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26/10/2007

Pesticides

Pesticides: un bon constat mais des mesures insuffisantes

 

 

Saisi en première lecture de deux projets législatifs relatifs à l'autorisation et à l'utilisation des pesticides, le Parlement européen s'est accordé sur une réduction de l'utilisation de pesticides, rejetant toutefois, malheureusement,  tout objectif chiffré. Selon les socialistes français, ce résultat est insuffisant au regard des objectifs de santé publique et de protection de l'environnement. De manière générale, la droite au Parlement européen fait obstacle à l'adoption des mesures à la hauteur des constats faits.

 

 

Utilisés pour protéger les végétaux contre diverses maladies et parasites, les pesticides ont considérablement transformé la nature même de l'agriculture européenne. Pourtant, les pesticides sont fréquemment mis en cause en raison de leur impact néfaste sur la santé et l'environnement.

 

 

En dépit d'une législation déjà existante, ils sont présents en quantités excessives dans les sols, l'air et l'eau ainsi que dans notre alimentation. Il s'agit d'une pollution diffuse difficile à cerner car elle résulte des ruissellements, des pertes directes dans le sol, dans l'air lors des pulvérisations aériennes, du lessivage des plantes par les pluies, d'une pollution persistante dans le temps et susceptible de se propager sur des kilomètres. Une étude récente estime par exemple qu'en France, 90% des rivières et 50% des nappes phréatiques sont contaminées.

 

 

La situation dramatique rencontrée actuellement en Outre-mer suite à l'utilisation massive durant plusieurs années de substances telles que le chlordécone montre avec acuité les dégâts écologiques mais également sanitaires et économiques qu'une utilisation non maîtrisée de substances chimiques put entraîner.

 

 

Face à ce constat, l'Union européenne a décidé de modifier sa législation, en  encourageant l'utilisation durable des pesticides et en améliorant les procédures d'autorisation de ces produits.

 

 

Il existe de fortes disparités entre les Etats membres tant dans leurs pratiques que dans l'approche politique, ce qui conduit à des compromis favorisant la subsidiarité. Il ne faut pas pour autant que nous soyons dupés  par une certaine flexibilité qui serait en fait un prétexte à un moins-disant environnemental et sanitaire et qui ferait une interprétation a minima de la volonté citoyenne. La subsidiarité, pour avoir du sens, doit servir à une réflexion plus globale sur les questions agricoles et environnementales en Europe.

 

 

Il est nécessaire avant tout d'intensifier la recherche et le transfert de technologie et associer toutes les parties prenantes (agriculteurs, chercheurs, ONG, professionnels de la santé et industries agro alimentaires) et mener des travaux de fond dans chaque territoire afin qu'ils définissent ensemble de meilleures pratiques et des alternatives non chimiques adaptées au sol, au climat et aux cultures.

 

 

Ce vote du Parlement européen a permis de soutenir les méthodes de substitution des pesticides par des produits plus sûrs et moins toxiques. Mais sur le point des méthodes de lutte intégrée et alternatives en matière agricole, le vote n'est pas à la hauteur des défis posés, une majorité du Parlement européen a rejeté que les mesures de lutte intégrée contre les organismes nuisibles soient obligatoires.

 

 

Enfin, le Parlement européen a voté la création de "zones tampon" le long des cours d'eau où l'utilisation des pesticides est interdite, sans toutefois déterminer la distance minimale à respecter ; il a restreint les conditions de pulvérisation par avion et l'utilisation des pesticides dans les lieux publics, accueillant notamment des personnes âgées, des malades et des enfants.

 

 

C'est un résultat en demie teinte, laissant peu de place aux alternatives aux pesticides. Dans le cadre du "Grenelle de l'environnement", la France a la possibilité de jouer un rôle de premier plan en matière de réduction de l'utilisation des pesticides et de leurs risques sanitaires et environnementaux. Qu'elle saisisse cette occasion assez unique d'intensifier ses efforts pour une meilleure utilisation des pesticides et pour le développement des méthodes agricoles alternatives.

08:00 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2007

Dans la voix du Nord d'aujourd'hui

Jean-Claude Wident représenterait le PS aux élections municipales

 M.Wident, peut-être premier socialiste candidat à la mairie.

Le dépôt des candidatures au sein du Parti socialiste, pour les candidats aux élections municipales et cantonales dans le Pas-de-Calais devait être fait avant lundi soir. À Aire-sur-la-Lys, Jean-Claude Wident est le seul à avoir postulé pour la mairie.
Ce n’est que le 15 novembre que les membres du Parti socialiste pourront se prononcer et élire celui ou celle qu’ils souhaitent comme «  premier socialiste » candidat à l’élection municipale. Lundi soir, date de clôture du dépôt de candidature, seul Jean-Claude Wident s’était proposé pour représenter le parti.
Âgé de 69 ans, Jean-Claude Wident est connu dans la commune pour animer l’école de football. membre actif de l’OSA football, il est également président de l’amicale laïque. Il est en outre membre de l’harmonie municipale.
Airois de souche, il a fréquenté les écoles primaire et élémentaire de la commune avant de devenir lui-même instituteur. Il a enseigné à l’école du Centre pendant une trentaine d’années avant de prendre sa retraite.
Jean-Claude Wident a déjà une expérience en politique. « J’étais conseiller municipal d’opposition avec Jean-Claude Selosse », rappelle-t-il. Cela fait plus de douze ans. L’homme est par ailleurs membre du Parti socialiste « depuis plus de vingt ans ».
Jean-François Vallin, secrétaire de la section locale du Parti socialiste n’a ainsi pas postulé pour être le premier socialiste candidat aux municipales. «  En taux de notoriété, je ne fais pas le poids face à Jean-Claude Wident, concède-t-il. Et ce n’est pas pour autant que nous ne travaillerons pas ensemble. » Il pourrait ainsi être membre de sa liste. • GW. L.

