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15/10/2009

tirer les leçons de la crise économique

Tirer les leçons de la crise et préparer l'avenir

 

L'erreur serait de croire que la crise - la plus grave depuis la grande dépression de 1929 - est terminée et que tout peut recommencer comme avant.

 

Il y a eu des dysfonctionnements au moment de la crise.  Notamment le manque de coordination et de concertation entre les Etats membres de l'Union Européenne dans les plans de sauvetage des banques et les programmes de relance. Il faudra tout mettre en oeuvre pour que cela ne se reproduise jamais.

 

Et l'avenir? Les marchés financiers doivent être au service de l'économie et des gens et non l'inverse. Des défis majeurs attendent l'Europe: la sortie de crise, le modèle de croissance pour demain, la lutte contre le changement climatique, l'indépendance énergétique et le vieillissement de sa population.  Seuls des marchés financiers assainis, régulés et responsables permettront à l'Union européenne de relever ces défis.

 

 

 

15:17 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

05/10/2009

comme en 81 !

Grèce : là où la droite est allée se faire voir...

 

Le "club Med" se gauchise, à part l'Italie (pour combien de temps ?), et la France...

Dans ce climat politique dans lequel tous les médias français annoncent la mort du socialisme démocratique, européen et réformateur, il est agréable de saluer la victoire du Président de l'Internationale Socialiste !

 

Et une belle victoire, puisqu'il dépasse de plus de 10 points le Premier ministre sortant, et qu'il a largement la majorité absolue au Parlement, avec une stricte parité hommes/femmes parmi ses député(e)s.

 

Bien sûr sa victoire est d'abord la défaite de la droite, mais il en est souvent ainsi en politique : la victoire des uns et (souvent d'abord) la défaite des autres.

Les électeurs ont massivement rejeté la politique favorable aux riches.

Mais pour rejeter la Droite, les électeurs avaient le choix : les deux organisations communistes ont obtenu, l'une 7,5%, l'autre moins de 5%. Les Verts, avec 2,5% ne peuvent entrer au Parlement.

D'après mes ami(e)s grecs qui étaient sur place, l'enthousiasme était aussi grand qu'en 1981, en France comme en Grèce. Le chemin est donc tracé.

Mais les difficultés seront grandes car l'héritage est effrayant : le déficit public est vertigineux (encore pire qu'en France, ce qui n'est pas peu dire !), et le remboursement de la dette absorbe une grande part des ressources.

 

13:40 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, grèce

03/10/2009

à propos du OUI irlandais

Un « OUI » de résignation

 

Les Irlandais ont fini par dire « oui ». Pas par enthousiasme, par résignation. Et nous devons nous en satisfaire, pas avec enthousiasme, mais avec résignation.

Quand ce texte sera mis en pratique,  nous verrons s’il apporte les améliorations de fonctionnement indispensables.

Il peut difficilement être pire que le Traité de Nice actuellement en application.

Et, au-delà des grandes questions théoriques sur l’Europe dont nous rêvons, l’Europe qui serait trop « ceci » et pas assez « cela », la seule question, trop rarement posée, probablement parce que trop simple,  était et reste celle-ci : ce Traité de Lisbonne est-il mieux ou moins bien que celui de Nice ?

Même s’il est mieux, il ne faut pas se faire d’illusions : le fonctionnement de l’Europe ne dépend pas uniquement du Traité qui le régit.  Même s’il n’est pas bon, la leçon tirée par tous les dirigeants des pays européens est unanime : on ne touche plus à rien avant très, très longtemps, plus question de changer de Traité plusieurs fois par décennie : trop risqué, trop compliqué.

Conclusions : il faudra vivre avec, et le paradoxe est que celles et ceux qui se sont battus contre lui ont tout fait par le pérenniser et le rendre inamendable…Mais peut-être ont-ils un plan « B » ?

19:54 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, irlande

30/09/2009

Le Parlement européen est-il une usine à gaz anti-communiste ?

Une usine à gaz anti-communiste ?

 

 

Dans un entretien à "Midi-Libre", Jean-Luc Mélanchon déclare que le Parlement européen est un "usine à gaz", et qu'il y règne un "anticommunisme écœurant".

 

Je connais assez bien Jean-Luc. Je l'ai connu avant qu'il ne devienne, à 35 ans, ce qui était alors l'âge légal minimum, le plus jeune sénateur de France, représentant l'Essonne.

Il a passé plus de 20 ans au Sénat. Il est tout nouveau député,  apparenté communiste,  européen, élu du Sud-ouest.

 

Les procédures sont-elles plus simples, plus compréhensibles,  pour un non initié, au Sénat qu'au Parlement européen ?

 

Ce qui est certain, c'est que le Parlement européen, comme son nom l'indique, n'est pas franco-français : il y a des député(e)s de 26 autres pays, chacun(e) avec sa langue, ses habitudes, sa culture, y compris sa culture institutionnelle et politique.

 

Un des principes de fonctionnement du Parlement européen est la proportionnelle absolue. Chaque groupe reçoit sa part, de responsabilités et de rapports, arithmétiquement,  proportionnellement au nombre de député(e)s qui le composent. C'est pour cela que, contrairement au Sénat, il y a toujours eu au Parlement européen un président de commission communiste. Mais il faut reconnaître que le communisme n'est pas, n'est plus,  une force très importante à l'échelle de l'Union européenne.

Anticommunisme ? Pas que je sache. Le Président sortant de ce Groupe, Francis Wurtz, était unanimement respecté dans la maison. Les communistes n'ont jamais souffert du "cordon sanitaire" invisible qui entoure les élu(e)s d'extrême droite et les ostracise.

Il est possible que les élu(e)s issu(e)s de l'ex bloc soviétique n'aient pas une haute opinion du communisme non pas idéal,  mais réel,  qu'ils ont subi pendant plusieurs décennies.

Pour certains, comme les Baltes, pour des raisons historiques et géographiques, c'est de la Russie impériale qu'ils ont peur, bien plus que du retour du communisme...

11:26 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

23/09/2009

"jungle" fermée, et après ?

La "jungle" fermée, et après ?

 

 

La Croix-Rouge avait ouvert un centre à Sangatte parce que les migrants, cherchant à rejoindre l'Angleterre, erraient dans les rues et les parcs publics.

Sangatte a été fermé puisqu'il constituait un "abcès".

Les migrants se sont alors installés, de façon précaire, à plus de 100 km aux alentours, en particulier dans cette fameuse "jungle", où ils étaient plusieurs centaines.

Ils viennent d'en être chassés. Et maintenant ?

Maintenant, c'est le retour au point de départ, d'avant Sangatte.

 

Tout le monde sait que le problème de fond est celui des migrations des régions pauvres vers les régions plus prospères.

C'est le cas depuis le paléolithique, sauf que maintenant les moyens modernes de transports accentuent le phénomène.

Le problème du goulot d'étranglement, à Calais, du passage vers l'Angleterre, montre très clairement que la question des migrations est européenne et doit être traitée au niveau de l'Union européenne, et pas seulement en renforçant les moyens de surveillance, comme le demande la France.

 

Et en attendant ?

En attendant, pour éviter Sangatte, pour éviter la "jungle", pour éviter que ces migrants se retrouvent partout, dans la "nature", alors que l'hiver va finir par arriver,  la meilleure solution n'est-elle pas d'ouvrir dans le Pas-de-Calais plusieurs petits centres d'accueil et de transit ?

 

12:58 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : jungle