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15/02/2016

Icare

En vrille

Deon Meyer

éditions du Seuil

 

J'adore Deon Meyer, journaliste et écrivain sud-africain qui nous promène dans la région du Cap. Dans ce roman nous voilà sur la "route des vins", dans la "crique des Français" ("Franschhoek). Quand Louis XIV a pris la funeste décision de révoquer l'Edit de Nantes, de nombreux Huguenots ont quitté notre pays. Souvent vers les Pays-Bas. Et de là certains sont partis pour l'Afrique du Sud,  avec les Boers. Emmenant avec eux quelques ceps de vigne.

Deux histoires se développent en parallèle , et comme toutes les parallèles , avec la perspective, elles finissent pas se rejoindre.

Les Du Toit sont vignerons de père en fils (ainé). Les derniers de la lignée, voulant sortir du système des quotas hérité de l'apartheid, veulent faire de la qualité, en s'inspirant de la Californie...et de la France. "Les gens sont aussi complexes qu'un assemblage de cépages". Des cépages nobles (chardonnay, pinot noir) sont importés clandestinement. Mais "le chardonnay et le pinot noir n'aiment pas la chaleur."

Pendant que François raconte l'histoire de sa famille, une enquête criminelle se poursuit. Les Du Toit peuvent-ils être suspects dans l'assassinat du créateur d'un site internet  fournissant des alibis aux conjoints adultères ? "L'accusé est innocent tant que l'Etat n'a pas prouvé le contraire ."

 

"Dans les films, à la télé, la vie d'un flic n'est qu'action et satisfaction, mais dans la vie réelle, les choses sont bien différentes. Dix pour cent d'action, quatre-vingt dix pour cent de corvées fastidieuses, de routine, de travail administratif."

 

08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, polar

14/02/2016

Swing revival

The rhythm Gamblers

Salle comble à Junas pour ce groupe montpelliérain qui fait revivre la musique swing des années 30/40.

Au programme : Benny Goodman, Count Basie, Lester Young, etc.

En tête du septet un excellent clarinettiste, une trompette puissante et un saxo ténor profond.

Deux heures de musique qui donne envie de danser !

 

16:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jazz

13/02/2016

Donner une chance à la paix

Le dernier jour d'Yitzhak Rabin

D'Amos Gitai

 

L'année dernière, j'avais parlé sur ce blog du dernier film de l'Israélien Amos Gitai "Ana Arabia". Amos Gitai s'était fait connaitre en France par un reportage, diffusé par Arte,  intitulé "Donner une chance à la paix."

S'il y en a un qui a mérité son prix Nobel de la paix, qui a véritablement cherché à "donner une chance à la paix", c'est Yitzhak Rabin. Prix Nobel de la paix en 94, assassiné en 95...

Le film est un mélange d'images d'archives et de reconstitution, et ne se contente pas du "dernier jour de Rabin"

Les images d'archives montre les manifestations de l'époque, celles favorables à la paix, mais aussi celles menées par Netanyahou, arrogant, insultant, haineux  adversaire déclaré des accords d'Oslo.

Les images d'archives, comme certaines reconstitutions montrent la haine contre Rabin. Haine qui conduira à son assassinat. Un véritable "permis de tuer" délivré par des rabbins extrémistes. Rien à envier aux "fatwas" islamistes.

Quels arguments opposer à ceux qui considèrent qu'ils ont tous les droits sur cette terre "que Dieu leur a promise" ? Quelle négociation possible, quelle paix possible quand on rêve d'expulser tous les Arabes, et même de les tuer tous ?

Le film,  qui dure deux heures et demie, éclaire le présent parce qu'il montre les racines du mal. 

Les autres images de reconstitution sont celles de la commission d'enquête sur les failles de la sécurité. Alors que les services de sécurité israélien ont une solide réputation dans le monde entier, comment l'assassin a-t-il pu se promener avec son arme, pendant une heure, au milieu du dispositif de sécurité, sans être jamais contrôlé ? Comment a-t-il s'approcher si près du Premier ministre pour lui tirer dessus sans aucune intervention de ses gardes du corps ? Comme le dit l'un des participants à la commission d'enquête : "faut-il rire ou pleurer ?" Terrifiant à force d'être affligeant !

 

 

16:34 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

11/02/2016

Entre pudeur et excès

Eros Hugo

Maison de Victor Hugo

6 place des Vosges

 

L'année dernière j'avais parlé de l'exposition organisée dans la maison de Victor Hugo sur le thème "Hugo politique". L'exposition de cette année est consacrée à Eros.

Dans l'œuvre de Victor Hugo, il y a peu de place pour l'érotisme, encore moins pour la pornographie. Ses poèmes amoureux parlent peu d'attirance charnelle, et sont généralement plus idéalisés.

Dans sa vie Victor Hugo a aimé les femmes, son épouse, sa maitresse au long cours, les maitresses occasionnelles, les relations avec les servantes...et même celles qu'il payait.

L'exposition présente de nombreux dessins, peintures, sculptures non équivoques, de ses contemporains. Nous découvrons une autre facette de l'écrivain : le dessinateur de femmes nues, à l'encre de Chine. Des dessins qui méritent la visite.

 

10:41 Publié dans expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo

09/02/2016

Soixantième anniversaire de l'académie du jazz

L'Académie du Jazz a 60 ans

Théâtre du Châtelet

8 février

 

En première partie, huit lauréats du prix "Django Reinhardt", de différentes générations. Ils jouent ensemble pour la première fois. Au piano, René Urtreger, lauréat en 1961. En 1957, il jouait avec Miles Davis "ascenseur pour l'échafaud". Au saxo, la jeune Géraldine Laurent, lauréate en 2008, et de nouveau cette année ("meilleur disque français"). A la trompette,  la tout aussi jeune Airelle Besson, lauréate l'année dernière. Une élève de Wynton Marsalis. A la contrebasse, le presque aussi jeune Henri Texier, lauréat il y a 40 ans.

En seconde partie le Duke orchestra, créé en 2003, quinze virtuoses dirigés par Laurent Mignard, consacré à la musique d'Ellington. Avec une exception pour trois invités : John Surman, élu cette année par l'académie "meilleur musicien de jazz européen de l'année", le violoniste Jean-Luc Ponty, et le chanteur fantaisiste Sanseverino. 

Deux heures et demi de jazz, essentiellement des standards revisités.

 

21:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique