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03/12/2007

Galiléo : pour ne pas dépendre des USA

"SAUVEZ GALILEO", DISENT LES SOCIALISTES

 

 

Les députés socialistes se sont rendus à une séance cruciale de négociation entre le Parlement européen et le Conseil des ministres des Finances avec en main un plan pour solutionner le problème du financement de Galileo, le projet européen de navigation par satellite.

 

 

Il est extrêmement important de faire aboutir ce projet si l'Europe veut rester compétitive et indépendante vis-à-vis des Etats-Unis, de la Russie voire de la Chine dans un secteur ultra stratégique.

 

 

Il ne s'agit pas seulement de navigation par satellites mais de la dernière génération des technologies de communication dont dépend notamment l'industrie européenne.

 

 

Il manque 2,4 milliards d'euros pour passer à la phase de déploiement des satellites. C'est peu au regard des enjeux et des retombées économiques, environnementales et financières du projet pour l'industrie européenne dans son ensemble.

 

 

Le Conseil des ministres doit assumer ses responsabilités et trouver l'argent dans le budget européen pour financer Galileo. En aucun cas, ce financement ne peut s'effectuer au détriment des fonds déjà alloués aux politiques prioritaires pour la croissance et l'emploi telles que la recherche, l'innovation, la formation tout au long de la vie et les réseaux transeuropéens.

 

 

 

Compte tenu de l'évolution des prix sur les marchés mondiaux, quelque 2,5 milliards d'euros restent disponibles sur les crédits de la politique agricole commune (PAC).

 

 

Soit l'argent non dépensé de 2007 retourne dans les caisses des Etats membres, soit il est réaffecté au projet Galileo pour la période 2008-2013. Cette dernière solution s'impose à nous.

 

 

Nous devons trouver une solution sur le financement de Galileo avant la fin de l'année au risque de compromettre définitivement ce projet européen.

 

 

07:55 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

02/12/2007

John Le Carré de nouveau en Afrique

Le chant de la mission

 

 

De John Le Carré

 

 

Editions du Seuil

 

 

 

Après "La patience du jardinier", John Le Carré revient en Afrique. Après avoir dénoncé, sous forme de roman d'amour,  les expérimentations pharmaceutiques sur les populations africaines (n'hésitez pas à louer le DVD pour voir le film tiré du roman), il évoque, fort bien, le pillage des richesses par des "Occidentaux", sous forme d'un roman d'aventures, qui s'apparente à ses romans d'espionnage.

 

Il a reçu la documentation de l'"International crisis group", bien connu dans les milieux spécialisés pour le sérieux de ses études.

 

Le lecteur ressort de ce livre dégoûté par les élites politico-financières européennes, américaines et africaines qui pillent, sans vergogne, les matières premières d'un pays, au prix de la misère de la population, au prix de guerres qui n'ont de "civiles" que les victimes. Cela se passe dans l'Est du Congo, c'est donc de pleine actualité (voir mon billet sur le drame humanitaire dans cette région), malheureusement cela pourrait se passer dans d'autres pays...

 

 

Le seul bémol, c'est que l'on se demande comment le héros, tellement intelligent, peut être aussi naïf.

 

 

Citations tirées du livre :

 

 

" La couronne est toujours échue à son voisin parce que lui n'était pas assez féroce, pas assez corrompu, pas assez fourbe".

 

"Nous sommes fiers de notre négritude, mais tous les camelots de la ville vendent du produit de blanchiment garanti cancérigène"

 

"Les élections n'apporteront pas de solution, mais ce sont nos élections à nous !"

 

 

 

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01/12/2007

Une lutte historique : les canuts

Le chant des canuts

 

 

Louis Muron

 

 

Editions Presses de la cité

 

 

Lyon 1830 / 1835

 

 

 

"C'est dans les masses profondes des travailleurs que réside la vie réelle de la Nation"

 

Edouard Herriot, maire de Lyon, Radical-socialiste.

 

 

 

1830 : Charles X est obligé d'abdiquer et de laisser la place à son cousin Louis-Philippe d'Orléans.

 

 

Les "canuts", ce sont les travailleurs de la soie, 50.000,  regroupés en 8.000 ateliers lyonnais, travaillant "à la pièce" pour 1.400 négociants.

 

Ce livre raconte, sous forme de roman,  leur révolte ("vivre en travaillant ou mourir en combattant"), en novembre 1831, puis en avril 1834, la répression sanglante du mouvement, et enfin la condamnation en "justice" des "meneurs",  en 1835, par une juridiction spéciale.

 

 

Ces travailleurs ont la nostalgie de l'Empire, qui était synonyme de commandes.

 

Ils subissent une importante baisse de leurs revenus, en raison de la concurrence étrangère (suisse : souvent des Lyonnais partis en exil à cause de la répression contre les girondins en 1793), et surtout de l'essor du coton et du tissage industriel, moins luxueux mais beaucoup moins cher.

 

La monarchie bourgeoise connait l'essor de l'industrie textile, mais également ferroviaire qui favorise les transports, et donc la concurrence.

 

Les canuts sont majoritairement des maîtres artisans,  instruits, fils de la philosophie des "lumières" (voir la note sur "Sophie, la libertine") qu'ils abordent souvent à travers les mutuelles et la franc-maçonnerie. Ils considèrent que "le progrès doit libérer l'Homme de la peine".

 

Comme le raconte le "Journal des débats" : "la sédition de Lyon a révélé la lutte entre la classe qui possède et celle qui ne possède pas".

 

Le Maire de Lyon, qui voudrait la paix sociale dans sa ville, invite ceux qui n'ont pas de travail à partir coloniser l'Algérie.

 

Lamennais, catholique social, dénonce "le manque d'engagement de l'épiscopat aux côtés des populations défavorisés", et Lamartine lui reproche d'être "l'évangile de l'insurrection".

 

 

Citations :

 

"Si les hommes font les Lois, les femmes font les mœurs" ;

 

"Nous autres, pauvres canuts, nous ne pouvons pas nous payer le médecin : alors nous mourrons nous mêmes !" ;

 

"Il va falloir s'engager politiquement,  si c'est le moyen de changer cette société où nous sommes exploités" ;

 

"La véritable et difficile question, c'est d'empêcher que les améliorations tournent au profit exclusif de quelques individus" ;

 

"Votre sang a fécondé le sol où doit croître l'arbre de l'émancipation des prolétaires. Votre mémoire ne sera pas oubliée dans l'histoire du prolétariat" ;

 

08:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

30/11/2007

Kigali/ Aire / Beyrouth

Après le Rwanda, Beyrouth !

 

 

 

Je n'ai pas encore eu le temps de vous parler du Rwanda, d'évoquer le génocide et les accusations que le gouvernement rwandais porte contre la France, son Président (Mitterrand à l'époque), son gouvernement (c'était Balladur, avec Juppé comme ministre des affaires étrangères), et surtout son armée (opérations "Epervier" puis "Turquoise"). Je n'ai même pas eu le temps de regarder le film réalisé par Canal + sur la question (c'est enregistré, je le regarderai et je vous reparlerai de tout cela).

 

 

Je repars, pour la Syrie et le Liban : il parait que l'actualité y est particulièrement riche en ce moment ! Si je devais vivre une deuxième vie, peut-être je voudrais être "grand reporter" ?

 

Est-ce en raison de mon expérience airoise que mon employeur, le groupe socialiste du Parlement européen, m'envoie dans ces situations "extrêmes" ?

 

 

 

Malgré des heures et des jours de conciliabule, les Libanais ne sont pas encore parvenus à se choisir un Président. Dois-je leur proposer la méthode de la fédération socialiste du Pas-de-Calais ? Deux ou trois décident,  puis font entériner leur décision par un "Conseil" qui n'en a que faire : pas de discussion, pas de concertation, pas même d'information.

 

Un seul risque : les déchirements, les affrontements,  la guerre civile...

 

 

 

07:50 Publié dans billet | Lien permanent | Commentaires (1)

29/11/2007

La VdN aujourd'hui

Changez d’Aire pour une liste, peut-être, aux municipales

Une quinzaine de socialistes de la section locale se sont réunis samedi, pour évoquer la ratification par le conseil fédéral du PS de la candidature de Jean-Claude Dissaux à Aire-sur-la-Lys aux municipales et cantonales. Pour aller contre le choix de la fédération, ils ont créé une association, Changez d’Aire, qui conduira, peut-être, une liste aux municipales.
Ça lui est resté en travers de la gorge, à Jean-François Vallin, l’ancien secrétaire de la section socialiste d’Aire. Que le canton et la tête de liste du PS pour les municipales soient réservés à Jean-Claude Dissaux, qui n’est pas adhérent du parti. Qu’il n’y ait pas eu « de concertation autour du fait qu’il était réservé. M. Dissaux a-t-il une personnalité si charismatique que nous devions le reconnaître comme leader ? », s’interroge-t-il.

« Je pensais que le sondage pèserait »
A priori, ils sont une petite vingtaine à se poser la question. Ils l’avaient vu venir. Le sondage, commandité par la fédération PS, qui demandait de choisir entre Françoise Henneron et Jean-Claude Dissaux pour les cantonales, puis entre André Démaret et Jean-Claude Dissaux pour les municipales, leur avait mis la puce à l’oreille. « La décision fédérale a été prise le 19 novembre et je pensais que les résultats du sondage, dans lesquels j’arrive devant M. Dissaux, pourraient peser. Je ne pensais pas que la décision était déjà prise », insiste Jean-François Vallin. Dans notre édition des 11 et 12 novembre, Michel Lefait, député de la huitième circonscription, affirmait bien que le canton était «  réservé depuis longtemps » mais que « ce n’est pas imposé, il y aura un vote le 19 novembre. » À l’issue du vote des militants le 15, Philippe Colle avait obtenu la place de premier des socialistes, qui n’a donc pas été ratifiée.
Du coup, ils sont quinze à quitter la section PS locale et à rallier Changez d’Aire, qui devient association – elle était auparavant le « courant » duquel se réclamaient Jean-François Vallin et trois autres élus au conseil municipal d’Aire-sur-la-Lys. « Certains vont demander leur adhésion à une autre section, hors de la huitième circonscription, la grosse majorité quitte le PS, moi, je vais peut-être demander mon adhésion au parti socialiste européen », confie Jean-François Vallin.
Changez d’Aire sera peut-être un tremplin pour créer une liste pour les municipales de 2008. Pas de tête pensante annoncée pour l’instant. Mais si Changez d’Aire devait devenir une liste à part entière, elle irait à l’encontre des revendications de Jean-François Vallin, qui dit « qu’il faut rassembler pour gagner ». Il n’exclut pourtant pas que son nom y figure. • J-L.D.

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08:49 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (0)