29/10/2015
Rencontres entre générations
L'étudiante et Monsieur Henri
d'Ivan Calbérac
avec Noémie Schmidt, Claude Brasseur
Guillaume De Tonquédec, Frédérique Bel
L'étudiante, c'est Noémie Schmidt, actrice suisse qui joue le rôle d'une hyper émotive qui rate ses examens, que son père décourage et qui monte à Paris avec un tout petit budget.
Monsieur Henri, c'est Claude Brasseur, veuf depuis vingt ans, atrabilaire, cynique et qui...bien entendu, a en réalité un coeur d'or, et attendait l'occasion de le montrer .
Il a un fils joué par Guillaume de Tonquédec, révélé par "Le prénom", avec sa tête de premier de la classe. A quarante ans, il est troublé par l'étudiante.
Monsieur Henri n'aime pas sa bru, interprétée par Frédérique Bel, nunuche comme ce n'est pas possible.
Cela donne une comédie pleine d'émotions pudiques et de réflexions sur les relations parents/enfants dans la perspective de l'accomplissement de soi.
Les dialogues sont vifs entre les trois générations.
Je n'avais pas vu la pièce de théâtre dont le film est tiré.
08:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
28/10/2015
Un Don Quichotte d'aujourd'hui
Un certain Cervantès
Christian Lax
éditions Futuropolis
Un cow-boy dans un monde qui n'a plus besoin de cow-boy. L'Afghanistan, dernier terrain d'aventures. Il y perd un bras...comme Cervantès à la bataille de Lépante.
C'est le début du parallèle entre Mike et Miguel Cervantès, à quelques siècles d'écart. Mike veut redresser les injustices de l'Amérique d'aujourd'hui : les victimes des subprimes, et des prédicateurs, les immigrés clandestins, les Indiens, les Afro-Américains. Mais la police veille.
Un "road movie" prenant, avec une Ford Mustang en guise de rossinante.
Le découpage entre les cases est particulièrement réussi, digne d'un story board.
08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
27/10/2015
Le nouvel art d'être grand-père
Grands-parents, à vous de jouer
Professeur Marcel Rufo
éditions Anne Carrière
Depuis 20 ans j'ai grand plaisir à être grand-père. C'est donc avec reconnaissance que j'ai lu le livre de ce médiatique professeur en pédopsychiatrie : nous, les grands-parents, sommes sinon indispensables, du moins très utiles, et pas seulement pour garder les petits enfants, mais pour leur développement. Comme dit le proverbe africain repris par Hillary Clinton : "il faut tout un village..." "Les grands-parents sont un socle d'identification pour leurs petits-enfants."
La première partie est composée d'une promenade dans sa mémoire d'enfant, dominée par sa grand-mère. "On est de son enfance comme on est d'un pays."
Le seconde partie est faite de lettres thématiques adressées aux petits enfants que Marcel Rufo n'a pas encore. Elles sont autant de suggestions concernant la façon de nous adresser à eux, en fonction des problèmes.
"Les grands-parents n'ont pas à subir les volontés de leurs enfants devenus parents. Il s'agit d'un partage et non d'une disponibilité." "Mes occupations comptent tout autant que les leurs."
"Tu dois te rappeler, même si tu es né dans un milieu favorisé, le passé de ta famille et ne jamais le renier. pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient. Avoir toujours en tête le respect absolu des milieux modestes."
"Sache que je suis prêt à écouter tes histoires peu glorieuses sans porter le moindre jugement"
"être grand-parent, c'est peut-être avoir une deuxième chance d'être un enfant ."
"Les grands-parents ont aussi pour mission de transmettre la politesse, la bienséance." "Vivre en société en respectant les autres est la preuve d'un bon développement psychologique."
"Ecouter quelqu'un, c'est lui permettre de penser qu'il est intéressant."
"Les grands-parents sont ceux qui valorisent leurs qualités, applaudissent à leurs succès et dédramatisent leurs échecs."
11:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)
26/10/2015
Mystères d'Etat et pouvoir absolu
Les secrets de Louis XIV
Lucien Bély
Lucien Bély est professeur d'histoire moderne à la Sorbonne. Dans ce livre, il insiste sur le goût du secret et l'art de la dissimulation de Louis XIV, hérités de son parrain Mazarin et raconte les méthodes de l'absolutisme : usage immodéré de la "lettre de cachet", enlèvements de suspects, y compris hors de France (qui était le "masque de fer ?"), surveillance des correspondances, y compris de sa belle soeur, la princesse Palatine, dérive de la monarchie vers un pouvoir arbitraire, diplomatie secrète dans l'espoir de se partager le monde, secret de son testament.
Secrets également sur les expédients pour faire face aux frais des guerres alors que les caisses sont vides.
"L'engrenage des guerres accentue la présence militaire , ce qui renforce l'ordre public."
Les réseaux de surveillance et d'espionnage ne datent pas d'aujourd'hui.
Ne pardonnons-nous pas à Louis ses amours cachées et même son mariage secret ?
"Le secret de Louis XIV, ce sont les souffrances de ses sujets, frappés par les crises et assommés d'impôts, ce sont les persécutions des protestants et des jansénistes : tout l'envers d'un décor chatoyant."
"Aux yeux de ses contemporains, le secret fait partie de l'exercice du pouvoir". "Qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner" (attribué à Louis XI) "La science de se taire n'étant pas moins importante que celle de parler." "Garder le secret sur ses intentions, c'est la première qualité d'un roi."
"Le secret se révèle nécessaire pour dissimuler les faiblesses trop humaines du monarque."
"Le souverain n'a ni à se justifier ni à s'expliquer. L'autorité du roi ne doit admettre ni résistance ni opposition." "La notion de lèse-majesté est étendue."
17:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoire
24/10/2015
Astérix au mieux de sa forme !
Le papyrus de César
Scénario : Jean-yves Ferri ; Dessin : Didier Conrad
Dignes successeurs de Gosciny et Uderzo, Ferri et Conrad nous racontent, avec humour et jeux de mots, une histoire qui fait référence à des thèmes très actuels : les relations entre le pouvoir et les instruments de communication.
La "guerre des Gaules" racontée par César est, bien entendu, un instrument de propagande à sa gloire. Napoléon a parfaitement reproduit le système.
Dans la plupart des cas, l'Histoire a été écrite par ou pour les vainqueurs.
C'est la seule faiblesse du scénario : César n'aurait jamais écrit un chapitre pour raconter qu'une poignée de Gaulois lui résistait.
Autre petit détail : les Gaulois avaient, il est vrai, une tradition essentiellement orale, mais l'archéologie montre que le grec écrit n'était pas inconnu, en particulier des druides et des marchands.
17:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, astérix


