Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/08/2011

sortir de l'esclavage

L’affaire de l’esclave Furcy

 

Mohammed Aïssaoui

 

Editions Gallimard

 

 

Un petit livre pour un récit qui sort du commun : l’histoire d’un homme de trente ans, esclave,  qui découvre qu’il ne l’est pas, pas plus que sa mère ne l’était.

 

Trente ans avant l’abolition de l’esclavage en 1848, dans l’île « Bourbon », qui deviendra celle de « La Réunion », le procureur et son substitut prennent fait et cause pour lui.

Rappel : l’esclavage, aboli par la Révolution en 1794, a été rétabli par Napoléon en 1802.

Un esclave n’avait pas le droit d’assigner directement son maître en justice. Mais puisqu’il avait les preuves qu’il n’était pas esclave…

C’est la première fois qu’un esclave tente de briser ses chaines par la Loi !

 

Essayer de faire valoir ses droits, c’est sans compter sur la puissance,  auprès des autorités,  des propriétaires d’esclaves. Nous dirions aujourd’hui « lobby ».

Conflits entre les colons et les fonctionnaires venant de la métropole.

Les magistrats, trop bons juristes, sont nommés ailleurs.

 

D’appels en appels,  la procédure dure 27 ans. Entre temps Furcy est « déporté », à l’île « Maurice », dénommé alors « l’île de France », et il est condamné aux travaux forcés. Dix ans plus tard il est rendu à la liberté par les autorités anglaises qui administrent le territoire.

 

A chaque fois qu’il est convoqué par la justice, Furcy vient,  tenant en main la « Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ».

 

Le dénouement final, favorable, aura lieu à Paris en 1843.

 

08:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

27/08/2011

Une Odyssée contemporaine

Ulysse from Bagdad

 

Eric-Emmanuel Schmitt

 

Livre de poche n°36891

 

 

Une Odyssée contemporaine, de Bagdad à Londres, en passant par Le Caire, et les démarches pour avoir le statut de réfugié politique, Tripoli, la traversée vers Lampedusa, petite île italienne bien connue aujourd’hui, Malte et son centre de rétention, le naufrage au large de la Sicile, l’exploitation par la Mafia, le douanier complaisant, les militants qui aident les sans papiers, les rivages de la Manche, pour finir dans un taudis à Londres.

Nulle Pénélope pour attendre Ulysse…

 

Les situations, souvent dramatiques, sont sauvées par une écriture limpide. La tendresse et l’humour sauvent le héros, et les lecteurs,  du désespoir.

 

 

« La conscience politique me poussa avec les poils »

 

« Le goût de la lecture, ou de la liberté, ce qui s’équivaut »

 

« Quand on attend plus de progrès, on part ; ça n’ira pas mieux demain, mais ça ira mieux ailleurs. »

 

« Le roman séculaire dans lequel les hommes prétendus libres et autonomes exécutent les désirs des femmes qui tiennent leur foyer »

 

« Les mots ont été inventés pour que les hommes se distinguent et se reconnaissent entre élus »

 

« Je ne rêve pas d’être apatride, je rêve que le monde le devienne »

 

« Des élections se déroulèrent où des démagogues de droite désignèrent comme origine des maux français les immigrés, les sans-papiers, les clandestins »

 

« Tant qu’il y aura des « gens qui ont droit » et des « gens qui n’ont pas droit  à», il y aura barbarie »

 

« Les écrivains ne peignent pas le monde tel qu’il est, mais le monde tel que les hommes pourraient le faire »

08:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

20/08/2011

Polar en poche

Sûreté urbaine

 

Michel De Roy

 

Editions « Polar en poche », « Pages libres »

 

Prix du Quai des Orfèvres 1985

 

 

Réédition du « Prix du Quai des Orfèvres » 1985. Le livre n’a pas pris de rides. Sauf que plus personne ne roule en « Alpine ».

 

Les histoires de braquages violents et meurtriers de transports de fonds sont, malheureusement, toujours d’actualité. Aujourd’hui, ce sont même des armes de guerre qui sont utilisées.

 

L’auteur est retraité de police. Il décrit une coopération parfaite entre les différents services de police, et à la fin des voyous sont identifiés et arrêtés. Ce qui ne peut que plaire au jury du Quai des Orfèvres, présidé par le Préfet de police !

