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09/06/2008

difficiles accords de partenariat

IL FAUT TENIR COMPTE DES PRÉOCCUPATIONS DES Pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique DANS LES NÉGOCIATIONS SUR LES ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE

 

 

 

 

Les Accords de partenariat économique doivent être un instrument positif au service du développement et de l'intégration régionale des pays ACP.

 

 

Aucun pays ACP ne doit se retrouver dans une situation pire que celle qui prévalait avant la mise en oeuvre d'un accord de partenariat économique.

 

 

Les accords de partenariat économique doivent aider les pays ACP à s'intégrer progressivement dans l'économie mondiale selon leurs propres termes et à se développer de manière durable.

 

 

Or, certains pays ACP ont le sentiment qu'ils ne disposent d'aucune marge de manoeuvre dans les négociations.

 

 

Les Accords de partenariat économique ne doivent pas être négociés comme des accords de libre échange traditionnels.

 

 

Les ACP doivent avoir la possibilité d'exclure de ces accords les services, les questions de propriété intellectuelle et les sujets dits de Singapour (investissement, concurrence et marchés publics).

 

 

En revanche, il faudrait inclure dans ces accords des normes sur le développement durable, y compris le travail décent et les droits fondamentaux des travailleurs.

 

 

Tout comme le Parlement européen  les Parlements des pays ACP ont un rôle légitime dans la négociation, la ratification et le contrôle de ces accords.

 

05/06/2008

améliorer l'efficacité de l'aide

Pour une meilleure efficacité de l'aide aux pays en développement

 

Il faut  rendre l'aide plus transparente, cohérente, responsable et orientée vers des résultats concrets afin de soutenir plus efficacement les pays en développement dans leur lutte quotidienne contre la pauvreté.

 Il faut souligner l'importance de principes comme le besoin de respecter et de promouvoir l'appropriation national, de s'aligner sur les priorités des pays partenaires, de promouvoir la participation des ONG et des autorités locales, et de promouvoir de l'harmonisation des efforts entre donateurs.

Il serait indispensable que la Commission produise une matrice de tous les instruments financiers qu'elle a accordés à la bonne gouvernance, et ce afin de pallier au manque de clarté et de transparence en matière d’allocation de l’aide.

Il faut rappeller l'importance que l'UE respecte ses engagements en matière d'aide au développement.

Iil est indispensable d'enrayer l'inacceptable régression de l'aide publique européenne au développement, qui est passée de 0.41% à 0.38% du PNB entre 2006 et 2007.

Les Etats membres doivent redoubler d'efforts pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement et atteindre l'objectif de consacrer 0,7% du PNB européen à aide publique au développement en 2015.

04/06/2008

crise alimentaire

La crise alimentaire mondiale touche de plein fouet les plus démunis

 

 

 

La hausse considérable des prix des matières premières agricoles estimée à 83% a provoqué une crise alimentaire mondiale qui se traduit actuellement par des émeutes de la faim dans les pays en voie de développement et par un pouvoir d'achat réduit des consommateurs européens les plus modestes.

 

 

Différents facteurs ont conduits à cette crise:

 

 

- la montée de la demande de produits alimentaires de première nécessité par des économies émergentes telles que la Chine et l'Inde créent de fortes tensions sur les marchés;

 

- les facteurs conjoncturels et structurels liés au changement climatique;

 

- la spéculation sur les prix des produits alimentaires de base, notamment par les fonds alternatifs de matières premières qui profitent d'une façon inacceptable des tensions et de la forte volatilité des marchés agricoles;

 

- le développement des cultures à des fins énergétiques et des agro-carburants aux dépens des cultures alimentaires essentielles;

 

- les lacunes de la politique européenne de coopération et de développement qui a d'ailleurs régressé cette année passant de 0,41% à 0,36% du PIB européen;

 

- le soutien dans les pays en développement aux cultures d'exportation au détriment des cultures vivrières et de l'autosuffisance alimentaire;

 

- les règles actuelles du commerce mondial qui génèrent des conditions particulièrement inéquitables pour les petits et moyens agriculteurs en particulier dans les pays en développement;

 

 

Au-delà de l'action d'urgence à mener pour répondre à la crise alimentaire mondiale, il est indispensable de mener une action de long terme pour répondre aux causes profondes de cette crise.

 

 

Pour atteindre le premier Objectif du Millénaire qui est la réduction de la pauvreté et de la faim, la Commission et les Etats membres devraient dès lors dédier une part plus importante des fonds du développement au soutien aux petits producteurs du Sud.

 

 

Dans le cadre du bilan de santé de la Politique Agricole Commune (PAC), il faut redéfinir les moyens d'intervention sur les marchés mondiaux (infrastructures, stocks d'intervention, gestion des risques, prospectives et modélisation économique de l'évolution des prix...), et de repenser globalement nos modèles de productions pour qu'ils soient productifs et durables.

 

 

Il faudrait, en outre, analyser les écarts existants en Europe entre les prix payés aux producteurs et les prix pratiqués par les principales chaînes de commerce de détail, qui abusent de leur position dominante sur le marché.

 

08:05 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise alimentaire

23/05/2008

Burundi

Burundi : des choix entre principes et réalisme

 

 

 

Personne ne parle du Burundi, ce petit pays jumeau du Rwanda, lui aussi avec sa minorité tutsi, qui a longtemps monopolisé le pouvoir militaire et politique.

 

En 1993,  pour la première fois,  un Président a été élu démocratiquement. Cet Hutu a été renversé,  après quatre mois,  par les chefs militaires tutsis.

 

La guerre ethnique qui s'en est suivie, entre l'armée tutsie et les maquisards hutus a fait, dans ce tout petit pays,  plus de 300.000 morts et plus de 400.000 réfugiés et déplacés internes, et ruiné l'économie, déjà pauvre,  d'un pays qui n'a pas de minerais et dont la population est massivement victime du paludisme et du sida.

 

A l'issue d'un processus de paix amorcé sous la houlette de Nelson Mandela,  le pays s'est doté d'une Constitution qui donne à chaque ethnie des postes à tous les niveaux de pouvoirs,  proportionnellement à leur importance numérique.

 

Système communautariste haïssable mais qui semble fonctionner.

 

Sauf que dans chaque communauté chaque "clan" veut sa part du pouvoir et donc de la richesse.

 

En 2005 des élections ont eu lieu sous la surveillance internationale et ont été validées, même par les perdants, ce qui n'est malheureusement pas si commun en Afrique.

 

Un mouvement hutu, le FNL,  n'est pas passé par la case "élections" et continue la lutte armée en demandant sa "part" et une amnistie complète.

 

Deux choix difficiles pour savoir quel est le moindre mal :

 

- peut-on/ doit-on récompenser la lutte armée qui s'est faite contre des pouvoirs élus démocratiquement ?

 

- peu-on / doit-on accepter l'impunité, y compris pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité ? 

 

Refuser au nom des principes, ou accepter pour avoir la paix ?

 

Envoyer une force internationale pour désarmer le FNL ?

 

 

 

08:29 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique

17/02/2008

à propose du Tchad

Quelques réflexions à propos du Tchad

 

 

 

Il n'est pas possible d'accepter une prise de pouvoir par la force, pas plus au Tchad qu'ailleurs ;

 

 

Mais il n'est pas possible d'oublier que l'actuel chef de l'Etat est, lui même, parvenu au pouvoir de cette façon ;

 

 

Si le Tchad était une véritable démocratie, la question de la prise du pouvoir par les armes se poserait dans d'autres termes (même si dans le passé, on a vu des régimes démocratiques renversés par les armes : Espagne et Chili, en particulier) ;

 

 

Scandaleusement, Déby a profité de l'occasion pour faire arrêter les responsables de l'opposition non armée, alors que la stabilité du pays passe par une solution politique allant vers la démocratie et la mise en place d'un Etat impartial ;

 

 

Les assaillants avaient des moyens matériels, en particulier militaires,  conséquents et coûteux : ils ne les ont pas trouvés dans leurs petits souliers à Noël : quelqu'un a donc payé. Tout le monde sait que c'est le Soudan.

 

La moitié des véhicules ont été volés aux ONG humanitaires travaillant au Tchad et au Darfour.

 

 

Il n'est pas acceptable que des pays servent de "base arrière" pour des attaques contre leurs voisins : ni le Soudan vers le Tchad, mais pas plus le Tchad vers le Soudan ;

 

 

Comme toujours dans ces cas là, ce sont les populations civiles qui souffrent, en particulier les femmes et les enfants ;

 

 

Vu les déclarations hostiles à la force européenne de sécurisation des camps de  réfugiés et de déplacés (plusieurs centaines de milliers), de la part du Président soudanais et de la part des rebelles, la concordance entre l'attaque des rebelles et le début du déploiement de l'EUFOR n'est pas fortuite ;

 

 

Conclusions :

 

 

Il faut que Déby libère immédiatement les représentants de l'opposition non armée, de façon à entamer avec eux un véritable dialogue permettant d'aller vers des élections incontestables (programmées pour 2009).

 

 

Il faut que l'EUFOR se mette en place le plus rapidement possible, afin d'assurer la protection des populations civiles réfugiées et déplacées, ainsi que la sécurité des actions humanitaires, comme l'ONU lui en a donné le mandat.

 

 

08:10 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0)