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01/07/2013

Croatie, nouveau membre de l'UE

N°28

 

A partir d'aujourd'hui la Croatie est le 28ème membre de l'Union européenne.

Aucun référendum ne permet de savoir si les Croates sont contents.

 

Les négociations d'adhésion ont commencé il y a dix ans. De nombreuses réformes ont été nécessaires pour transposer dans le droit croate "l'acquis communautaire".

Il n'est pas certain que, parallèlement, l'Union européenne ait fait autant d'efforts pour s'adapter à ses élargissements successifs.

 

La promesse de l'adhésion à l'Union européenne est la "carotte" brandie dans les pays de l'ancienne Yougoslavie pour parvenir à la stabilité des Balkans.

Avec plus ou moins de succès,  puisque les questions du Kosovo, et donc de la Serbie; de l'Albanie, de l'ancienne république yougoslave de Macédoine, de la Bosnie,  sont loin d'être réglées.

 

Il y a une vingtaine d'années, je me suis rendu à plusieurs reprises en Croatie, alors en plein déchirements avec la Serbie, et donc avec les Serbes de Croatie. Sans parler des enfants yougoslaves de couples serbo-croate.

Guerre commencée autour des lacs et forêts de Plitvice, si paisibles au temps de notre voyage de noce dans ce pays qui s'appelait Yougoslavie.

 

Deux souvenirs marquants de mes visites pendant la guerre :

- Une visite des magasins de Zagreb avec Pierre Mauroy dont le manteau avait été oublié à Paris, alors que nous partions, avec l'ONU, pour Sarajevo assiégé...pendant une trêve. Très difficile de trouver quelque chose à la bonne taille. Pas de succursale de Capel à Zagreb !

- La visite de la région de Kin, vidée par l'armée croate de tous ses Serbes, qui étaient jusque là largement majoritaires. Souvenir d'une conférence de presse très tendue au retour, les Croates justifiant leurs exactions par les destructions massives d'églises catholiques commises par les Serbes.

- Une visite de Vukovar, ville martyr prise et reprise alternativement par les Serbes et les Croates.

 

 

15:40 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croatie, europe

21/06/2013

Après Pierre Mauroy, disparition d'un autre socialiste démocrate qui restera dans l'Histoire

Guyla Horn

 

 

Les médias français ont,  quasiment complètement,  passé sous silence le décès de Guyla Horn, ancien Premier ministre hongrois, qui restera dans l'Histoire pour avoir, en tant que ministre des affaires étrangères, été cisailler symboliquement, le 27 juin 89, le "rideau de fer" entre la Hongrie et l'Autriche.

Tout le reste du "Mur" devenait inutile à partir du moment où les Allemands de l'Est pouvait passer à l'Ouest en passant par la Hongrie.

 

J'ai connu Guyla Horn quelques années plus tard, après la fin du régime communiste, quand il m'a invité au congrès de création du parti social-démocrate hongrois, sur les bords du lac Balaton.

J'avais été frappé de voir les paysans travailler comme dans le Limousin des années 50.

J'avais exprimé à Guyla ma crainte concernant le choc qui ne manquerait pas de se produire avec la politique agricole commune européenne.

Mais Guyla Horn était un Européen convaincu. Le prestigieux prix Charlemagne lui a été remis.

 

J'ai revu Guyla Horn à plusieurs occasions puisqu'il était Premier ministre de 94 à 98, au moment où j'étais Secrétaire général du PSE. En particulier quand, à ce titre, j'ai organisé un Sommet des leaders sociaux-démocrates européens. Une sorte d'élargissement avant l'heure. Avec 11 premiers ministres de l'Union européenne, plus le Premier ministre tchèque, devenu depuis Président, et, bien entendu, le Premier ministre hongrois.

 

Guyla Horn était un homme d'un abord simple, peu bavard, toujours à l'écoute, toujours prêt à aider à trouver des solutions. Un homme "normal", dans le sens "hollandais" du terme.

 

Son caractère était comme sa ligne politique : irréprochable.

Il reste, et restera, dans ma mémoire.

 

 

11:06 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, hongrie

17/06/2013

Marchés publics : respecter les normes sociales

MARCHES PUBLICS: "NON" Á UN ACCORD QUI NE RESPECTERAIT  PAS LES NORMES SOCIALES

 

Une révision de la législation européenne sur les marchés publics est en préparation.

 

Augmenter la qualité et l'efficacité des services aux citoyens, faciliter l'accès des marchés aux PME, garantir le respect de bonnes conditions de travail et des critères environnementaux: voilà quelques avancées que pourrait apporter le nouveau texte.

 

Mais le coeur de la réforme est de mieux d'utiliser l'argent public car chaque citoyen attend que chaque euro soit dépensé de manière utile, efficace et responsable.

 

S'il le faut, il faut exclure ceux qui ne respectent pas les règles dont les conventions collectives du travail. Il y va de l'intérêt des travailleurs mais aussi des entreprises qui sont souvent aujourd'hui victimes de concurrence déloyale, par exemple les chaines de sous-traitants non contrôlés dans les marchés publics de biens et de services et qui conduisent à des abus faute de clarté dans les responsabilités.

 

Les questions sociales sont un point fondamental et crucial dans la future législation. Il n'y aura pas de directive sur les concessions si on n'inclut pas le respect des droits sociaux et des conventions collectives du travail.

 

Nous avons besoin de règles claires et fortes pour les droits sociaux des travailleurs. Elles doivent être respectées.

 

Nous voulons une Europe au service des citoyens !

14:02 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

11/06/2013

Le Monde, journal de référence ?

Europa Bashing

 

 

Taper sur l'Union européenne est autant à la mode que de taper sur François Hollande.

Une mode qui va durer, à n'en pas douter, au moins jusqu'aux élections européennes de mai prochain.

 

Il y a beaucoup de critiques à émettre sur le fonctionnement de l'Union européenne. Et plus encore sur son orientation politique actuelle. Je ne suis pas le dernier à le répéter sur ce blog.

 

Dans Le Monde daté d'aujourd'hui mardi, Jean-Pierre Stroobants s'abandonne à une dérive ridicule en déclarant : "dans le quartier européen de Bruxelles, l'homme de la rue se sent indésirable". C'est quoi, c'est qui,  "l'homme de la rue du quartier européen" ? Qui se sent indésirable et pourquoi ? En plus de trente ans à Bruxelles, c'est la première fois que je lis une telle sottise.

 

Un peu plus loin, il s'en prend à la "dérive antidémocratique" connue sous le nom de "comitologie".

Il s'agit d'un problème ancien,  et dénoncé depuis longtemps par le Parlement européen.

Cela consiste à faire traiter par des "comités d'experts"  tout ce qui est du ressort de la réglementation. Tout ce qui, en France, est du domaine du décret, et ne passe donc pas par le Parlement.

Le mensonge grossier consiste à essayer de faire croire aux lecteurs du Monde que ces comités d'experts sont composés de ces fonctionnaires européens, honnis, et qu'il est de bon ton de vilipender.

Je n'en suis pas mais je crois honnête de rappeler que ces "experts", qui se réunissent dans ces "comités",  sont nommés par chacun des 27 Etats membres de l'Union, les fonctionnaires européens ayant un rôle de préparation et de suivi des décisions.

 

 

18:31 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe

03/06/2013

Critères de convergence

Le rôle de la Commission européenne

 

 

 

Tant de bêtises ont été dites ces derniers jours, par des gens qui savaient pourtant parfaitement de quoi ils parlaient, qu'un peu de pédagogie semble indispensable.

 

1) Tous les pays qui ont adhéré à l'EURO ont accepté des critères de convergence, en particulier en matière de déficit.

Ces critères ne sont peut-être pas bons, mais ils ont été décidé au plus haut niveau (chefs d'Etats et de gouvernements), et n'ont pas été changé depuis leur mise en place, même si même l'Allemagne, à un certain moment, ne les a pas respectés.

 

2) La Commission européenne est la "gardienne" des décisions prises. C'est son rôle d'envoyer des "rappels à l'ordre" aux pays qui ne respectent pas leurs engagements. Sur ce sujet, comme sur d'autres. Des reproches lui ont été faits pour ne pas avoir tiré plus tôt le signal d'alarme sur les déficits de la Grèce.

A l'égard des pays qui ne respectent pas leurs engagements, des sanctions sont prévues, possibles, pas prises au sérieux.

 

3) La différence entre la France et la Grèce, Chypre, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, c'est que la France n'a pas besoin de l'argent de l'UE ni du FMI pour couvrir son déficit.

Elle n'a jamais pu emprunter à un taux aussi bas, signe de confiance des prêteurs.  Elle n'a donc pas d'ordres à recevoir sur la façon dont elle ramène son déficit, creusé sous le quinquennat précédent, aux critères prévus pour la création de l'Euro.

C'est pour cela que la Commission européenne s'est bornée à faire des "recommandations", bien dans sa ligne ultralibérale, donc inacceptables pour le gouvernement français.

 

Conclusions :

 

A) Le jour où la France respectera de nouveaux les critères de convergence prévus lors de la création de l'Euro, et sur lesquels elle s'est engagée, la Commission n'aura aucune remarque à lui faire.

 

B) Des élections au Parlement européen auront lieu l'année prochaine. Il est important d'avoir une majorité progressiste de sorte que la  Commission européenne, tout en veillant au respect des engagements des Etats membres,  prenne, enfin,  une autre orientation économique.

 

10:44 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe