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14/09/2017

Musée de Perpignan

Perpignan : le musée d'art Hyacinthe Rigaud

 

Le musée d'art de Perpignan a rouvert en juin après d'importants travaux consistant à fusionner deux hôtels particuliers . L'ensemble est réussi, aéré, agréable à visiter.

Hyacinthe Rigaud, né à Perpignan, est célèbre pour son portrait de Louis XIV en majesté. Portraitiste très "en cour", il a peint les plus "grands" dont le cardinal de Bouillon qui est exposé à Perpignan.

Mais le musée ne se limite pas aux oeuvres de Rigaud. J'ai aimé,  en particulier, la salle réservée à Dufy. Jean Lurçat est également à l'honneur.J'avoue que je ne connaissais pas Pierre Daura.

Pour la sculpture, Maillol tient, superbement,  la vedette. 

 

Jusqu'au 5 novembre, un étage est consacré à Picasso, Catalan, donc souvent en visite à Perpignan. Picasso en vacances à Perpignan entre deux femmes, Jacqueline et Françoise. D'où le titre de l'exposition : "le cercle de l'intime".

 

 

08:37 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0)

13/09/2017

Mossoul photographiée, Mossoul libérée

Visa pour l'image

Festival international de Photojournalisme

Perpignan

Jusqu'au 17 septembre

 

25 expositions gratuites dans toutes la ville. Mais avec des lieux d'expositions assez concentrés.

Toujours une année d'actualité par des images chocs.

Contrairement aux années précédentes peu d'expositions de photos de migrants. Sauf des 2.000 Afghans réfugiés aux USA parce qu'ils travaillaient pour les Américains, menacés de mort dans leur pays. Pas très bien traités...

Quatre expositions sur Mossoul, dont celle de Laurent van der Stockt à partir de photos réalisées pour Le Monde. Il reçoit le "Visa d'Or". Beaucoup plus de photos dans l'exposition que dans le journal !

Deux expositions prouvent une nouvelle fois que le noir et blanc peut avoir une force visuelle très forte : celle sur les Berbères du Maroc, celle sur le tremblement de terre de l'année dernière en Italie et celle regroupant les photos prises dans une réserve des Lakotas : alcool et méthamphétamine.

Des surprises : "Inchallah Cuba" sur l'Islam à Cuba et "les veuves" sur la situation des veuves en Inde, en Bosnie et en Ouganda.

Peu d'expositions sur l'Afrique, ce qui est inhabituel

L'expo qui m'a le plus frappé : "développement et pollution" de Lu Guang montrant la pollution en Chine.

Les organisateurs ont refusé les photos consacrés aux attentats : pas de pub pour les terroristes !

 

 

04/09/2017

Un destin allemand

Le testament Aulick

Pierre Servent

éditions Robert Laffont

 

Pierre Servent est un journaliste spécialiste des questions militaires. Ancien enseignant à l'Ecole de guerre. Entre autres interventions, il est "l'expert"  militaire (colonel de réserve) lors des défilés du 14 juillet.

Il nous propose dans ce roman le récit de la vie d'un jeune Allemand francophile, ("les Bavarois sont très francophiles") étudiant à Montpellier (avant Erasmus ! "toutes les bonnes familles faisaient faire à leurs rejetons des séjours dans ce pays voisin") qui se retrouve de 1914 à 1918 dans la boue et la sauvagerie des tranchées.

En 1918, il participe,  avec les débris de la VIIIe armée allemande de la Baltique, au côté des Russes "blancs, " dans la lutte contre les "rouges" dans les pays baltes. "Les Barons baltes d'origine allemande y sont d'ailleurs implantés depuis sept siècles.""Plusieurs de ces ex-combattants de la Baltique se retrouveront dans la garde rapprochée d'Hitler."

Après la défaite, qu'il ne comprend pas, il déprime et se fait enrôler par un camarade de combat dans le parti nazi, bien qu'il ne soit pas antisémite.

Parfaitement francophone, il est envoyé à l'ambassade d'Allemagne à Paris. Puis, à la fin de la guerre, à Budapest. Il décrit dans son "testament" les horreurs commises par les nazis allemands et hongrois ( les "Croix fléchées") avant l'arrivée de l'armée soviétique.

Le document, qui a pu être transmis à sa femme par un prêtre et un rabbin, est retrouvé chez un antiquaire de Montpellier par un professeur d'histoire, aidé, en particulier pour la traduction,  par sa collègue qui enseigne l'allemand.

Les relations entre les deux profs sont tellement "cousues de fil blanc" qu'elles en sont décevantes.

"Comment un pays, connu comme l'une des terres de prédilection du romantisme, a-t-il pu se donner corps et âme à un personnage comme Hitler ? Dans ces années là, l'Allemagne est sans doute en Europe l'un des Etats au plus haut niveau culturel, avec un système éducatif et universitaire de très grande qualité."

 

08:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, histoire

03/09/2017

The Beguiled

Les proies

de Sofia Coppola

avec Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning

Prix de la mise en scène, Cannes

Adapté du roman de Thomas P. Cullinan

 

A la fin de la guerre "de sécession", que les Américains dénomment "la guerre civile", un soldat nordiste est recueilli, blessé, dans une pension pour jeunes filles de bonnes familles. Elles y apprennent la bienséance et le français.

Dans ce huis-clos, leurs corps corsetés, au propre comme au figuré, s'émeuvent. La frustration est à son comble.

Qui sont "les proies" ? Si elles sont des proies pour l'homme, prédateur sexuel potentiel, elles sont loin de se contenter d'un statut de victimes.

Je préfère le titre original "the Beguiled", les floué(e)s. Car si elles sont flouées, lui l'est tout autant.

Je n'ai pas lu le livre et je n'ai pas vu la version de 71 avec Clint Eastwood. Je ne peux donc pas établir de comparaisons. Mais j'ai trouvé le rythme du film de Sofia Coppola trop lent.

J'ai lu que l'on reprochait à la réalisatrice de ne pas parler de l'esclavage et donc du racisme. Si la question de l'esclavage est centrale dans cette guerre, elle n'est pas l'objet du film, puisque les esclaves sont partis, laissant les protagonistes face à face.

Nicole Kidman est impériale en maîtresse femme que le désir tenaille.

 

 

 

18:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma

30/08/2017

Eurasie : miroir des dangers du monde

Eurasie, au coeur de la sécurité mondiale

Dirigé par Gaïdz Minassian

éditions "Autrement"

 

A cheval entre l'Europe et l'Asie, de Tbilissi à Astana, mosaïque de minorités et de conflits dans lesquels Moscou, Ankara, Téhéran et Pékin cherchent à avancer leurs "pions".

Grâce à ses ressources énergétiques, la Russie de Poutine est saisie d'un regain de puissance, avec des pratiques post-impériales, alors que de nombreux pays de l'ex URSS cherchent à se dégager de la tutelle, même en Abkhasie.

La Turquie se considère comme libérée de ses obligations occidentales puisqu'elle ,n'est plus la ligne de défense à l'Est.

Téhéran se cherche des alliés.

La Chine ne se contente plus de l'Asie.

La méthode de l'Union européenne qui consiste à stabiliser le continent par l'élargissement atteint ses limites.

Les organisations internationales sont impuissantes face au désordre mondial.