04/10/2011
résoudre la crise dans la zone "euro"
L'AUSTÉRITÉ NE RÉSOUDRA PAS LA CRISE DE LA ZONE EURO
Le Parlement européen a donné son aval à une réforme de la zone euro qui aura des conséquences drastiques pour l'Europe et ses citoyens. Les socialistes européens ont rejeté la plupart des propositions négociées par les conservateurs et les libéraux qui détiennent la majorité à la fois au Conseil des ministres et au Parlement européen.
Il existe une autre voie pour sortir de la crise. La réforme est un pacte d'austérité qui se fonde sur des coupes et des sanctions. Elle ne laisse aucune marge de manœuvre pour des dépenses intelligentes et des investissements ciblés.
Cela aggravera la situation de l'économie européenne et de ses citoyens. L'austérité ne résoudra pas la crise de la zone euro. De récentes données d'organisations internationales telles que la banque mondiale et le FMI confirment que l'Europe est au bord d'une grave récession et que les mesures d'austérité actuellement en vigueur dans plusieurs pays européens ont un impact négatif sur les perspectives de croissance et d'emplois.
Sans une croissance forte, les Etats membres ne pourront pas tenir leurs engagements de réduction des déficits et d'endettement publics.
Les socialistes européens proposent une stratégie différente qui combine à la fois l'assainissement des finances publiques, la justice sociale et des politiques actives pour l'investissement et l'emploi. Elle s'appuie sur la consolidation budgétaire, notamment par un pacte de croissance et d'emplois, des procédures de décision plus fortes et plus démocratiques, un système puissant d'obligations européennes (eurobonds) et un véritable budget européen financé par des ressources propres, par exemple une taxe sur les transactions financières.
08:54 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
03/10/2011
petit déjeuner avec l'ambassadeur américain à Bruxelles
Obama n'est pas Reagan
Obama est persuadé, comme l'était Bill Clinton, qu'il joue sa réélection sur l'économie et l'emploi.
Face à la crise actuelle, il souhaite une relance coordonnée avec les Européens. Il craint les effets économiques et sociaux de la politique européenne réactionnaire faite de restrictions budgétaires qui auront des effets négatifs sur la croissance. Il regrette le manque d'unité de l'Union européenne. La crise grecque est révélatrice d'un mal plus général. A économie globale, la réponse doit l'être tout autant.
Les investisseurs vont là où se trouvent les perspectives de croissance.
Le paradoxe est que les Républicains, réactionnaires, reprochent à Obama d'être trop "européen", à l'heure où les dirigeants européens, de Droite, ne le sont plus.
08:06 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe
02/10/2011
Secrets des pyramides
Les pyramides de Napoléon
William Dietrich
Prix « Pulitzer »
Pocket n° 14101
1798 : Invasion de l’Egypte par Napoléon.
William Dietrich, écrivain américain, invente un héros, américain qui accompagne Napoléon, comme 177 savants.
Ce roman mêle l’histoire, politique et militaire, informations sur l’Egypte ancienne et spéculations ésotériques basées sur les traditions hermétiques, « nommées ainsi d’après le Dieu Hermès, version grecque du Dieu égyptien Thot », basées sur les mathématiques.
Où se trouve le livre de Thot, qui contient toutes les réponses aux secrets de la vie ?
La réponse, à la fin du livre, est inattendue. Pour une fois, ce n’est pas Rennes-le-Château !
Hérodote avait déjà affirmé que la grande pyramide de Gizeh était autre chose qu’une tombe. Les Arabes, au Ixe siècle ne trouvèrent aucune momie, ni aucun trésor. Mais elle est construite sur le principe du fameux « nombre d’or », bien connu des architectes, ainsi que des peintres de la Renaissance, et le « pi », bien connu des mathématiciens.
« Une femme recèle plus de mystère que n’importe quelle pyramide ».
Un parfait scénario de film d’action.
« Ce qui différencie notre espèce des autres n’est pas seulement ce que les hommes font subir aux autres hommes, mais la façon dont ils s’en justifient inlassablement »
« La raison a créé un vide et suscite le besoin de s’émerveiller. La persécution religieuse a généré une soif de spiritualité »
« La croyance commune à toutes les religions depuis dix mille ans : à savoir qu’il existe des mondes par-delà ceux que nous voyons »
« Les anciennes religions ne meurent jamais complètement, elles sont absorbées par les nouvelles »
« Personne ne savait en quoi Napoléon croyait, et encore moins lui-même, mais il était persuadé de l’utilité de la religion pour contrôler les masses »
« Le Corse s’est rendu populaire auprès du Directoire parce que ses batailles étaient sources de richesses »
« Je juge le niveau d’intelligence non pas à ce que l’on sait, mais à ce que l’on veut savoir »
08:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
01/10/2011
Eva Joly écrit un "polar" politico-financier
Les yeux de Lira
Eva Joly et Judith Perrignon
Editions "Les arènes"
Il y a Lira, journaliste russe, qui perdra la vue à vouloir regarder de trop près les affaires d'un oligarque. "D'habitude les Russe ne menacent pas, ils tuent".
Il y a Nwankwo, patron de la brigade financière du Nigeria, déçu de "voir les rebelles au pouvoir colonial devenir des tyrans", qui s'intéresse de trop près à la corruption dans son pays, les centaines de millions de $ détournés.
Il y a Félix, greffier de justice à Nice, trop sensible, supportant mal "l'impunité obscène" des plus riches.
En fuite, ils se retrouvent tous les trois à Londres, où ils seront aidés par une journaliste et une juge, puis, quand l'orage éclatera, dans un hameau des Cévennes. "Les échines granitiques des Cévennes dessinent des fortifications d'une terre du refus et du refuge".
Associée à la journaliste Judith Perrignon, Eva Joly se souvient qu'elle a été juge au "pôle financier".
Comme elle a peu de chances de devenir Présidente de la République, elle peut continuer dans cette voie...
Ce roman, au rythme rapide, qui ne s'attarde dans aucun lieu, des îles Féroé à Oxford, de Saint Petersburg à Paris, "l'Afrique, son bruit, sa danse, sa poussière, son coude à coude", en prise avec l'actualité politico-financière, se lit avec intérêt. Pas autant que "L'Honorable société" de Banotti et D.O.A., mais un cran au dessus de "Meurtre à l'Assemblée" de Jean-Louis Debré.
"C'est triste de dévisager un homme sans même plus se demander s'il est séduisant, juste s'il est dangereux"
"Si vous voulez aider l'Afrique, mettons fin à cette vaste corruption. Le terrorisme, la guerre civile, les ravages et les épidémies n'en sont que les symptômes"
"Les hommes adorent croire qu'ils sont généreux et les femmes reconnaissantes"
08:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature
30/09/2011
Piccoli et Moretti au Vatican
Habemus Papam
De et avec Nanni Moretti
Avec Michel Piccoli
Une centaine de cardinaux (ça manque de femmes, et de jeunes !) élisent un nouveau Pape. Celui-ci, incarné par Michel Piccoli, qui ne semblait pas être candidat (mais peut-on être Pape sans avoir travaillé à son élection ?), se dérobe, et parvient même à s'enfuir pour se promener incognito dans Rome.
Tout cela est traité à la manière de Nanni Moretti : avec un humour un peu burlesque, joyeux mais une tendance un peu trop marqué à se mettre en avant (il joue le rôle du psychanalyste). Ce nombrilisme de Moretti ressort d'autant plus que le jeu de Piccoli est tout en finesse et en retenue, mettant en avant sa fragilité d'octogénaire.
Plus que la question cléricale, est posée la problématique plus générale de la liberté individuelle face au choix personnel devant l'exercice du pouvoir.
08:09 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma


