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22/09/2020

Paris, mai 68

Le dossier Anténora

Lucie et Jean-François Muracciole

Toucan Noir

 

Une bande de braqueurs de bande qui opère en DS.

Des professeurs à l'école Normale Supérieure meurent de crise cardiaque...ou d'empoisonnement.

Un astronaute américain envoyé à Paris par la Nasa pour prendre un peu de vacances.

Des espions russes. Et la DST à l'affut.

Un commissaire débonnaire à quelques mois de la retraite.

Il y a de l'action. Pas le temps de s'ennuyer. Et plein d'humour et de second degré. Réjouissant.

"Anténora est l'une des parties du neuvième cercle de l'Enfer de Dante." "Anténor, le Troyen qui trahit sa patrie et poussa les siens à accueillir le cheval d'Ulysse." "Anténora, le lieu des traitres politiques."

Les auteurs ont écrit un livre qui leur ressemble : Lucie enseigne l'italien à la Sorbonne et est également traductrice. Jean-François a été élève à Sciences Po et à Normale Sup. Spécialiste de la Résistance, il enseigne à l'université de Montpellier. Il a déjà publié de nombreux livres portant sur cette période. Ce roman est leur deuxième écrit à quatre mains. Ils étaient nés en 68, mais pas depuis longtemps.

 

"Les meilleures paroles sont celles qu'on ne dit pas." (proverbe sicilien)

"Le privilège de la femme que nous aimons plus qu'elle ne nous aime est de nous faire oublier à tout propos les règles du bon sens." (Balzac)

"Godard réussissait l'exploit de rendre Belmondo ennuyeux, Resnais avait décidé d'emmerder la terre entière et Truffaut était le prototype du faux génie."

 

 

 

12:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar

19/09/2020

Berlin, janvier/mars 1945

Les fils d'Odin

Harald Gilbers

10/18 n°5184 "Grands détectives"

Prix Historia 2016 du meilleur roman policier historique

 

Début 1945, il gèle à pierre fendre à Berlin bombardée quasiment chaque nuit par les Américains et les Anglais. A l'Est, les troupes russes se rapprochent inexorablement. Le pouvoir nazi se crispe et accentue la répression. "Il fallait assurer le fonctionnement de la terreur." Les vieux et les gamins sont réquisitionnés. Même parmi les partisans du régime les défections se multiplient. L'heure n'est plus à évoquer la "victoire finale".

Un médecin nazi de retour d'Auschwitz, est assassiné. Son épouse est accusée. Elle demande à son ami Richard Oppenheimer, ancien commissaire de police, congédié parce que Juif, d'enquêter pour prouver son innocence.

Il suivra la piste d'une secte mystique qui prépare l'avènement d'Odin, Dieu germanique qui établira le pouvoir des "Hommes-Dieux", les Aryens,  sur les "Hommes-singes". Pourquoi ne pas franchir ce pas quand on est convaincu de la justesse de l'idéologie nazie ? "Quand on était prêts à gober la théorie aberrante de Hitler établissant l'existence d'une race supérieure, il était fort probable qu'on s'intéressait également à l'ariosophie."

Contrairement aux romans de Philip Kerr nous ne rencontrons chez l'Allemand Harald Gilbers aucune figure marquante du régime, mais nous suivons pas à pas, dans la neige,et dans les abris anti-aériens,  les gens ordinaires qui tentent de survivre.

Les notes du traducteur sont très utiles, et même souvent indispensables pour bien comprendre cette page de l'histoire de l'Allemagne.

 

"Lorsque les juges se sont aperçus que Hitler ne voulait pas supprimer leur corporation, ils se sont empressés de rallier le parti pour prononcer à la pelle des condamnations à mort. Ils n'avaient jamais vraiment apprécié la République."

 

16:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, histoire

12/09/2020

Berlin, 1944

Germania

Harald Gilbers

10/18 "Grands détectives" n°5048

 

Berlin sous les bombes alliées racontée non pas par un écrivain écossais dans une "trilogie berlinoise" mais par un Allemand qui ne craint pas de se pencher sur le passé nazi de son pays.

Philip Kerr est décédé, et, si ce n'est déjà fait, il vous faut découvrir Harald Gilbers dont ce livre a été publié en Allemagne en 2013.

Germania est le nom avec lequel Hitler souhaitait rebaptiser Berlin, mais il est peu question de ce projet dans ce roman qui raconte l'enquête policière pour retrouver un tueur en série qui s'attaque aux prostituées. Les SS ne trouvant pas de piste demandent l'aide d'un ancien enquêteur renommé, démit de ses fonctions parce qu'il est Juif. Chercher un assassin, même en série, n'est-ce pas dérisoire quand la guerre fait des milliers de morts, et que sont au pouvoir des meurtriers sans scrupules ?

Tout autour des assassinats et de l'enquête, il y a le contexte de l'époque : les Berlinois qui ne croient plus à "la victoire finale" et tentent de survivre dans le chaos, les différents clans qui se jalousent et s'espionnent.

Une enquête policière à suspens doublée d'une belle leçon d'histoire. Les pages se tournent vite !

 

15:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, histoire

28/08/2020

Deon Meyer à son meilleur

La proie

Deon Meyer

éditions Gallimard / Série noire

 

Au Cap, Benny Griesel, capitaine des forces spéciales contre la criminalité, enquête sur un meurtre commis dans un train de luxe, jusqu'au moment où sa haute hiérarchie donne l'ordre de laisser tomber.

Puis, il enquête sur le suicide suspect d'un ancien combattant de la lutte contre l'apartheid.

Pendant ce temps, à Bordeaux, un ancien de la branche armée de l'ANC, vit une nouvelle vie de menuisier, jusqu'à ce qu'un vieux camarade vienne le chercher pour une mission dangereuse qu'il accepte et qui le conduira à Paris et à Amsterdam.

Dans les vingt dernières pages ces trois enquêtes se rejoignent pour un final plein de rebondissements.

L'écriture de Deon Meyer est addictive et il est difficile de lâcher le livre quand on a quelque chose d'autre à faire.

 

21:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, afrique du sud

17/08/2020

La trahison ne vient-elle pas toujours des plus proches

Trahison

Lilja Sigurdardottir

éditions Métailié / Noir

 

Après ses missions humanitaires au Liberia (pour lutter contre Ebola) et en Syrie (pour s'occuper d'un camp de réfugiés), Ursula qui n'appartient à aucun parti politique, se voit proposer le poste de ministre de l'intérieur par le Premier Ministre islandais. En Islande aussi la "société civile" est à la mode.  Elle accepte, pour un an. Son ambition est de mettre en place une véritable politique des réfugiés et des demandeurs d'asile.

Mais les circonstances détournent quelque peu son attention. Le premier jour elle promet d'agir à la mère d'une adolescente violée par un policier.

Devant le déferlement d'attaques sur les réseaux sociaux, y compris de faux comptes Facebook et Tinder, elle accepte un garde du corps. Les médias ne l'épargnent pas.

Seulement à la fin du livre le lecteur découvre qui sont ses ennemis les plus déterminés.

Comme lui dit le Premier Ministre : "Rien de personnel, c'est la politique..."

 

08:23 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, politique