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09/05/2015

9 mai, journée de l'Europe, bientôt sans les Britanniques ?

Pourquoi les Britanniques sont-ils entrés dans l'Union européenne, qu'ils aiment si peu ?  Pour les mêmes raisons que les Suédois : le marché européen est le principal débouché de leurs productions, et ils veulent participer à l'élaboration des normes européennes qu'ils sont obligés de respecter, qu'ils soient membre ou non de l'Union.

Depuis leur entrée dans la "Communauté économique Européenne", leur manière de procéder est la même, et ne surprendra personne : ils participent aux négociations, font tout pour les retarder, pour dénaturer le contenu des projets et, à la fin, pour les questions importantes,  refusent de participer. Le cas le plus marquant est l'Euro, mais ils refusent également les Accords de Schengen sur la libre circulation des Européens. Libre circulation de leurs capitaux (y compris en direction des  paradis fiscaux) et de leurs marchandises, mais pas question de libre circulation des personnes...Ils ne veulent pas entendre parler d'une Europe de la défense. Même pas d'un pilier européen de l'OTAN, puisqu'ils se considèrent comme le pilier européen de l'Alliance atlantique, les représentants naturels des USA en Europe. Combien de fois ai-je vu les conservateurs britanniques faire de la résistance contre l'Europe sociale. Ils continuent aujourd'hui. Tout le monde se souvient du "I want my money yack  de Madame Tatcher. Depuis,  les Britanniques reçoivent par divers canaux l'équivalent de leur contribution au budget européen, dans une vision strictement comptable. Bien entendu, ils sont farouchement opposés à un réel budget européen, avec des ressources propres, permettant de favoriser le développement économique des pays de l'Union européenne.

Que pourront-ils obtenir de plus d'ici leur référendum de 20017 ? De quelle politique commune peuvent-ils demander de se retirer ? Quelques mesures cosmétiques mais visibles seront probablement trouvées pour flatter l'électorat populiste. D'ici là, ils feront tout pour freiner toute avancée.

Au final, le plus probable est qu'ils resteront, comme aujourd'hui, un pied dedans, parce que cela est vital pour leur économie, et un pied dehors, parce qu'ils n'envisagent pas qu'il puisse en être autrement.

 

 

20:35 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : europe

17/04/2015

L'invention des origines médiévales de l'Europe

Quand les nations refont l'histoire

Patrick J. Geary (professeur à l'université de Californie)

éditions Flammarion

 

Un livre salutaire à l'heure de la montée des nationalismes.

Ce spécialiste de l'histoire médiévales démontent les idéologies nées au XIXe siècle qui imprègnent les discours identitaires aujourd'hui.

A la fiction du "nous étions là les premiers", et les manipulations qui s'en suivent,  l'auteur oppose une Europe médiévale sans cesse remodelée par les migrations.

"Les peuples de l'Europe sont une réalité en train de se former, un projet en cours : il faut même qu'ils gardent éternellement ce statut." "Les Francs "nés avec le baptême de Clovis" ne sont pas les Francs de Charlemagne, ni ceux du peuple français que Jean-Marie Le Pen espérait rassembler autour de son mouvement politique."

"Ceux qui n'ont pas été baptisés avec Clovis, en particulier les juifs et les musulmans, ne pourraient pas être de vrais Français ?"

"La correspondance entre les peuples du Moyen-Âge et les peuples contemporains est un mythe."

"Un certain nombre d'étiquettes ont fini par être perçues comme des désignation "ethniques". "Au Ive siècle, des bandes militaires  s'approprièrent ces étiquettes." "Les noms des peuples étaient moins des moyens de décrire la réalité que des moyens d'affirmer une forme d'unité sous la conduite de chefs qui espéraient monopoliser et incarner les traditions associées à ces noms."

"Les peuples sont redevenus des unités territoriales d'organisation géographique et politique, non des groupes sociaux ou culturels."

"En 212 la citoyenneté fut étendue à presque tous les les habitants libres de l'Empire. La distinction entre citoyen et non citoyen perdit toute signification pour une différence fondée largement sur la richesse." Au début du VIIe siècle, l'opposition entre Romains et Barbares avait perdu toute signification, la citoyenneté romaine ne représentant plus rien." Au IXe siècle, les Romains sont simplement les habitants de la ville de Rome.

"Les rois victorieux projetaient le passé imaginaire de leur famille sur leur peuple en tant que collectivité, ce qui donnait à tous les membres de l'élite militaire le sentiment de partager la même origine." "Les rois barbares mirent aussi la religion au service de la création de ce sentiment d'identité". ("la conversion de Clovis facilita l'amalgame rapide entre Francs et Gallo-Romains" ;  Arianisme pour les Goths). "La majorité de la population finit par adopter l'identité de la minorité au pouvoir."

"la grande force de la synthèse franque fut la création d'une société unifiée, à partir du double héritage des traditions romaines et barbares."

 

Ce livre est dédié à "tous ceux qui comprennent l'importance que peut avoir le passé pour le présent, et la différence qu'il y a entre les deux." "Le passé est un pays étranger dans lequel nous ne nous trouverons jamais."

 

10/03/2015

Au parlement européen, le FN triche

Le FN se fait une spécialité de pourfendre le "système", et d'en profiter au delà de ce qui est permis.

Les instances du Parlement européen viennent de saisir l'Office européen de lutte contre les fraudes après avoir constaté que les assistants parlementaires du FN, payés par le parlement, n'effectuaient aucun travail lié au parlement. Bref, des emplois fictifs payés par les contribuables.

Il est vrai que le travail des parlementaires européens FN est quasi inexistant. Le vote FN aux dernières élections européennes n'a servi qu'à affaiblir la représentation de la France au sein de l'Union européenne.

Ce qu'il faut bien appelé un "détournement de fonds" ne serait que pêché véniel, puisque les parlementaires européens FN ne servent à rien,  si le FN ne se posait en permanence en donneur de leçons critiquant le système démocratique.

 

15/12/2014

Qui doit réduire les déficits ?

Grave nationale en Belgique aujourd'hui. Le gouvernement a lancé un plan d'économies de 11 milliards, afin de réduire le déficit. Les syndicats sont mobilisés. Je ne suis pas certain que le blocage de certaines voies d'accès à la capitale contribue à populariser le mouvement revendicatif, mais ce dont je souhaite parler est une réflexion entendue ce matin, à Bruxelles : "Ce n'est peut-être pas si mal de laisser la Droite prendre les mesures impopulaires ?" Message pour les gouvernements italiens et français ?

Faut-il rappeler que ce n'est pas, ou pas seulement,  pour répondre aux critères d'appartenance à la monnaie unique que le déficit doit être réduit, mais parce que le remboursement de la dette est en train de devenir le premier poste budgétaire, à égalité avec l'éducation, devant la Défense.

Ne pas rembourser ? Comme les Bolcheviks en 1917 ? Comme le propose la Gauche de la Gauche ? Inconvénient : si vous ne remboursez pas, on ne vous prête plus ! Il faudrait donc avoir des budgets en équilibre, sans aucun déficit !

Y-a-t-il une manière de Gauche et une manière de Droite de réduire le déficit ? Je voudrais tellement le croire, puisque je l'ai tellement espéré...

Les gouvernements grec et irlandais, dans lesquels figurent des socialistes, me font douter. Dans ces deux pays aussi le mécontentement syndical est très fort devant les mesures prises.

Je reste convaincu que seule une relance concertée au niveau européen pourrait sortir du marasme les pays de l'Union européenne, et je crains fort que les propositions de la Commission européenne, présidée par Jean-Claude Junker soit très insuffisantes.

  

23:39 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

01/12/2014

The butter and the money of the butter

Le Premier ministre britannique, menacé sur son extrême droite,  s'en prend aux immigrants venant de pays de l'Union européenne.

Les dirigeants britanniques étaient les plus fervents partisans de l'élargissement de l'Union européenne. Ils souhaitaient élargir leur marché. Surtout celui de leurs produits financiers.

Mais ils n'en veulent pas les contreparties : un budget qui permette une politique régionale organisant l'essor des régions en retard de développement.

Ils ont toujours refusé l'Espace Schengen car s'ils veulent la libre circulation des capitaux, éventuellement pour organiser leur fuite vers les paradis fiscaux, ils ne veulent pas entendre parler de la libre circulation des travailleurs.

Tout le monde se souvient des débats en France sur le "plombier polonais". Beaucoup de Polonais travaillent en Grande-Bretagne pour de faibles salaires. Mais le Premier ministre conservateur ne veut pas qu'ils profitent de la protection sociale, et des logements sociaux britanniques...

Dans le même temps, le Royaume-Uni continue à être un pôle d'attraction très fort pour les migrants venant de l'extérieur de l'Union européenne, ce qui pose à Calais les problèmes que l'on sait.

Mais pour eux, le Royaume-Uni refuse toute politique européenne commune...

Il brandit, une fois de plus, la perspective d'un départ de l'Union européenne. Mais en ont-ils jamais vraiment fait partie ?

 

08:10 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe