08/05/2013
Stalag II B
Moi, René Tardi,
Prisonnier de guerre au
Stalag II B
Editions Casterman
Tardi, dessinateur à l'immense talent, et à l'œuvre prolifique a retrouvé les carnets de son père, prisonnier en Allemagne pendant la dernière guerre mondiale, et en a fait un album superbe qui devrait avoir une place de choix dans toutes les bibliothèques de lycée, et quelques autres.
Avant la captivité, il y a la "drôle de guerre", pendant laquelle les mobilisés attendent les Allemands de pied ferme. Puis la défaite, fulgurante, la désorganisation.
1 million 800.000 soldats français capturés ! Qui n'en a pas dans sa famille ?
Puis le long voyage vers la Poméranie, à l'Est de l'Allemagne, pas loin de la Baltique.
Le stalag II B n'a rien de particulier. Ce n'est pas un camp d'extermination. Seulement un endroit de souffrance quotidienne où règne la dysenterie, les poux, les coups. Même s'il y a des degrés dans l'attitude des gardiens allemands, plus ou moins cruels, plus ou moins compréhensifs, eux mêmes punis s'ils le sont trop.
Le manque de nourriture est obsessionnel. L'évasion un fantasme presque aussi permanent.
Au fil des années de guerre arrivent des prisonniers russes, que les Allemands laissent mourir de faim et de maladies, puis, beaucoup plus tard, américains qui eux ne manquent de rien, grâce à la Croix Rouge qui, pour les Américains, veille au respect de la Convention de Genève.
Plus la défaite du IIIe Reich est inéluctable, pires sont les conditions : "les Boches étaient en train de perdre la partie, c'était certain et ça les rendait encore plus fumiers".
Le livre se termine par l'évacuation du camp devant l'avancée de l'armée russe.
"La sauvagerie au quotidien, voilà ce qu'était le stalag !"
A lire, pas seulement le 8 mai !
La suite est annoncée : la libération, le retour en France...
09:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, 8 mai
06/05/2013
poursuivre dans la bonne direction
LA FRANCE DOIT POURSUIVRE LE CHANGEMENT POUR LA CROISSANCE EN EUROPE
En dépit des critiques, François Hollande a initié le changement. Il a dit "non" à la politique d'austérité prônée par la Commission européenne et les gouvernements conservateurs. Il a raison. Dans les pays où elle a été appliquée, l'austérité a conduit à la récession, au chômage de masse et au désespoir.
Nous soutenons l'approche qui consiste à concilier une gestion sérieuse des finances publiques et croissance. L'Europe ne sortira pas de la crise sans croissance et sans investissements. Un an, c'est peu pour juger une politique. Les résultats ne peuvent pas se faire sentir du jour au lendemain. Comme le reste de l'Union européenne, la France a besoin de temps.
Les défis sont immenses. Ce ne sont pas les discours simplistes et démagogiques de ce dimanche qui sortiront le pays de la crise. Il est crucial de poursuivre les réformes avec la coopération des partenaires sociaux.
Il est tout aussi primordial qu'elles s'inscrivent dans une stratégie européenne.
14:51 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
05/05/2013
Des images qui ont fait scandale
100 images qui ont fait scandale
Emmanuel Pierrat
Editions Hoëbeke
Un grand format, qui permet d’avoir des reproductions de qualité.
A droite, l’image incriminée, à gauche le contexte de l’époque, l’analyse et le commentaire.
En couverture, un baiser manquant de chasteté entre un religieux, « à l’ancienne », et une religieuse coiffée d’une cornette. Publicité pour un fabriquant italien de pulls qui, pendant plusieurs années, a délibérément fait le choix de la provocation pour vendre ses produits.
L’essentiel est dit dans cette photo de couverture : la majorité de ces images qui ont fait scandale sont des images publicitaires, y compris affiches de films et pochettes de disques. Elles ont fait scandale parce qu’elles touchent à la religion, au sexe, parfois à la limite de la pédophilie, ou mieux encore sexe et religions. Ces dernières ont si souvent diabolisé celui-ci.
Les autres images scandaleuses étant des œuvres d’art (ce qui ne veut pas dire que les publicités ne peuvent pas être des œuvres d’art, ou, au moins, artistiques), des images d’actualité ayant choqué, généralement liées à la mort, ou des photos truquées pour des raisons politiques…
Bien évidemment se pose la question de la censure face à la liberté d’expression. Censure aux critères relatifs qui fluctuent avec le temps. Ainsi, après une évolution vers la permissivité, l’ordre « moral » semble de retour.
10:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)
04/05/2013
Espionnage et fonds spéculatifs
Bloodmoney
David Ignatius
Editions JC Lattès
Le croisement de deux mondes : d'une part celui de l'espionnage, d'autre part celui des fonds spéculatifs.
La créature née de ce croisement est un organisme officieux qui fournit des renseignements confidentiels, tirés de l'espionnage, à un fonds spéculatif qui, en contre partie, fournit à l'organisme des sommes rondelettes pour acheter quelques personnages influents dans les pays sensibles, comme le Pakistan. Puisqu'il est bien connu que tout s'achète avec des dollars. Du moins, les Américains en sont persuadés...
L'auteur est journaliste au Washington Post, spécialiste du Moyen-Orient.
"La vie pakistanaise est réglée par les trois A : Allah, Armée, Amérique".
"Avec leurs guerres expéditionnaires à bout de souffle, les Américains dépendaient de leurs alliés pakistanais de multiples manières"
"Les Américains n'aimaient pas mentir à autrui. Leur spécialité était de se mentir à eux-mêmes"
"Le pouvoir n'est pas un grand tout, mais une accumulation de petits riens"
08:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
03/05/2013
Pierre de patience (le film)
Syngue Sabour (le film)
D'Atiq Rahimi
Avec Golshifteh Farahani
"Chistera" du meilleur film au festival de Saint-Jean-de-Luz
Une adaptation très fidèle au livre, d'autant mieux réussie qu'elle est portée par une remarquable actrice iranienne.
Iranienne et non Afghane, n'est-elle pas universelle, cette femme qui tente de survivre dans une société souvent oppressante, et même oppressive, pour les femmes ?
Le ton, et les propos, sont aussi crus que dans le livre, pour parler de plaisir et de frustrations, mais les images sont pudiques.
Est-ce seulement en Afghanistan que les tabous doivent être dénoncés ?
Est-ce seulement en Afghanistan que les femmes souffrent ?
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


