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10/11/2009

lever l'embargo sur Cuba

Pour la dix-huitième année consécutive, l’Assemblée générale des Nations-unies a demandé la levée de l’embargo unilatéral imposé depuis la guerre froide à Cuba par les États-Unis.

Le moment n'est-il pas arrivé d’une normalisation des relations bilatérales entre La Havane et Washington ?

Les ouvertures constatées depuis l’élection aux États-Unis d’un nouveau président permettent d'espérer.  Les

mesures libéralisant les échanges humains entre Cuba et les États-Unis prises, par le Président Obama, en mars 2009, la levée de l’exclusion de Cuba par l’OEA (Organisation des États Américains), votée par les États-Unis comme les autres pays membres de cette organisation au mois de juin dernier, donnent au gouvernement du président Raúl Castro la possibilité d’engager un dialogue répondant à ces gestes positifs.

09/11/2009

Droit d'accès à Internet

PAQUET TELECOMS: UNE BONNE NOUVELLE POUR LES CITOYENS EUROPÉENS

 

 Un accord est enfin intervenu entre le Conseil, le Parlement européen et la Commission sur le paquet télécoms.

 

Les négociations ont été ardues mais l'accord est équilibré et respecte les droits fondamentaux des internautes.

 

Les discussions  se sont focalisées sur la question du droit d'accès à internet pour les citoyens.

 

L'accord impose aux Etats membres de respecter des critères de procédure très stricts  tels que la présomption d'innocence, préalablement à toute autorisation de restriction d'accès.

 

Y compris dans les cas d'urgence, la décision de suspendre ou d'interdire l'accès à internet devra être dûment motivée et conforme aux principes de la Convention européenne des droits de l'Homme.

 

Le Parlement européen est allé aussi loin qu'il le pouvait, partant d'un refus initial complet du Conseil. Mais le Parlement européen aurait outrepassé ses compétences s'il avait exigé des Etats membres que la décision de suspendre l'accès à internet soit sujette à la décision préalable d'un juge.

 

Le paquet télécoms garantit une meilleure protection de la vie privée, il renforce les droits des consommateurs et permettra une concurrence loyale entre les opérateurs.

 

Nous avons besoin de ce paquet télécoms pour soutenir la reprise économique en Europe.

 

Le secteur représente 300 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 4% de l'emploi en Europe.

 

Sans cet accord, nous aurions créé des délocalisations d'investissement dans d'autres parties du monde.

 

08:30 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, internet

08/11/2009

comment fonctionne un "buzz"

Buzz moi

 

Aurélia Aurita

 

Les impressions nouvelles

 

 

Plus que l'histoire, en bandes dessinées, du succès inattendu, d'un premier album (Fraise et Chocolat), Aurélia raconte comment fonctionne un "buzz", par le suivisme des journalistes.

Cela commence par quelques lignes dans des blogs spécialisés, mais tout se déchaîne quand Libération lui consacre sa fameuse dernière page. Bien entendu Le Monde ne veut pas être en reste. Et tout vient : journaux, magazines, radios et, consécration suprême, la télévision.

Particulièrement égratignées : la journaliste de Elle qui n'a pas lu l'album et qui s'en fout, et Mazarine Pingeot, animatrice d'une émission littéraire dans une radio de grande écoute.

Le récit du passage au "Grand journal" de Canal + est également particulièrement réussi.

Aurélia peut être légitimement agacée d'entendre de la part des journalistes toujours les mêmes questions, qui portent plus sur sa vie privée que sur l'acte créatif.

Le dessin est un peu simpliste, en noir et blanc, mais avec assez de personnalité pour être original.

Souhaitons une longue carrière, et beaucoup de "buzz", à Aurélia, cela montrera que les journalistes ne lui en veulent pas !

En attendant, on peut toujours en parler dans les blogs...

 

08:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, bd

07/11/2009

Panama dans les années 80

Embrouilles à Panama

 

Gérard De Villiers

 

SAS n°85

 

 

Il s'agit de la réédition, cette année, d'un livre paru en 1987.

C'est peu dire que la situation politique a bien changé à Panama en vingt ans.

 

Il s'agit d'un roman, mais les allusions sont transparentes : Julio Chavarria, qui, dans le premier chapitre est sauvagement décapité pour avoir constitué un dossier accablant contre le général Coiba est, de toute évidence, le député Hugo Spadafora, ancien  ministre, dont le corps a été retrouvé, décapité,  dans la forêt tropicale,  à proximité de la frontière avec le Costa Rica, en 1985.

Et, de façon transparente, sous les traits du général Coiba,  il est facile de reconnaître le général Noriega, de sinistre mémoire.

 

Noriega, comme des centaines d'officiers latino-américains, est passé par la fameuse "Ecole des Amériques", basée à Panama, où la CIA les formait à la lutte anti-communiste. En 1983, agent de la CIA,  il devient le chef des forces armées panaméennes. Le Président Barletta, élu grâce à la fraude électorale, n'existe que par l'appui que lui apporte l'armée,  donc Noriega.

Comme chacun sait,  tout pouvoir a besoin d'un contre pouvoir et "le pouvoir absolu corrompt absolument".

En 1987, l'année de la première parution de ce livre, il commence à être de notoriété publique que Noriega profite de sa position pour s'enrichir grâce au trafic de drogue.

Un ancien militaire affirme publiquement que Noriega a truqué les élections présidentielles et a commandité le meurtre de Spadafora. Des troubles éclatent dans le pays. Toutes les garanties constitutionnelles sont suspendues.

La presse américaine se lance dans une campagne contre Noriega, qui devient, pour le gouvernement américain, un ami gênant.  La tension ne cesse de monter entre les gouvernements américain et panaméen. Noriega décide alors de surfer sur le sentiment anti-américain qui se développe à Panama à cause de l'occupation américaine du canal, prévue jusqu'en 1999 (Au moment de la construction du canal, en 1903, le Panama avait payé aux USA leur aide pour obtenir leur indépendance à l'égard de la Colombie en leur concédant, à perpétuité,  une zone de 8kms de chaque côté du canal).

Trafiquant de drogue, dictateur, et en plus anti-américain, trop, c'est trop.  En 1989 les Américains tentent de renverser Noriega (le livre est donc prémonitoire). Ils échouent. La guerre est déclarée et les USA envahissent Panama, où ils ont déjà, en permanence 20.000 soldats dans la zone du canal. C'est l'opération "Just Cause". Noriega se réfugie à l'ambassade du Vatican. Il est finalement arrêté et expédié à Miami,  où il est condamné pour trafic de drogue. Les estimations du bilan de "Just Cause" vont de 400 à 7.000 morts.

 

Aujourd'hui les Américains sont partis (probablement sauf l'antenne de la CIA !), et le Panama est dirigé par un Président et un gouvernement sociaux-démocrates.

 

A part ça je peux confirmer, comme le raconte le livre : les mêmes rues portent,  au même endroit,  des noms différents, ce qui ne facilite pas le repérage ; il peut pleuvoir,  beaucoup ; la spécialité locale, le "céviche", poisson blanc cru,  mariné, est très bon ; le $ s'appelle toujours le "balboa" ; par contre, au milieu des gratte-ciel, les vieilles maisons coloniales du bord de mer ont disparu...

Et puis, cette phrase qui s'applique, malheureusement, à beaucoup de pays latino-américains, et d'ailleurs,  touchés par le narcotrafic : "Les sommes colossales gagnées avec le trafic de drogue ont créé une nouvelle race de criminels dont la férocité dépasse l'imagination".

09:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

06/11/2009

le ruban blanc

Le ruban blanc

 

De Michael Haneke

 

Palme d'or, Cannes 2009

 

Le blanc, c'est la couleur immaculée, symbole de pureté.

Le ruban blanc, c'est le symbole que noue le pasteur du village, dans les cheveux ou au bras de ses grands enfants, pré adolescents, pour leur rappeler qu'ils doivent rester purs.

 

Le portrait, en noir et blanc, ce qui accentue le malaise,  d'un village allemand à la veille de la première guerre mondiale, avec tous ses refoulements, toutes ses oppressions machistes et puritaines, ses révoltes réprimées, ses gestes de cruauté dont, la plupart du temps,  on ne connaîtra pas les coupables.

 

Une allégorie dans laquelle le spectateur est censé voir la montée du fascisme.

J'ai rarement vu autant de spectateurs partir avant la fin du film, autant de signes d'incompréhension quand la lumière s'est rallumée.

Assurément un film pour intellectuels...

 

 

08:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma