Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/06/2007

Triangulation etc.

"Triangulation", "disruption", "love mark"...

 

 

 

Petites explications de techniques de marketing utilisées dans la politique, trouvées dans "La femme fatale" :

 

 

"Disruption" : c'est la "rupture tranquille" de Sarkosy, c'est le "think different" d'Apple. Pour Ségolène cela a consisté à se démarquer des "éléphants" et donc du Parti, avec les inconvénients que l'on sait + l'utilisation d'internet qui a été positive.

 

 

"Triangulation" : technique, qui vise à chasser sur le terrain des idées de l'adversaire,  utilisée par Bill Clinton, puis par Tony Blair. Pour Sarko,  cela a consisté à citer Jaurès, Blum et même Mitterrand, pour Ségolène à sortir le drapeau tricolore, à faire chanter la Marseillaise, à préconiser l'encadrement militaire des jeunes délinquants et l'abolition de la carte scolaire.

 

Pour moi, à Aire, cela consisterait, par exemple, à proposer un effort pour les écoles privées,  (vous avez d'autres idées ?)

 

L'inconvénient,  c'est le risque de déboussoler les électeurs traditionnels de son propre camp.

 

 

"Le client a toujours raison" : c'est le principe des "débats participatifs" : tout le monde est un expert, "les gens" savent mieux que les spécialistes.

 

Chez Sarko, c'est le populisme qui a permis de siphonner les voix du Front National.

 

L'inconvénient c'est que beaucoup de gens se demandaient quel était le programme, la "ligne directrice", la "colonne vertébrale".

 

 

"Love mark" : les liens ne sont plus rationnels mais émotionnels. "Dans ce contexte, la compétence ou l'efficacité ne sont plus des critères uniques de sélection. La sensualité prime sur l'expertise et le mystère sur la transparence" (la femme fatale).

 

Le critère est donc "l'image".

 

Cela fait longtemps que l'on ne nous vend pas un produit "parce qu'il lave plus blanc", parce qu'il serait plus efficace ou moins cher,  mais "parce que je le vaux bien!"

 

J'ai bien peur que cela ne soit déjà la réalité de la politique...et que j'ai encore des progrès à faire sur ce terrain !

13/06/2007

parlement tronqué = démocratie en péril

Un parlement tronqué serait un pluralisme défiguré, une démocratie en péril

 

 

"Qu'est-ce qu'une démocratie moderne sans contre-pouvoir ?" se demandait Le Monde.

 

Une majorité écrasante à l'Assemblée, cela voudrait dire une opposition tellement diminuée qu'elle serait inefficace.

 

Cela voudrait dire une législation peu discutée, peu contestée  dans un pouvoir législatif couché devant le pouvoir exécutif, un contrôle parlementaire tellement limité qu'il serait inexistant.

 

Le questionnement du pouvoir gouvernemental et présidentiel serait confié aux seuls médias qui y sont si peu enclins.

 

Le pluralisme ne serait pas vraiment représenté. Avec une représentation du pays trop faussée  les contestations devraient trouver d'autres voix pour s'exprimer, d'autres voies pour émerger,  et donc la vie démocratique en serait altérée : pour notre démocratie un véritable péril !

 

 

07/06/2007

Ce soir au Zénith de Lille à 19 heures 30

Ce soir, au Zénith de Lille, à 19 heures 30 : Ségolène Royal, Pierre Mauroy, Martine Aubry et Laurent Fabius

Ségolène à Béthune à 14h30

Ségolène royal est annoncée aujourd'hui à 14h30 au théatre municipal

04/06/2007

"fracture sociale", qu'il disait !

Salaires : l'écart se creuse

 

 

Tout le monde a bien compris que le nouveau Président de la République est très copain avec les patrons des entreprises les mieux cotées à la Bourse de Paris.

 

Il a raison : c'est plus sûr quand on veut se faire offrir des vacances sur un yacht...

 

En plus ils sont généralement propriétaires ou copropriétaires des médias !

 

 

S'ils sont contents de l'élection de leur copain Sarko, ils n'ont pas à se plaindre de l'équipe sortante :

 

 

Les patrons du CAC 40 ont touché l'an dernier, en moyenne, 2,2 millions d'euros (chacun, évidemment !), c'est à dire 150 fois le SMIC !

 

 

Il était temps d'instaurer un "bouclier" fiscal !!

 

 

L'écart avec le salarié moyen, qui était de 1 à 50 il y a un quart de siècle,  est aujourd'hui de 1 à 500 !!!

 

 

Et que Sarko ne nous raconte pas qu'il faut travailler plus pour gagner plus, car il n'y a aucun lien entre la rémunération et la performance, puisque quand ces grands patrons échouent,  et quittent la direction de l'entreprise, ils bénéficient de "parachutes" de plusieurs millions d'euros...