18/09/2007
François Hollande aux "chantiers du Pas-de-Calais"
Extraits de l'intervention de François Hollande
François Hollande a, incontestablement, des talents de comique : il commente l'actualité avec la même férocité que Guy Bedos, surtout quand il parle du Premier ministre ("il y aurait donc un Premier ministre?"), mais ses intonations, son "phrasé" fait irrésistiblement penser à Raymond Devos.
Sur les régimes spéciaux de retraite, il prévient qu'il s'agit d'un leurre pour diviser les salariés, et éviter de parler du pouvoir d'achat, et faire oublier les vrais privilégiés dont Sarkozy a augmenté les privilèges.
Extraits :
"Avant de présenter notre candidat(e), avant de choisir notre projet, il faut être unis? Cela ne garantit pas le succès, mais c'est une condition indispensable." (Il parle de la présidentielle, mais c'est peut-être vrai pour d'autres élections ?)
"L'amnésie et l'agitation, c'est de l'irresponsabilité" (il visait Sarkozy, personne de la section socialiste d'Aire).
"Si nous avions pu éviter un certain nombre de débats inutiles, nous aurions pu gagner un temps précieux pour mieux comprendre la société et affirmer clairement nos positions." (Il parlait des élections présidentielles, pas du débat lancé il y un peu plus d'un an à Aire-sur-la-Lys pour la constitution d'une liste "apolitique").
"Il faut de la clarté et de la cohérence dans les propositions, et en même temps de l'unité".
"Ce que veulent nos concitoyens, ce sont des solutions précises, concrètes, capables d'exprimer un changement pour chacun."
"Il faut être sur nos fondamentaux, c'est à dire le social, et ne pas tenter de brouiller les clivages".
"Le prochain grand rendez-vous, ce sont les élections municipales de l'an prochain. Un rendez-vous qui est craint par le Président de la République, un an après son élection."
"Notre responsabilité sera de donner une portée nationale à ces élections locales".
"Notre stratégie, pour les élections municipales, c'est le rassemblement de la gauche.
Que ceux qui sont à gauche viennent travailler avec nous.
Ne nous préoccupons pas des autres, occupons nous de nous.
Soyons la force qui entraîne, qui rassemble, qui crée la dynamique.
Ils viendront tous, mais sur notre projet, sur notre stratégie, et sur les valeurs que nous portons, c'est le meilleur moyen de préparer le changement."
A suivre : des extraits de l'intervention de Serge Janquin
09:05 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (63)
11/09/2007
élections municipales
"Nous devons avoir une ligne de conduite, et elle est simple : nous partons du rassemblement de la gauche ; nous portons un projet pour les élections municipales. Que ceux qui veulent rejoindre le rassemblement de la gauche, s'accorder sur les propositions qui sont les nôtres viennent, au second tour, ne nous posera aucun problème. Mais ils le feront sur ces bases là et sur aucune autre".
François Hollande à La Rochelle
09:35 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (4)
03/09/2007
crise financière : la France concernée !
Une première constatation : dans le système américain, peu de protection des consommateurs, surtout les plus vulnérables.
Les familles américaines modestes se trouvent financièrement étranglées par des taux d'intérêt à la hausse, qu'elles ne peuvent plus payer, et elles sont obligées de revendre, à perte, l'appartement ou la maison dont elles remboursaient les traites depuis des années.
Là où ce capitalisme sans contrôle se met des baffes, c'est que les organismes de prêts immobiliers prennent, comme un boomerang, en pleine figure, les défauts de leur propre système, car ils ne peuvent pas se rembourser avec les hypothèques sur des biens bradés !
En quoi cela nous concerne ? Même moi qui n'ait pas la moindre action, la moindre Sicav, le moindre emprunt immobilier aux USA ?
- C'est que de grandes banques françaises (en particulier la BNP) ont placé une partie de leur argent, de l'argent des épargnants français, dans ces fonds à risque, et ont été obligé de fermer les Sicav concernées ;
- Le résultat, c'est que l'argent liquide "se planque", en particulier en Europe, au point que la Banque Centrale Européenne a et obligée d'injecter, en catastrophe, 250 milliards d'euros ;
- Comme l'argent s'est "volatilisé", la tentation est grande d'augmenter les taux d'intérêt, dans l'espoir de le faire revenir, ce qui risque fort de "plomber" la croissance économique ;
- Malgré les déclarations rassurantes de notre ministre de l'économie, la France ne sera pas épargnée : Sarko avait décidé de donner aux riches, dans l'idée que cet argent serait investi dans l'économie : si les riches ne veulent pas investir, ne voulant prendre aucun risque dans la période actuelle, même dans des Sicav, son pari est perdu, comme son pari sur la croissance...
Faire la première page de Paris Match ne va bientôt plus suffire, même en retouchant les photos...
09:00 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (1)
08/08/2007
Plus on est riche, plus on s'enrichit !
De 1998 à 2005, pour 90% des Françaises et des Français, les revenus ont augmenté de 4,6%, en moyenne, donc moins de 1% par an.
Pour les 3.500 les plus riches (0,01% de la population) cette augmentation a été de 43%, donc 10 fois plus !
On comprend, dans ses conditions, que la Droite soit soucieuse de protéger ces malheureux très riches de trop de solidarité, par des dispositions fiscales appropriées.
Lors du dernier Conseil municipal, ma collègue Nathalie Marles, carte UMP en poche, et charmante au demeurant, faisait remarquer que les dirigeants PS ne sont généralement pas smicards, loin de là.
Etre un élu de Gauche, ce n'est pas faire vœu de pauvreté, c'est proposer des mesures qui profitent à celles et ceux qui en ont le plus besoin.
Ainsi, chaque année, nous proposons, comme le permet la Loi, une baisse des impôts locaux pour les Airoises et les Airois qui ne paient pas l'impôt sur le revenu. Mesure dont ne bénéficieraient pas les six élus de Gauche du Conseil municipal, car nous sommes imposables. Mais nous faisons la proposition parce que nous sommes de Gauche. Et chaque année la majorité refuse, parce qu'elle est de Droite !
Et si les plus de 60% de contribuables airois exemptés de l'impôt sur le revenu, parce qu'ils ne gagnent pas assez, prennent conscience de leur intérêt, les choses changeront en mars 2008.
09:20 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (1)
27/06/2007
Triangulation etc.
Petites explications de techniques de marketing utilisées dans la politique, trouvées dans "La femme fatale" :
"Disruption" : c'est la "rupture tranquille" de Sarkosy, c'est le "think different" d'Apple. Pour Ségolène cela a consisté à se démarquer des "éléphants" et donc du Parti, avec les inconvénients que l'on sait + l'utilisation d'internet qui a été positive.
"Triangulation" : technique, qui vise à chasser sur le terrain des idées de l'adversaire, utilisée par Bill Clinton, puis par Tony Blair. Pour Sarko, cela a consisté à citer Jaurès, Blum et même Mitterrand, pour Ségolène à sortir le drapeau tricolore, à faire chanter la Marseillaise, à préconiser l'encadrement militaire des jeunes délinquants et l'abolition de la carte scolaire.
Pour moi, à Aire, cela consisterait, par exemple, à proposer un effort pour les écoles privées, (vous avez d'autres idées ?)
L'inconvénient, c'est le risque de déboussoler les électeurs traditionnels de son propre camp.
"Le client a toujours raison" : c'est le principe des "débats participatifs" : tout le monde est un expert, "les gens" savent mieux que les spécialistes.
Chez Sarko, c'est le populisme qui a permis de siphonner les voix du Front National.
L'inconvénient c'est que beaucoup de gens se demandaient quel était le programme, la "ligne directrice", la "colonne vertébrale".
"Love mark" : les liens ne sont plus rationnels mais émotionnels. "Dans ce contexte, la compétence ou l'efficacité ne sont plus des critères uniques de sélection. La sensualité prime sur l'expertise et le mystère sur la transparence" (la femme fatale).
Le critère est donc "l'image".
Cela fait longtemps que l'on ne nous vend pas un produit "parce qu'il lave plus blanc", parce qu'il serait plus efficace ou moins cher, mais "parce que je le vaux bien!"
J'ai bien peur que cela ne soit déjà la réalité de la politique...et que j'ai encore des progrès à faire sur ce terrain !
08:55 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (9)


