d'une "artiste" d'origine ukrainienne , travaillant au "Beyrouth Paradise", night club du quartier "rouge" de Beyrouth.
L'actualité est marquée par la chute de la dictature syrienne et par les attaques israéliennes sur le sud Liban. Le Hezbollah est ébranlé mais n'en est que plus sectaire.
"Splendeur et décadence, mais avec vue sur mer"
"Les habitants de Beyrouth étaient pris entre le marteau de Tel Aviv et l'enclume de Téhéran."
"Le Sud-Liban recevait vingt ou trente fois plus de missiles que le Nord d'Israël."
"Palestine était sur toutes les cartes, bien avant 1948"
"Le Juda à talonnettes avait accueilli Bachar el-Assad à la tribune d'honneur du défilé du 14 juillet à Paris. En découvrant cette image sur leur écran de télévision, des millions de Libanais avaient eu la nausée."
"les courants marins sont les plus forts, et apportent avec eux tout ce que l'Egypte, Gaza, Israël, la Turquie et la Grèce balancent par dessus bord. Comme une fatalité, le Liban récupère toujours la merde de ses voisins. Réfugiés comme marées noires et détritus à la dérive."
16:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, liban
22/07/2026
Où loger les demandeurs d'asile
Le ministère des affaires complexes
Chronique d'une gestion de crise au coeur de l'Etat
scénario : Cléo
dessin : Kokopello
couleur : Elisa Cellier
L'afflux des demandeurs d'asile suscite la fébrilité...et des polémiques politiciennes !
Une petite équipe est missionnée pour trouver des solutions d'hébergement pour les réfugiés et faire disparaitre au plus vite les campements et les bidonvilles.
Malgré les illusions perdues, l'équipe ne se résigne pas.
Cléo est une jeune fonctionnaire qui pendant cinq ans a participé à la politique d'intégration des réfugiés en France.
Kokopello est un dessinateur à succès, auteur notamment de "Palais Bourbon" et "La tour de Babel, voyages au coeur du grand bazar européen.", dont j'ai déjà parlé dans ce blog.
Dès le début de l'album les auteurs expliquent que tous les immigrés ne peuvent prétendre au statut de réfugiés qui donne droits et protections.
Il est compréhensible que ces demandeurs d'asile ne veulent pas s'éloigner de la région parisienne où se trouvent familles, parents, amis. Ou éventuellement à proximité de Calais ou autres ports permettant de franchir la Manche.
Pas question non plus d'accepter de partir dans des zones rurales, prêtes à les recevoir mais où ils seront bloqués.
Une affaire complexe pour laquelle il est impossible de dire "y'a qu'à..."
L'album le démontre fort bien.
07:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, réfugiés


