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19/11/2007

Difficile de respecter la Loi...

Auto promotion

 

 

Le 2e alinéa de l'article L.52-1 du Code électoral stipule que "à compter du 1er jour du 6ème mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin".

 

 

Le bulletin municipal d'octobre d'Aire-sur-la-Lys ne tombe-t-il pas sous le coup de cette interdiction, avec son "billet du Maire" et la photo de celui-ci à chaque page ?

 

 

L'interprétation de cet article du Code électoral est tellement restrictif que beaucoup de Maires renoncent à s'exprimer dans le bulletin municipal dans la période de six mois avant les élections.

 

Selon l'arrêté du Conseil d'Etat (Metz, 9 septembre 1993, Kiffer, Juris-Data n°1993-045909), "il convient d'éviter les formules laudatives et les adjectifs valorisant le travail de la municipalité en place".

 

Le bulletin municipal doit rester "informatif et consacré à des projets, manifestations ou évènements intéressant la vie locale (Conseil d'Etat, 29 juillet 2002, élections municipales de Chelles). Il doit donc avoir pour vocation "une information générale et dépersonnalisée sur la collectivité", "respectueuse du principe de neutralité".

 

Selon "le Courrier des maires et des élus locaux",  où j'ai trouvé ces informations : "les collectivités ne peuvent pas, de ce fait, publier de document présentant l'action de la municipalité sous un jour favorable, ou en dressant un bilan avantageux".

 

 

08:10 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (1)

18/11/2007

Aire sur Rwanda

Je retourne au Rwanda

 

 

 

Qui sont les gentils ? Qui sont les méchants ? Qui a commencé ?

 

Les réponses à ces questions varient,  selon les interlocuteurs...

 

Qu'est ce qui peut amener une telle haine entre êtres humains, au point de vouloir détruire l'autre ?

 

Pourquoi cette volonté de puissance et de pouvoir, au prix de la "terre brûlée" ?

 

Pourquoi les mécanismes de règlement du conflit ont-ils été inopérants ?

 

Pourquoi les institutions ayant la  responsabilité d'apaiser le conflit et de trouver des compromis,  ont elles préféré la politique du pire, jusqu'à la catastrophe ?

 

 

800.000 morts, cela relativise nos "bisbilles" airoises.

 

Je me pose une terrible question : la mécanique de l'affrontement est-elle si différente ?

 

 

 

08:15 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (6)

17/11/2007

La modiste de la Reine

La modiste de la reine

 

 

Catherine Guennec

 

 

Editions Jean-Claude Lattès

 

 

 

Abbeville 1747 / Epinay-lès-Saint-Denis (aujourd'hui Epinay-sur-Seine) 1813

 

 

Un retour en arrière un peu plus léger après "le boucher des Hurlus".

 

Plus léger (la mode) même si un monde alors s'écroule,  sans que les victimes n'y comprennent rien.

 

 

Ce roman se présente comme le journal de Rose Bertin, née en Picardie, "montée" à Paris comme couturière et qui y fait fortune, en passant, après "deux heures de carrosse et sept années de patience",  de Paris à Versailles ("ce n'était pas un château, c'était une ville"),  comme "ministre de la mode" de Marie-Antoinette, Dauphine puis Reine.

 

 

"L'essentiel de la vie de Cour : se montrer assidûment, être là, toujours là et travailler à se faire remarquer" (Les choses n'ont pas beaucoup changé. Ne se seraient-elles multipliées pas ?) ;

 

"A part s'ennuyer, mendier des faveurs et médire les uns des autres, leur occupation favorite était de se faire remarquer, de plaire. Aussi, avaient-ils l'ambition d'être "bien mis" et au goût du jour, pour tenir leur rang. Une des rares vertus qu'une marchande de mode pouvait leur trouver", mais très vite, "le château est un pays mort.  Trop de vieilles gens, pas assez de marmots, hormis les enfants royaux", "on ne dira jamais assez la responsabilité des nobles sans noblesse".

 

Elle défend son travail et le rôle de la Reine d'ambassadrice de la mode française et de l'industrie du luxe dont la réputation perdure aujourd'hui dans le monde entier, mais elle reconnaît qu'en 1788 "le pays crevait de faim".

 

 

A travers la couturière-modiste, l'auteur ne cache pas son affection pour Marie-Antoinette :

 

"Elle plaisait comme elle respirait" (c'était au début...), même si elle reconnait que " la seule pensée d'ouvrir un livre lui donnait la migraine" ;

 

"La vérité, c'est que l'on ne passe rien aux têtes qui sortent du lot",  et le Roi "mangeait comme d'autres boivent. Pour oublier".

 

 

Elle considère l'année 1793,  avec quelques raisons, comme "un année maudite", surtout pour la famille royale : 21 janvier : exécution de Louis XVI, 16 octobre : exécution de Marie-Antoinette. Pour les autres : Première coalition contre la France, soulèvement de la Vendée, le général Dumouriez qui passe à l'ennemi, Toulon livré aux Anglais par les royalistes, création du Tribunal révolutionnaire, massacres de contre-révolutionnaires,  dont les Girondins...

 

 

Citations tirées du livre :

 

"Le malheur invisible n'existe pas pour les imbéciles" ;

 

"Le souvenir de l'Amour, c'est toujours de l'Amour".

 

 

J'ai appris dans ce livre que la coutume de la robe de mariée blanche ne date que du Consulat.

 

 

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

16/11/2007

Curieux titre dans la Voix du Nord de ce matin

Ambiance tendue ?

 

 

"Ambiance tendue pour le vote des militants" titre "La Voix du Nord" de ce matin.

 

Pourquoi tendue ? Ils étaient pourtant entre eux, ces adhérent(e)s du PS ayant fait le choix de saborder le parti au profit d'une liste "apolitique" dont la "tête" est "réservée depuis longtemps", comme nous l'avons appris dans la presse.

 

Curieux que le journaliste écrive : "ils seront 24 à déposer leur bulletin dans l'urne". C'est de la chiromancie ? Un pronostic ? Pour moi,  qui connais bien la section socialiste airoise, s'ils ont été la moitié, c'est un maximum !

 

09:31 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (0)

Qu'est ce qu'un blog ?

Qu'est-ce qu'un blog ?

 

 

A cette question, dans son "Abécédaire mal-pensant", et dans l'hebdomadaire Marianne, Jean-François Kahn propose la réponse suivante :

 

"C'est un journal intime transformé en lettre ouverte.

 

Cela permet d'être entendu quand on parle tout seul.

 

Seul Sarkozy n'en a pas besoin : la télévision lui en fait office".

 

 

Je ne me reconnais pas tout à fait dans cette définition :

 

- ce blog n'est pas mon journal intime ;

 

- ce blog est,  parfois,  une lettre ouverte aux 500 visiteurs qui viennent, chaque mois, le lire, une ou plusieurs fois ;

 

- je sais qu'il me permet d'être entendu, au moins par certain(e)s ;

 

- L'avantage de l'écriture sur la parole, même quand on parle "tout seul", c'est de ne pas être interrompu.

 

 

Un commentateur,  courageusement anonyme, se plaint que "depuis peu la liberté d'expression est devenue inexistante" sur mon blog.

 

Mon blog n'est pas un forum, même si je me suis toujours réjoui des échanges d'idées.

 

C'est parce que certains commentaires étaient ouvertement insultants que j'ai pris la décision de payer le supplément qui permet de les modérer.

 

C'est parce que la suite du commentaire cité plus haut était directement insultant, qui plus est pour d'autres personnes que moi même, que j'ai décidé de ne pas le publier.

 

Il était d'autant plus inacceptable qu'il était signé "vrai socialiste", ce qui est insultant pour les vrai(e)s socialistes.

 

Si être un(e) vrai(e) socialiste, c'est insulter les gens, je n'en suis pas.

 

Ayant été Secrétaire général du Parti Socialiste Européen, qui regroupe les socialistes, les sociaux-démocrates et les Travaillistes de toute l'Union européenne, je sais, qu'heureusement les "vrai(e)s socialistes" ne sont pas comme ça.

 

 

Si le "vrai socialiste" tient à sa liberté d'expression, qu'il/elle n'hésite pas à créer son blog. Qu'il/elle le laisse ouvert aux commentaires. Nous ne manquerons pas d'aller lui rendre visite...sans insultes !

08:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)