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03/09/2010

L'âge de raison

L'âge de raison

 

De Yann Samuel

 

Avec Sophie Marceau

 

 

Le jour de ses 40 ans, une jeune femme, cadre supérieure, reçoit les lettres qu'elle avait adressée, le jour de ses 7 ans, l'âge de raison,  à celle qu'elle allait devenir.

 

Sur ce thème,  assez simple,  de la confrontation entre les rêves d'enfant et la réalité de l'âge adulte, Sophie Marceau est drôle, attendrissante, touchante et assure la réussite du film, dont la conclusion est, bien entendu "deviens ce que tu es !".

 

Les paysages de la Drôme sont, également, superbes.

 

 

08:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

01/09/2010

le compteur du blog

Pour la première fois que ce blog existe (2005), le nombre de visites n'a pas flanché pendant la pause estivale : autour de 2.500 en juillet comme en août.

Depuis un an le compteur n'est jamais passé sous la barre des 2.000 visites par mois.

Et il n'y a pas que les visites, puisque chaque mois plus de 5.000 pages sont lues.

Lues mais peu commentées.

J'en profite pour remercier Maïtena et Frédéric de leur fidèle amitié. Ce sentiment est réciproque.

 

09:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

31/08/2010

Le dernier film d'Alain Corneau

Crime d'amour

 

D'Alain Corneau

 

Avec Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier

 

 

Alain Corneau vient de décéder. Je suppose qu'il est de bon ton de dire tout le bien imaginable de ses films.

Dans le domaine des films policiers "Police python" et "Le choix des armes" sont, et resteront, des classiques.

"Fort Saganne", "Stupeur et tremblements" et surtout "Tous les matins du monde" sont également inoubliables.

 

"Crime d'amour", par la force des choses, malheureusement, son dernier film,  n'aura probablement pas la même notoriété, mais se laisse voir sans déplaisir.

 

 

On se souvient du duel de Ludivine Sagnier face à Charlotte Rampling. Elle renouvelle l'exercice face à Kristin Scott Thomas tout aussi magistrale.

 

Duel de femmes, donc. D'un côté une grande patronne, sûre d'elle même et dominatrice, n'hésitant pas à utiliser la séduction et l'autorité pour manipuler, flatter ou humilier sa collaboratrice. Le monde du travail en parfois sans pitié. Alain Corneau, fidèle à l'idéal de Trotski, nous le rappelle.

Kristin Scott Thomas incarne parfaitement le personnage.

 

A perverse, perverse et demie, la jeune cadre intelligente apprendra vite.

Une histoire d'amour qui se termine mal...

 

Film à éviter si vous avez du mal à supporter votre chef, car cela pourrait vous donner des idées,  à moins que,  par comparaison vous ne le/la trouviez pas si mal...

 

Malheureusement, si Ludivine Sagnier est excellente quand son personnage joue la comédie, je ne l'ai pas trouvée crédible en "business woman", d'abord coincée puis épanouie. Ce n'est qu'une des invraisemblances de ce film.

 

09:36 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

29/08/2010

Naissance de la porcelaine française

Bleu de Sèvres

 

Jean-Paul Desprat

 

Points  P1733

 

 

"Bleu de Sèvres", "bleu du Roy",  de la célèbre manufacture royale de Sèvres, ayant eu le monopole de la production de porcelaine en France, et dont le roi était l'unique actionnaire.

 

Ce livre raconte la naissance de la porcelaine, sur le modèle de la porcelaine de Saxe, mais en mieux.

Recherche par de savants chimistes des secrets  de la porcelaine "dure", celle qui permet de verser de l'eau chaude dedans sans qu'elle ne se fissure, sans être obligé de verser d'abord du lait afin d'amortir le choc thermique, comme le font encore certains Anglais. Porcelaine à l'imitation, mais en mieux, de celle ramenée de Chine par Marco Polo.

 

Découverte du kaolin limousin à Saint-Yrieix,  qui permet une production 100% nationale, tandis que d'autres cherchent du charbon, bien après les Anglais. En attendant la naissance de la fameuse porcelaine de Limoges

Le talent des peintres, graveurs et autres artisans français parachèveront l'œuvre.

 

Dix années du règne de Louis XV, "le monarque sans doute le plus dépressif de la longue lignée des rois de France",  plutôt en fin de règne, à travers ce prisme particulier.

La Pompadour, protectrice des beaux arts et qui encourage la porcelaine française, puis la Du Barry, trente trois ans plus jeune que le roi, plus indifférente.

Les tensions entre les "lumières" et le conservatisme religieux. La croyance dans les vertus intrinsèques des progrès techniques, "une religion nouvelle, la foi dans le progrès illimité de la science". "Les puissances de l'intolérance frappaient à coups redoublés, dans le temps où précisément s'imprimait l'Encyclopédie."

Avec le héros,  nous rencontrons Rousseau et Diderot.

 

Puisqu'il s'agit d'un roman, il y a également des histoires d'amours, éternelles, heureuses ou malheureuses.

Des digressions, dont certaines intéressantes, comme celle qui concerne l'action de l'abbé de l'Epée, en faveur des sourds et muets.

Mais, tout de même, face à ce gros livre de plus de 700 pages serrées, comme face à un film de plus de trois heures, une question : était-il indispensable d'être aussi prolifique ? N'était-il pas possible de raconter la même histoire avec moins de mots ?

 

 

"La réflexion ne doit jamais être absente des mouvements du cœur et de l'âme"

 

"Un vrai Parisien, c'est à dire l'un de ces animaux faits pour le monde, ses grands brassages et ses grandes aventures"

 

"L'idée de Dieu est légitime ; en revanche l'intolérance et le fanatisme ne le sont pas"

08:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

27/08/2010

copacabana

Copacabana

 

De Marc Fitoussi

 

Avec Isabelle Huppert et Lolita Chammah

 

 

N'espérez pas voir  dans ce film la célèbre plage de Copacabana, au Brésil, sinon en rêves, à travers l'imagination de "Babou", femme généreuse et fantasque, et même farfelue, mais qui ne se laisse jamais abattre, incarnée par Isabelle Huppert. Elle se retrouve à Ostende, alors que ce n'est même pas l'été, pour tenter d'y gagner sa vie, et prouver à sa fille, totalement dénuée de fantaisie,  qu'elle n'a pas à avoir honte d'elle.

 

Véritable festival d'Isabelle Huppert, loin de sa réputation de "froideur". Elle joue aussi bien la comédie que la tendresse et l'émotion dans cette comédie humaine qui est également une caricature féroce de certaines relations humaines, en famille et dans l'entreprise, et des méthodes de vente dans l'immobilier, incompatibles avec la compassion naturelle de "Babou".

 

 

08:27 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma