20/06/2013
De la Perse à l'Iran
Ainsi se tut Zarathoustra
Nicolas Wild
Arte éditions et "La boîte à bulles"
Voyage dans l'Iran d'aujourd'hui et d'hier. Téhéran, Ispahan, Shiraz, Persépolis, Yarzd.
Occasion de découvrir quelques notions sur le zoroastrisme, l'une des plus anciennes religions monothéistes, Zarathoustra étant le prophète du "grand architecte". Religion officielle des Perses entre -224 et 651, elle considère que le bien et le mal coexistent dans chacun des êtres vivants. "Les religions sont des créations humaines, elles naissent un jour, croissent, déclinent et finissent par mourir."
Occasion également d'apercevoir la condition des Afghans qui fuient leur pays, vers l'Iran (environ deux millions, surexploités) puis, éventuellement, vers l'Europe, ainsi que les Parsis, les zoroastriens dont les ancêtres s'étaient réfugiés en Inde après l'islamisation de leur pays.
Occasion de découvrir que la toute première chartre des droits de l'Homme, proclamée par Cyrus II, date de 539 avant Jésus Christ.
"J'ai accordé à tous les hommes la liberté d'adorer leurs propres dieux et ordonné que personne n'ait le droit de les maltraiter pour cela."
Dans cette logique, "Cyrus a libéré les juifs de Babylone et leur a rendu la liberté".
Un album très intéressant alors que l'Iran revient dans l'actualité.
08:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd
17/06/2013
Marchés publics : respecter les normes sociales
MARCHES PUBLICS: "NON" Á UN ACCORD QUI NE RESPECTERAIT PAS LES NORMES SOCIALES
Une révision de la législation européenne sur les marchés publics est en préparation.
Augmenter la qualité et l'efficacité des services aux citoyens, faciliter l'accès des marchés aux PME, garantir le respect de bonnes conditions de travail et des critères environnementaux: voilà quelques avancées que pourrait apporter le nouveau texte.
Mais le coeur de la réforme est de mieux d'utiliser l'argent public car chaque citoyen attend que chaque euro soit dépensé de manière utile, efficace et responsable.
S'il le faut, il faut exclure ceux qui ne respectent pas les règles dont les conventions collectives du travail. Il y va de l'intérêt des travailleurs mais aussi des entreprises qui sont souvent aujourd'hui victimes de concurrence déloyale, par exemple les chaines de sous-traitants non contrôlés dans les marchés publics de biens et de services et qui conduisent à des abus faute de clarté dans les responsabilités.
Les questions sociales sont un point fondamental et crucial dans la future législation. Il n'y aura pas de directive sur les concessions si on n'inclut pas le respect des droits sociaux et des conventions collectives du travail.
Nous avons besoin de règles claires et fortes pour les droits sociaux des travailleurs. Elles doivent être respectées.
Nous voulons une Europe au service des citoyens !
14:02 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
16/06/2013
Fontenoy : trop mal pour être bien, trop bien pour être mal
Fontenoy ne reviendra plus
Gérard Guégan
Prix Renaudot de l'essai 2011
Folio n°5537
J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de ce Jean Fontenoy, journaliste et écrivain. Proche des communistes dans sa jeunesse, à l'avant garde de l'antifascisme, il devient un des piliers de la collaboration, non seulement comme journaliste, mais en s'engageant sous l'uniforme allemand dans la "Légion des Volontaires Français contre le Bolchévisme".
Antistalinien au point d'en devenir un allié des fascistes.
"De la Collaboration issue de la Gauche, les plus déterminés, les plus fascistes, viendront pour la plupart de la mouvance communiste".
"Mieux être mort que vivre sous les soviets". L'auteur de cette biographie pense que Fontenoy s'est suicidé avec du cyanure avant la chute de Berlin, alors que tant de ses semblables se sont réfugiés en Amérique du Sud (voir les livres de Philip Kerr).
"Qu'est-ce qui pousse un homme à changer de camp, à passer, par exemple, de la gauche la plus enragée à la droite la moins clémente ?"
Pour Fontenoy, comme pour Doriot, probablement le besoin d'être sur le devant de la scène.
La période voulait probablement ces revirements.
"De nombreux anciens combattants de 14/18 étaient du côté de la collaboration".
Dans le cas de Fontenoy, il y a le goût évident de la provocation, qui lui avait tant fait aimer le mouvement "Dada".
Sans parler des méfaits de l'opium et de l'alcool, circonstances atténuantes ou aggravantes ? Dépendances qui illustrent sa tendance à l'autodestruction. "Les idéalistes se reconnaissent à ce qu'ils courent au-devant de la mort."
L'occasion de se remémorer "ces temps déraisonnables où l'on avait mis les morts à table..."
Pourvu que, comme Fontenoy, ces temps ne reviennent plus !
15:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
15/06/2013
100 photos de légende de Paris
Paris mythique
100 photos de légende
Editions Parigramme
100 photos de Paris, de Parisiens et de Parisiennes, de 1838 à 1968, en passant par les grands évènements de la fin du XIXe et du XXe.
100 photos en noir et blanc, d'anonymes ou de photographes très connus comme Daguerre, Nadar, Atget, Man Ray, Brassaï, Willy Ronis, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau...
Certaines de ces photos sont archiconnues, d'autres pas du tout.
Pour moins de 10 euros, un très bel album.
08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photos
14/06/2013
The great Gatsby
Gatsby le magnifique
De Baz Luhrmann
Avec Leonardo Di Caprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan
D'après le roman de F. Scott Fitzgerald
1922, après la Grande guerre. Les mœurs se relâchent. Les femmes s'émancipent et coupent leurs cheveux, à la "garçonne". Sont à la mode le tango, le charleston, le jazz.
L'aristocratie des rentiers oisifs est réticente à fréquenter les nouveaux riches, dont l'origine de la fortune est incertaine.
C'est le temps de la prohibition de l'alcool. Ce qui n'empêche pas les gens de consommer. Et permet la fortune des trafiquants.
J'ai revu, en DVD, la version de 74, et je ne comprends pas l'utilité de ce remake. Chacun(e) est libre de préférer Leonardo à Robert Redford, Carey Mulligan à Mia Farrow, mais était-il indispensable de présenter un décalque, de deux heures et demie, suivant de la même façon le même récit tiré du roman ?
Peut-être avec un peu plus encore de paillettes, de luxe, de bruit ?
Le film a été tourné en Australie, pays du réalisateur, comme son "Moulin rouge" de pacotille, que je n'avais pas aimé...
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