 

 

 

08:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

16/08/2011

Jean-Louis Debré, auteur de romans policiers

Meurtre à l’assemblée

 

Jean-Louis Debré

 

Fayard noir

 

 

Déception ! L’ « Assemblée », bien entendu, c’est l’Assemblée nationale, dont l’auteur a été président, avant d’être nommé président du Conseil constitutionnel, par son ami Chirac.

 

J’espérais qu’avec ce roman  l’auteur nous ferait vivre cette « maison » de l’intérieur.

Il faut attendre la page 120 pour y pénétrer, rapidement.

Même si l’enquête tourne autour d’un parlementaire vendu aux forces de l’argent qui lui ont permis d’accéder à son mandat, ce livre ne nous dit rien de la vie ni de l’Assemblée, ni de ses membres, ni des 5 000 personnes qui s’y croisent pour une raison ou une autre.

 

Curieusement,  ce que Jean-Louis Debré, ancien ministre de l’intérieur, décrit le plus férocement, c’est le fonctionnement des différents services de police, dont la première préoccupation serait « d’ouvrir le parapluie ». A l’un d’entre eux, il fait dire : « Nous, policiers, ne sommes que les greffiers de cette société de l’arnaque généralisée ».

Debré ne vise manifestement pas le « prix du Quai des Orfèvres » !

 

A part ça, on croise un personnage qui « porte des chaussures à talonnettes pour rehausser sa taille », et qui court autour du lac du bois de Boulogne…

Impossible de connaître la vérité. « Vous savez fort bien qu’aujourd’hui l’Elysée exerce une forte emprise sur les patrons de presse ».

Un autre personnage regrette l’ancien Président qui « lui est sympa ! ».

Debré est fidèle en amitié !

 

Jean-Louis Debré vient d’être victime d’un cambriolage. Le thème de son prochain roman policier ?

 

08:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

14/08/2011

Cathares

Le talisman cathare

 

Jean-Luc Aubardier

 

« Pocket » n°14189

 

 

Un livre de plus sur la tragédie cathare.

Celui là possède la particularité d’être écrit par un écrivain périgourdin qui nous rappelle que les massacres ne se sont pas limités entre Béziers et Carcassonne.

 

La brutalité des guerriers cathares, dont la religion prônait pourtant la non violence, ne semble ne rien avoir eu à envier à celle des croisés venus du Nord.

« Première croisade jamais levée contre un pays chrétien ».

 

La description des « cours d’amour », animées par les troubadours amène à se demander comment  pouvaient être concilié cet idéal chevaleresque avec les pires atrocités. Raccourci de la nature humaine ?

 

Un roman qui prend pour point de départ Bernard de Cazenac et son épouse, qui ont réellement existé. Un parcours initiatique tumultueux, de 1209 à 1244, pour découvrir que « l’essentiel n’est pas dans le dogme religieux. Le secret est dans l’Homme lui-même, dans sa capacité à aimer, comme survie de tout idéal. »

 

La première partie se termine avec la mort de Simon de Montfort pendant le siège de Toulouse. Le livre se termine avec la prise de Montségur, « modeste fortin, quatre murs de pierre sur un éperon rocheux ».

 

Je ne comprends pas bien la présence sur la couverture de la croix pattée rouge des templiers. Même si le héros est recueilli, temporairement,  dans une commanderie templière faisant preuve de tolérance religieuse. Les Cathares, comme plus tard les Templiers, ont été accusés d’hérésie, et leurs richesses attiraient des convoitises. Ce sont leurs points communs. Mais il ne faut pas confondre Philippe Auguste, qui a lancé sa noblesse à l’assaut du Midi, et Philippe le Bel qui a forcé la main du Pape pour persécuter les Templiers…

La croix,  boulée, d’Occitanie, me semblerait plus appropriée.

 

 

« Libérons le bonheur » (Cri de guerre des Toulousains face à Simon de Montfort)

 

« Quand les croyances sont nombreuses, le respect se révèle indispensable pour vivre au quotidien »

 

« La vérité n’est détenue par personne ; elle se recherche toute la vie. C’est la liberté et la responsabilité de l’Homme »

08:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature