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07/06/2007

médicaments testés en Afrique

Firmes pharmaceutiques en Afrique : la réalité rejoint l'affliction

 

 

 

En 2005 j'avais parlé dans ce blog du film "La constance du jardinier", et évoqué le livre paru en 2001 (John Le Carré), dénonciation des pratiques des firmes pharmaceutiques en Afrique,  qui leur sert de terrain d'expérimentation.

 

J'écrivais : " on ne sait pas si ces pratiques sont réelles ou supposées, mais le pire c'est qu'elles sont crédibles, et c'est terrifiant : oui, il n'est pas impossible que de nouveaux médicaments soit testés sur des populations démunies qui ne sont pas en mesure de refuser".

 

C'était vrai, et ça ne va pas favoriser la diffusion des médicaments en Afrique...

 

 

09:40 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (2)

29/03/2007

A l'oued rien de nouveau !

Mission d'observation des élections en Mauritanie (2ème tour, 25 mars)

 

 

 

L'évènement historique :

 

 

Le deuxième tour de l'élection présidentielle constituait l'aboutissement du processus de transition vers la démocratie,  initiée par la junte militaire de transition qui a pris le pouvoir en août 2005.

 

C'est la première fois dans l'Histoire du pays que se déroulait un deuxième tour d'élection présidentielle.

 

Pour la première fois, se déroulait,  à la télévision et à la radio,  un débat qui ne fut pas vraiment contradictoire mais une succession de réponses.   Plus un "côte à côte" qu'un "face à face".

 

Dès lors il était intéressant d'observer le comportement des électeurs qui n'avaient pas choisi l'un des deux candidats présents au deuxième tour (65%)

 

 

La continuité plus que le changement

 

 

Comme l'indiquait le compte-rendu du premier tour,  Sidi ould Abdellahi, ancien ministre de l'ancien Président ould Taya,  représentait une certaine continuité avec le régime précédent,  alors que notre camarade Ahmed ould Daddah, soutenu, entre autres, par la communauté négro-mauritanienne et les islamistes modérés,  incarne depuis longtemps l'opposition et la lutte pour la démocratie.

 

 

Les résultats du premier tour pouvaient laisser espérer la victoire des partisans du changement. Malheureusement dans ce camp, le leader des "harratines" (descendants d'esclaves), Messaoud ould Boulkeir, qui avait recueilli 10%, a fait défection et a probablement fait basculer le résultat.

 

 

Un résultat incontestable qui n'a pas été contesté

 

 

Malgré ce revers,  les observateurs politiques locaux s'attendaient à un résultat serré.

 

A 52,85%, ce terme ne peut être utilisé.

 

Ould Daddah n'a donc pas contesté l'élection du nouveau Président, qu'il a félicité, renforçant ainsi la légitimité du nouvel élu.

 

 

Pourtant,  la mission à long terme de l'Union européenne avait relevé quelques problèmes de "location" de carte d'identité (le temps d'un vote) et d'obstruction au transport des électeurs.

 

Notre mission parlementaire s'était partagée entre la capitale et des bureaux de vote très reculés.

 

Les problèmes déjà soulevés au premier tour n'ont pas été résolus : manque de transparence et de plafonnement des frais de campagne, fonctionnaires "libérés" pour faire campagne, lettre ou tampon "à voté" mal calligraphiée ou mal posé,  entraînant la nullité de bulletins.

 

Mais rien de tout cela, resté marginal,  ne peut remettre en en cause le résultat final.

 

 

Les acquis

 

 

Même si les hommes de l'ancien régime sont très présents dans l'équipe du vainqueur, il est possible d'espérer que certains changements apparus pendant la période de transition restent acquis : libéralisation de la presse, transparence des comptes publics, fin des passe-droits pour les proches du pouvoir.

 

Pour être élu, et pour récupérer les voix des "harratines", le nouveau Président a du faire des promesses dans le domaine social et concernant le "passif humanitaire" (expression diplomatique pour parler de l'esclavage, officiellement aboli).

 

Reste, comme l'a déclaré à notre délégation un ambassadeur européen : "tout continue comme avant : les noirs travaillent, les Maures dirigent et font les comptes".

 

Les intérêts de la "nomenklatura" et de la hiérarchie militaire seront probablement préservés par le nouveau régime.

 

 

 

Et maintenant ?

 

 

"Il nous appartient de poursuivre sans relâche,  et avec tous les moyens légitimes, notre lutte contre la pauvreté, l'ignorance et l'exclusion, notre combat en faveur des malades, des victimes de la malnutrition et des faibles, notre combat pour barrer la routes à toutes les formes de dictatures, d'exploitation de l'Homme par l'Homme et de gabegie", a déclaré Ahmed ould Daddah le lendemain de l'élection.

 

Mais il n'est pas impossible que certains responsables de son parti soient fatigués d'être dans l'opposition et  soient tentés de rejoindre le camp du vainqueur.

16:15 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2007

Darfour : toujours à l'ordre du jour

Il y a exactement deux ans, j'étais au Darfour

Voici un extrait de mon rapport de mission :

 

Ouest : bientôt la paix ?: le nettoyage ethnique est en bonne voie

 

 

Nous avons été soumis pendant toute la mission à une intense propagande.

 

Notre programme, entièrement préparé par les autorités soudanaises, devait, comme nous l'a dit le ministre des affaires étrangères,  nous permettre de voir "les réalités", ne correspondant pas à ce que disent les médias qui mentent. "Comme pour les armes de destruction massive en Irak", nous a dit un des ministres...

 

 

La thèse gouvernementale,  qui nous  a été rabâchée "ad nauseum" est simple : les conflits tribaux, liés à l'eau et au nomadisme,   sont séculaires au Darfour.

 

 

S'il est vrai que la polarisation ethnique s'est exacerbée et que la multiplication des armes en circulation a multiplié le nombre des victimes, cette explication passe sous silence les constatations de la commission de vérification du cessez-le-feu, et des ONGs : 80% des tribus chassées de leurs villages, et qui se trouvent aujourd'hui dans les camps de déplacés,  sont d'origine non arabe ! Et ce sont,  soit les milices armées par le gouvernement, les "people defense forces", soit les milices tribales, de tribus arabes favorables au gouvernement qui les ont agressées et fait partir.

 

Cela n'a jamais été dit dans les réunions officielles, en présence des autorités soudanaises, mais les bouches ne demandaient qu'à s'ouvrir pour parler aux oreilles attentives...

 

Ainsi le général français, vice-président de la commission internationale de contrôle, représentant l'Union européenne, et qui ne veut pas être accusé de complicité de nettoyage ethnique, garde précieusement le double de toutes les preuves de ce "nettoyage" et de ses rapports hebdomadaires envoyés à "Bruxelles", et avoue organiser des "fuites" vers la presse.

 

La partie publique de ces rapports est suffisamment explicite pour qui se donne la peine de les lire.

 

 

 

 

 

Les forces de l'Union africaine observent le respect du cessez-le-feu.

 

Pour elles, ce conflit n'est pas un succession de conflits tribaux mais bien une lutte entre une rébellion armée et des forces gouvernementales, "régulières" ou non.

 

Un général rwandais nous a montré des photos d'atrocités. A la question : "qui est coupable ?" il a répondu :"tout est dans nos rapports".

 

Un colonel sénégalais nous a expliqué les techniques pour faire fuir les villageois. Pour lui aussi, il n'y a pas de doute sur les coupables. En tête à tête, il confirme le "nettoyage ethnique".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'opération, qui coûte 300 millions d'euros par an,   est financée à 70% par l'Union européenne.

 

Les ONGs reconnaissent une amélioration de la situation là où l'Union africaine est présente, mais refusent de faire escorter leurs convois de nourriture par des soldats, fussent-ils neutres, malgré les attaques quotidiennes, d'éléments qui ne sont pas toujours identifiables (rebelles, bandits de grands chemins...ou membres de milices gouvernementales)

 

 

Selon les gouvernement, mais aussi le SPLM, il ne faut surtout pas que la justice internationale s'en mêle car les Africains ont des mécanismes traditionnels de réconciliation, une autre approche culturelle de la justice ; par contre la communauté internationale peut contribuer à apporter des compensations à ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs troupeaux.

 

Bien entendu, toute pression sur le gouvernement  est un mauvais message, qui encourage les rebelles  à continuer leurs actes terroristes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les membres du gouvernement que nous avons rencontrés ont insisté sur le libre accès au Darfour pour la communauté internationale et les humanitaires, mais pas pour les ONGs qui "font de la politique".

 

OXFAM est directement menacé d'expulsion, "save the children" est parti, mais toutes les ONGs, qui peuvent témoigner de ce qui se passe,  se sentent tenues au silence,  sous la pression gouvernementale.

 

Beaucoup d'entre elles considèrent que seules les pressions internationales sur le gouvernement ont permis des avancées.

 

Elles m'ont parlé assez librement, en marge des réunions officielles, loin des oreilles gouvernementales.

 

 

 

 

Il y a au Darfour 10.000 travailleurs humanitaires locaux, encadrés par environ 700 européens, qui louent effectivement très chers, à des bailleurs qui en profitent, les locaux dont ils ont besoin.

 

En raison de la taille du pays et du manque d'infrastructures le coût de la logistique  y est trois fois supérieur au prix de la nourriture elle même.

 

 

La sécurité dans les camps, y compris la sécurité alimentaire et sanitaire est bonne. Probablement la meilleure du Darfour, peut-être du pays.

 

Il est même étonnant que la criminalité ne soit pas plus importante quand des dizaines de milliers de personnes sont ainsi rassemblées.

 

Les familles y sont prises en charge : eau, nourriture, soins, écoles primaires, rien qui incite à affronter les incertitudes, la violence et la faim qui guettent à proximité immédiate des camps.

 

Sur une population de 5 à 6 millions, combien vivent dans les camps ? au moins un million et demi ! combien dans les mois à venir ? plusieurs centaines de milliers de plus, chassés par la famine causée par l'absence de récolte !

 

Les réserves alimentaires sont épuisées. Le Programme alimentaire mondial ne peut acheminer à destination que la moitié des besoins. 

Il sera vain de chercher à déterminer qui est là pour fuir la violence, et qui est là pour fuir la faim : les causes et les effets se cumulent, et il faudra construire de nouveaux camps, trouver de l'eau et du fourrage pour le bétail.

 

 

Le retour à la vie normale est affiché comme un but gouvernemental, mais il suppose : sécurité, déminage, compensation pour les pertes subies, semences, outils, nourriture pour attendre la récolte suivante.

 

Il est évident qu'il est plus facile pour les organisations humanitaires de "servir" des populations regroupées dans des camps que dans des villages dispersés, malgré le risque constant d'épidémie qu'implique une telle concentration de population.

 

Les intéressés ne s'y trompent pas : ils cuisent des briques pour bâtir leurs nouvelles demeures, et même, ils plantent...ce qui en dit long sur leur volonté de départ !

 

Si un jour ils quittent les camps, il faudra voir s'ils peuvent retrouver leurs villages...ou si ceux-ci sont occupés par d'autres tribus !

 

C'est alors que l'on pourra constater le "nettoyage ethnique".

 

 

 

18:55 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2007

Mauritanie : mission d'observation électorale

Mauritanie : premier tour de l'élection présidentielle (11 mars 2007)

 

 

Validité du scrutin

 

 

Le Conseil constitutionnel, n'ayant reçu aucune contestation de la part des candidats éliminés,  a validé les résultats.

 

 

 

Les observateurs, en particulier la mission du Parlement européen, s'appuyant sur la mission à long terme de l'Union européenne (qui a visité 26% des bureaux de vote), mais aussi les missions d'observation de l'Organisation Internationale de la Francophonie, de l'Union africaine, de la Ligue arabe, de la "société civile", mauritanienne ou africaine, tout le monde a constaté que le scrutin avait été bien organisé, libre et transparent, sous les yeux des représentants des nombreux candidats,  sans interférence excessive de l'administration.

 

 

Les problèmes techniques

 

 

a) les cartes d'électeurs

 

 

Un nouveau recensement ayant eu lieu depuis les législatives, de nouvelles cartes d'électeurs avaient été imprimées. Presque la moitié d'entre elles n'avait pas été réclamée par ses destinataires, ce qui pouvait laisser craindre des retards lors des opérations de vote.

 

En fait nous avons pu constater que les personnes qui n'avaient pas leur carte connaissaient leur numéro d'ordre, ce qui permettait de les retrouver facilement.

 

Il y a eu 30% d'abstention, correspondant au taux de cartes non réclamées à la fin de la journée.

 

 

b) "a voté"

 

 

Lors des élections législatives de nombreux bulletins de vote avaient été annulés car la lettre arabe B (a voté) n'était pas correctement calligraphiée (dans un pays comptant 50% d'analphabètes).

 

Des instructions de souplesse avaient été données cette fois, et il n'y a pas eu de problème.

 

Mais ne serait-il pas possible de considérer que le fait de tracer un signe en face du candidat choisi est l'expression suffisante d'un vote ?

 

 

Un problème de fond : l'inégalité des moyens des candidats

 

 

L'inégalité de moyens entre les candidats (surtout entre les trois qui sont arrivés en tête et les autres) était visible et manifeste.

 

Nous avons même entendu des accusations de financement en provenance de l'étranger.

 

Une législation existe sur le plafonnement et la transparence des financements des campagnes, mais les décrets d'application n'existent pas et personne ne semblait croire à l'application de ces règles.

 

 

 

Si la junte, en tant que telle, a respecté la neutralité promise, certains de ses membres, dont le chef de la garde présidentielle, ont peu caché leur préférence pour le candidat arrivé en tête.

 

 

Kaedi : problème isolé et prémisse inquiétant ?

 

 

Le soir des résultats, devant le siège de la préfecture de Kaedi (sud de la capitale), une fusillade a éclaté, tuant un militaire et en blessant plusieurs autres. La voiture, heureusement vide,  des observateurs de l'union européenne a été mitraillée. On ne sait rien des assaillants, sauf qu'ils étaient plusieurs. Voulaient-ils enrayer le processus démocratique ?

 

Ce problème, isolé au premier tour, n'est-il qu'un épiphénomène ou risque-t-il de se répéter, et de se multiplier,  au second, au point d'empêcher la remise du pouvoir au Président élu ?

 

 

Les résultats du premier tour : pas vraiment de surprises

 

 

Avec 19 candidats un certain éparpillement était inévitable.

 

Les deux candidats arrivés en tête, et donc qualifiés pour le deuxième tour sont Sidi ould Cheikh Abdallahi (25%), qui représente la continuité, soutenu assez ouvertement par les caciques de l'ancien régime de Taya et Ahmed ould Daddah (20,68%), Président du "Rassemblement des Forces Démocratiques (parti membre de l'IS) qui incarne le changement.

 

 

Arrive en troisième position Zein ould Zeidane, ancien gouverneur de la Banque centrale mauritanienne, le plus jeune des candidats (41 ans) qui a mené une campagne active et qui obtient 15%, et a accepté les résultats.

 

Il se présentait comme un candidat du changement. Les observateurs sur place pensent que son électorat devrait être partagé au deuxième tour.

 

Il pourrait jouer un rôle important dans l'avenir.

 

 

Arrivent ensuite Messaoud ould Boulkheir (10%), représentant de la communauté harratine ("Maures" noirs, anciens esclaves) et Saleh ould Hanana (7,65%), représentant des "cavaliers du changement" et des tribus de l'Est,  classé "islamiste modéré" (il demande la rupture des relations avec Israël).

 

Tous deux sont membres de la "Coalition du changement" et leurs électeurs devraient se reporter sur ould Daddah, tout comme l'essentiel des Peuls qui ont voté pour Ibrahima Sarr (8%) qui insiste sur le "passif humanitaire" dont est victime la population noire et les électeurs progressistes de Mohamed ould Maouloud (4%), membre de la "Coalition du changement", victime d'un réflexe de "vote utile" au profit de Daddah.

 

Tous les autres candidats sont en dessous de 2%, y compris l'ancien Président de la République ould Haidalla (1,73%)

 

 

Le deuxième tour : l'espoir de changement

 

 

Entre les deux candidats du deuxième tour il y a des ressemblances : même génération (69 et 65 ans), même formation d'économistes, ils ont travaillé dans des institutions et des organismes internationaux, mais alors que notre camarade Ahmed ould Dadah connaissait,  à plusieurs reprises,  la prison,  Sidi ould Cheikh Abdallahi était ministre,  de nombreuses fois,  sous les anciens régimes.

 

 

Chaque candidat essaie de rallier sur son nom l'électorat dispersé sur les 17 autres candidats.

 

Sidi Abdallahi a lancé un appel assez appuyé en direction des communautés harratine et négro-mauritaniennes, mais sur ce terrain ould Daddah possède plus d'une longueur d'avance.

 

 

Chacun des deux candidats nous a affirmé accepter un débat contradictoire.

 

 

Même si aucun accord de désistement électorat n'existait au sein de la "Coalition des Forces du Changement Démocratique"(42% pour le total de ses candidats + les 8% de Sarr - communauté peule), si, comme il est possible de l'espérer, tous ceux qui veulent le changement font bloc derrière Ahmed ould Daddah,  pour faire barrage aux anciens du régime de Taya (quitte à faire monter les enchères lors des négociations),  la victoire promise par les observateurs politiques locaux devrait être acquise.

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06/07/2006

Très loin de Munich

FOOT ET SOMALIE

 

 

 

A l'issue du match hier soir, vécu en commun, socialistes français et portugais réunis (pour le vin aussi, j'ai l'impression que le vin français menait dès le début de la partie), j'étais, comme tous les Français, heureux.

 

Mais j'ai eu une pensée pour les Somaliens qui auraient tant voulu le regarder,  mais ne le peuvent pas à cause d'une interdiction stupide dictée par les Tribunaux islamiques qui règnent sur Mogadiscio et trois des 18 provinces somaliennes.

 

Le foot serait contraire aux principes du Prophète qui a vécu au VIIe siècle de l'ère chrétienne ???

 

Même l'Iran, fier d'avoir été qualifié pour la compétition, s'est contenté d'interdire aux femmes de regarder les hommes en short, comme quoi il y a des degrés dans le ridicule.

 

Dans l'euphorie des rues strasbourgeoises, regagnant mon hôtel, je pensais aux Somaliens tués par des miliciens pour avoir défié l'interdit et regardé Italie / Allemagne.

 

Ce n'était pas un bon match, mais quand même...

 

 

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