24/10/2007

Aire n'est pas Neuilly et le PS n'est pas l'UMP

Aire n'est pas Neuilly et le PS n'est pas l'UMP :

 

 

Le difficile et exigeant exercice de la démocratie

 

 

 

Certains s'autoproclament.

 

D'autres se font désigner, comme le futur Maire de Neuilly.

 

Les militants UMP devront se plier, de mauvaise grâce,  à la volonté du Président. Au moins "l'imposé" a-t-il sa carte du Parti.  Et les électeurs devront ratifier.

 

 

Mais le PS n'est pas l'UMP et Aire n'est pas Neuilly.

 

 

Au PS c'est plus long, c'est plus compliqué, mais nous aimons cela,  ça s'appelle la démocratie !

 

 

A Aire,  comme partout dans le Pas-de-Calais, les adhérents avaient jusqu'à lundi soir,  18 heures pour déposer leur candidature auprès de la fédération départementale et du secrétaire de section (que je suis).

 

 

Un seul candidat, il est vrai indiscutable : "tonton" Jean-Claude Wident : président de l'amicale laïque, responsable de l'école de foot, ancien président de l'OSA foot, enseignant ayant fait toute sa carrière à l'école du centre, membre de l'Harmonie municipale.

 

 

Bien qu'il y ait un seul candidat, et qu'il soit indiscutable, nous voterons le 15 novembre, comme tous les socialistes du Pas-de-Calais,  pour exprimer notre soutien à "tonton".

 

 

Conformément aux règles du PS notre chef de file aura deux tâches, il est vrai un peu délicates :

 

 

1) discuter avec les personnalités de gauche susceptibles d'accepter de faire partie de la liste de gauche. Les élus de "changez d'Aire" qui ne sont pas membres du PS doivent y avoir également une place prépondérante, à la mesure du travail accompli ensemble ;

 

 

 2) établir l'ordre dans lequel les socialistes figureront sur cette liste.

 

Pour cela pas de calendrier, pas de date obligatoire...sinon celle des élections !

14:45 Publié dans vie locale | Lien permanent | Commentaires (8)

23/10/2007

Sondages + manque de transparence = rumeurs

Sondage : le manque de transparence alimente les rumeurs

 

 

 

Les sondages sont devenus un élément incontournable du débat démocratique.

 

Si Ségolène Royal a été investi par 60% des adhérents socialistes,  c'est probablement, au moins en partie, parce que les sondages alors affirmaient qu'elle, et elle seule, pourrait battre le candidat de la Droite.

 

Au moins les choses étaient-elles transparentes puisqu'il y avait de nombreux sondages, d'instituts différents, et qu'ils étaient publiés par la presse.

 

 

Ce n'est pas le cas du sondage qui a été réalisé dans notre ville la semaine dernière : plus de 300 personnes interrogées par téléphone par une trentaine de professionnels de la très sérieuse maison "Arsh opinion", basée à Sophia Antipolis. (Voir La Voix du Nord de samedi).

 

 

Malheureusement le manque de transparence alimente toutes les rumeurs :

 

Qui est le commanditaire secret ? Comment ont été choisis les noms livrés au sondage ? Pourquoi Monsieur Dissaux est-il  présenté comme candidat de gauche alors que depuis un an et demi il tente de constituer une liste qu'il affirme "apolitique" ? Pourquoi ne pas avoir attendu que les candidat(e)s à l'investiture socialiste se fassent connaître, dans le cadre de la procédure en cours ?  Pourquoi les résultats, que l'on annonce imminents,  ne seront-ils pas rendus publics ?  

 

 

Sans attendre les résultats, des fuites concordantes, de gens qui se disent proches du commanditaire, veulent faire savoir,  de manière manifestement intéressées, que, selon les résultats du sondage,  je serais totalement inconnu (20% de taux de notoriété) et considéré comme peu sympathique (10% ?).

 

Les mêmes rumeurs indiquent que l'opposition devancerait la liste du maire sortant/candidat avec 52% des intentions de vote.

 

Les candidats dissidents de la Droite, ne franchiraient pas le seuil des 5%.

 

 Les auteurs de ces rumeurs affirment que leur candidat "miracle", de "gauche" ou "apolitique" selon ses interlocuteurs,  battrait également la conseillère générale sortante, sénatrice UMP, mais sans donner les chiffres des résultats supposés de ce  sondage.

Rénovation du PS

Charte de la rénovation

La résolution présentée par François Hollande et adoptée par Conseil national du 23 juin 2007 a fixé trois objectifs pour la rénovation du PS :

• Réaffirmer les valeurs fondatrices de l’engagement socialiste et aller le plus loin possible dans l’actualisation de nos objectifs, de nos concepts, de nos analyses, de nos orientations afin de jeter les premières bases de la refondation idéologique et programmatique dont la gauche du XXI siècle a besoin, condition nécessaire d’une reconquête politique durable.

• Rénover nos procédures et revoir notre organisation afin de nous doter d’un instrument politique moderne et offensif en phase avec notre temps, ce qui suppose de simplifier notre fonctionnement, de redéfinir nos règles de délibération, nos processus de décision, les modalités de notre vie collective, pour donner de la force à notre vision de la société, de l’enthousiasme à notre engagement militant, de l’attractivité et de l’efficacité à notre mouvement;

• Engager le dialogue et la confrontation avec les associations, les syndicats, les autres formations progressistes, les citoyens pour tracer les nouvelles frontières de la gauche et construire un rassemblement majoritaire et cohérent capable de porter ensemble demain, dans la durée, un projet offensif et crédible de transformation sociale.