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29/12/2012

Khadra raconte l'Afrique

L'équation africaine

 

Yasmina Khadra

 

Pocket 15227

 

 

Un médecin allemand, complètement déboussolé par le suicide de son épouse, accepte d'accompagner un riche ami dans une expédition humanitaire, en bateau.

 

Au large du Soudan, ils sont capturés par des pirates. "Ils ne pensent pas, ils visent. Ils ne causent pas, ils tirent. Ils ne bossent pas, ils pillent."

"Depuis les premiers dollars versés aux kidnappeurs, n'importe quel crève-la-dalle s'imagine à la tête  d'un pactole dès  lors qu'il croise un étranger sur son chemin."

 

Commence leur pérégrination d'otages, dans des paysages arides et presque désertiques, jusqu'au Darfour.

 

Un beau roman d'aventures. Comme toujours avec Khadra,  une réflexion sur les aléas de la vie et la diversité de la condition humaine.

Une réflexion également sur "l'équation africaine".

 

 

"Le regret est un état d'âme. Le remords est un cas de conscience".

 

"En Afrique, il n'y a pas de touristes : il y a uniquement des voyeurs."

 

"Aucun bonheur ne peut survivre sans argent"

 

"Le courage, c'est de croire en soi"

 

"On attendrit pas un crocodile en essuyant ses larmes"

 

"Lorsque deux forces contraires s'affrontent, l'échec sanctionnera celle qui est la moins motivée"

 

"Le poisson rouge ne peut ramener la complexité des océans à la quiétude de son bocal."

 

"Ce n'est pas en se détournant de l'horreur que l'on a des chances de l'éradiquer"

 

"Aucune nation ne peut survivre sans mythes"

 

"Qui a choisi de marcher dans la merde ne doit pas se plaindre de sentir mauvais".

 

"Celui que ne sait pas qu'il ne sait pas est une calamité"

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

22/12/2012

journalistes en Afrique

Cœur d'Afrique

 

Eric Fottorino

 

Folio 5365

 

 

Un jeune reporter est envoyé dans un pays imaginaire d'Afrique. Il ne se contente pas des communiqués officiels et de l'apologie du pouvoir "amical" en place. Comme un photoreporter, il risque sa vie,  au lieu d'écrire ses articles au bar de la piscine d'un hôtel luxueux.

Il découvrira la réalité : l'horreur.

 

Les allusions à des pays bien réels, à des situations dramatiques vécues,  sont transparentes.

Sauf que généralement, les Musulmans sont au nord et les Catholiques au sud, et non l'inverse, et que les opinions publiques européennes s'enflamment plus pour défendre les Chrétiens que les Musulmans.

 

Ancien directeur du Monde, Eric Fottorino a collectionné les prix littéraires pour ses romans.

 

 

"Les lecteurs ne demandent pas qu'on leur dise la vérité. La vérité est ennuyeuse et souvent décevante. Ils veulent une belle histoire".

 

"Chaque départ est une femme que l'on perd"

"Partir est un leurre : on retombe toujours sur soi, qu'on voulait fuir".

 

"Voyager, c'est peut-être entrevoir sa propre fin, et l'accepter"

 

"Il y a les gens avec les meubles, et les gens avec les valises" (Paul Morand)

 

"Porter la plume dans la plaie" (Albert Londres)

 

 

08:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, afrique

15/12/2012

thé au Mali

Doux comme la mort

 

Laurent Guillaume

 

La manufacture de livres

 

 

Laurent Guillaume est un ancien flic des stups, et il continue aujourd'hui à lutter contre les trafics de drogue, au Mali.

 

Il est donc question de drogué(e)s et de flics. De trafiquants internationaux qui se cachent derrière une lutte religieuse.

Il y a beaucoup d'actions, avec beaucoup de morts. Tous les éléments d'un bon scénario cinématographique, au Mali, à Paris, en Savoie.

"Au nord-est du Mali, une région de non-droit sur laquelle les autorités de Bamako n'avaient aucune emprise. Les contrebandiers et les trafiquants de tous ordres s'y adonnaient à leurs activités séculaires ; le 4X4 japonais avait remplacé le dromadaire".

 

Probablement par compensation d'une frustration a être obligé d'utiliser un style administratif, Laurent Guillaume n'hésite devant aucun "cliché", aucune métaphore, aucun superlatif. Son éditeur lui aurait rendu service en supprimant la moitié, au moins, des adjectifs et des adverbes.

 

Le titre est une allusion aux trois verres de thé : "le premier est dur comme la vie" ; le deuxième est sucré comme l'amour ; le troisième est doux comme la mort".

 

 

"Amitié et politique n'ont de longévité que le temps d'une communauté d'intérêt"

 

 

08:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

08/12/2012

la suite de l'épopée des Normands de Sicile

Les guerriers fauves

 

Viviane Moore

 

10/18 "Grands détectives" n°3891

 

 

1156 : Tancrède et Hugues de Tarse s'embarquent à Barfleur en direction de la Sicile.

Un épisode de "l'épopée des Normands de Sicile", le long des cotes de l'Atlantique.

 

Deux bateaux, directement inspirés, de ceux des Vikings : un bateau de guerre qui transporte un petit trésor, sous bonne escorte,  que le Roi d'Angleterre (Henri II Plantagenêt) veut offrir au Roi de Sicile (Guillaume 1er),  et l'autre rempli de marchandises pour le compte d'un marchand lombard.

 

Le voyage sera mouvementé. Les "guerriers fauves" du navire de guerre auront fort à faire face aux pirates.

 

A Barfleur, un jeune garçon est assassiné. Un autre à chaque escale. Tout est fait pour que le lecteur perde la trace du tueur qui ne sera démasqué qu'au chapitre final.

 

 

"L'arbre du silence porte les fruits de la paix" (proverbe arabe)

 

"Ne reste jamais en tête à tête avec une femme qui ne soit pas la tienne, même si tu as l'intention de lui lire le Coran" (proverbe arabe).

 

 

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

30/11/2012

Les hamacs de carton

De Colin Niel Éditions "Rouergue noir" Les "hamacs de carton", ce sont ces "dossiers suspendus, alignés à la verticale". Des dossiers de demandes de la nationalité française. Sous le prétexte d'en enquête en Amazonie française, l'auteur nous parle de ces "nègres marrons", descendants des esclaves ayant fui les plantations, et s'etant installés sur le bord du fleuve Maroni, (d'où leur surnom ). "Pour la France, le Maroni représente une frontière entre deux pays alors que pour eux, il s'agit d'un seul territoire". "Le peuple ndjuka, qui s'était libéré de l'esclavage par lui même. Qui s'était battu contre les Hollandais, avait revendiqué son indépendance , bien avant l'abolition. L'installation de ces hommes et de ces femmes le long du fleuve Maroni, leur adaptation aux dangers de la forêt amazonienne. Le grand marronnage". L'auteur parle de l'antagonisme entre les Ndukas et les Alukus, vivant en amont du fleuve. Ce qu'il n'explique pas, c'est que les Ndukas, ayant fait la paix avec les colons hollandais interdisaient aux Alukus l'accès au littoral, les asphyxiant économiquement. Pour se sortir de cette situation, les Alukus se sont alliés avec les Français de Guyane...et sont devenus citoyens français, tandis que les demandes de nationalité française des Alukus s'empilent dans les "hamacs de carton" !

02:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature