16/03/2010
chaque scrutin...
Grâce à "TV 5 monde", j'ai pu suivre les résultats des élections régionales, et les premiers commentaires.
Si le PS a doublé son score depuis les européennes, ce n'est pas qu'il a doublé en un an son attractivité, mais que chaque élection à ses caractéristiques :
- Surtout en période de crise, les collectivités locales sont perçues comme autant de "boucliers" de protection ;
- Ce n'est pas le cas de l'Europe et, rétrospectivement, il est clair que le message du PS sur l'Europe est incompris, peut-être incompréhensible, peu crédible. Probablement que la division du PS au moment du référendum sur le Traité constitutionnel n'y est pas étrangère ;
- Les résultats en Languedoc montrent l'importance des Présidents sortants. Contrairement à ce que prétendait l'UMP, les majorités sortantes avaient bilans et programmes. La Droite s'est trompée de cible : elle en paye le prix.
La Droite a également fait une erreur en insistant sur l'abstention et en refusant d'analyser le message adressé par les électeurs qui se sont déplacés.
Quand le porte-parole du gouvernement refuse d'y voir un message des électeurs à l'égard de la politique suivie, il nous encourage à aller voter dimanche prochain pour lui mettre les points sur les "i".
En multipliant les déplacements électoraux dans les régions, le Premier Ministre contredit complètement cette thèse : soit Chatel n'est pas le porte-parole de son Premier ministre, soit il dit le contraire de ce que fait son patron, et les électeurs croient d'avantage ce qu'ils voient que ce qu'ils entendent !
09:25 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, régionales
26/02/2010
exclusions
Article 11.19 : "Lorsqu'un(e) adhérent(e) du Parti est candidat(e) à un poste électif pour lequel les instances régulières du parti ont investi un(e) autre candidat(e), le Conseil national, saisi par l'une des parties en cause, constate que l'indiscipliné(e) s'est lui (elle) même mis(e) en dehors du Parti et le (la) répute exclu(e)."
Article 11.12 (au PS, on parle de la réintégration avant de parler d'exclusion) : "Tout(e) citoyen(e) exclu(e) -ou réputé(e) exclu(e) du parti ne peut être réadmis(e) qu'après un délai de deux années.
La décision de réintégration est prise par le Conseil national, ou le Bureau national des adhésions, après avis motivé de la fédération et de la section auxquelles appartenait l'intéressé(e) avant son exclusion."
Lorsqu'avec quelques camarades et amis, j'ai accepté d'être candidat sur une liste de gauche, pour être en conformité avec les décisions du PS de faire partout des listes de gauche, face à une liste "apolitique" ayant l'appui de certains caciques départementaux, je savais que je me mettais "en dehors du parti".
J'ai été exclu par voie de presse ("Le PS vire JF Vallin"), mais le "conseil national" n'a pas été saisi. Je ne me considère donc pas comme "réputé exclu".
Les camarades des cinq fédérations du Languedoc-Roussillon s'appuient sur le même article : leurs listes ont été approuvées par le "conseil national", et le "Bureau" du parti ne peut donc pas les considérer comme exclus.
08:46 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, ps
22/02/2010
régionales en Languedoc-Roussillon
Le fond de l’air est Frêche
1) Frêche est un despote : c’est incontestable : qui n’est pas avec lui à 100% est contre lui ; seul problème : le système politique, au moins en France, est ainsi fait que la cooptation est la règle quasi absolue…jusqu’à ce que les électeurs en décident autrement. Combien de, plus ou moins, despotes parmi les Présidents de Régions, de départements, les maires, les députés ? La faiblesse de Mandroux, c’est que tout le monde sait bien qu’elle est devenue maire de Montpellier par cooptation de Frêche. La tête de liste des écologistes est également un ancien adjoint de Frêche…
2) Face à Frêche : l’émiettement ! Ceux qui sont en faveur du Président sortant se retrouveront sur un nom, ceux qui sont contre auront l’embarras du choix. Rien qu’à gauche au moins trois possibilités ; résultat : Frêche est certain d’arriver largement en tête au premier tour et personne d’autre à gauche n’est certain de passer la barre des 10% pour être au second tour. Si la direction nationale du PS ne voulait plus de Frêche, c’était en juin dernier qu’il fallait le dire, avant le vote des militants, pas moins de deux mois avant le scrutin, Frêche n’a pas radicalement changé en six mois !
3) Paris contre « les purs » : Aubry comparé à Innocent III prêchant la croisade contre les Cathares, son bras droit comparé à Simon de Montfort : Frêche et les siens jouent à fond la carte de l’anti-parisianisme. Parler de Midi Pyrénées et non de Languedoc Roussillon est un lapsus qui passe mal : il y a des écarts de langage qui se pardonnent plus facilement que d’autres...Quand Jean-Luc Mélanchon traite Frêche de "vieillard claudiquant", il fait un bel effet de tribune, mais insultent les vieillards et les claudiquants. Quand Dany, qui connaît pourtant bien la région, compare Frêche à Mussolini, n'est-il pas, lui aussi, contre productif ?
08:42 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : régionales
05/01/2010
Fraternité
"Respectons nous les uns les autres.Evitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous insulter."
"Casse toi, pauvre con"
Quand ce que tu dis contredit ce que tu es, nous savons que tu cherches à nous tromper.
18:20 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voeux, sarkozy
22/10/2009
Mitterrand (fréderic), Sarkozy (Jean), Bové(Marie)
Confusions
"Affaires" Mitterrand (Fréderic), Sarkozy (Jean), Bové (Marie), la presse n'en finit pas de s'en repaître et de tout mélanger.
1) Sur l'utilisation des patronymes : ce n'est pas nouveau, et si ça marche, c'est que les électeurs aiment ça. Roselyne Bachelot a hérité de la circonscription de son père. Michelle Alliot-Marie est la fille de Bernard Marie, longtemps député-maire de Biarritz. Cela les a aidées à se lancer en politique, à être choisies par leur parti, à être élues, mais si elles sont aujourd'hui ministres, c'est probablement qu'elles ont quelques talents.
Le fait de s'appeler Sarkozy, ou Bové, peut aider à être mis en position d'être élu(e). Cela est de la responsabilité de leurs partis respectifs, de leurs instances, de leurs systèmes de désignation, probablement très différents chez les Verts et à l'UMP.
A noter que Mitterrand (Gilbert) s'est fait élire, et réélire, loin du fief électoral paternel. Mais la renommée de Mitterrand (François) ne s'arrêtait pas aux limites du Morvan...
2) Se faire "élire" à la tête d'un établissement public, brassant des milliards, à 23 ans et avec une compétence limitée, à la suite de manœuvres évidentes, est d'une autre nature.
Faut-il que les puissants de l'UMP, à commencer par le premier d'entre eux, soient coupés des réalités vécues par les Françaises et les Français pour ne pas s'en rendre compte.
A quoi servent donc les batteries de sondages et les conseillers en communication ?
Faut-il que notre Président se sente assez invincible pour passer outre à des réactions auxquelles il ne pouvait que s'attendre ?
3) Tout le monde sait que Fréderic Mitterrand n'a jamais eu en commun avec son oncle François ni les idées politiques, ni le goût pour les femmes.
Le nommer au gouvernement présentait, pour le Président de la République, deux avantages : même s'il est de droite, il s'appelle Mitterrand, et c'est un homme de médias, connu du public, avec un sens développé de la communication, ce qui, dans le monde politique actuel est un avantage primordial.
L'avenir nous dira quel souvenir il laissera comme ministre. Tout le monde ne peut pas être Malraux ou Jack Lang. Peu de gens se souviennent de l'excellente Catherine Trautman...
La République, comme la Monarchie, a, malheureusement, probablement vu passer de nombreux ministres fréquentant des prostitué(e)s. Peu s'en sont vantés dans leurs livres, car il n'y a rien de glorieux à cela. Contrairement à certains pays scandinaves, la France ne punit pas les clients. Aller dans des pays exotiques pour cela, ou faire appel, chez nous, à des immigré(e)s ayant fui la misère revient, de la même façon, à utiliser la chance d'avoir de l'argent pour obtenir des "faveurs" de gens obligés à vendre leurs corps.
4) La pédophilie est une abomination, inexcusable. Il et heureux que Fréderic Mitterrand l'ait condamné sans ambigüité.
Il ne doit y avoir aucune confusion entre la pédophilie et l'homosexualité, ni de sa part, ni de la part de celle et ceux qui l'ont attaqué pour des raisons politiques.
11:46 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (2)


