24/01/2021
Cold case : trois petits enfants disparus
Surface
Olivier Norek
éditions Michel Lafon et "Pocket"
Quand sur une couverture, le nom de l'auteur est écrit plus gros que le titre du livre, c'est que la notoriété est certaine.
J'ai beaucoup aimé le livre d'Olivier Norek de 2020, "Impact", donc j'ai parlé dans ce blog, j'ai donc pris celui de 2019, Surface, dans un genre très différent mais à l'écriture tout aussi efficace pour nous faire tourner les pages afin d'arriver au dénouement.
Une capitaine de police, défigurée lors de l'arrestation d'un dealer, est envoyée "au vert", à Decazeville, Aveyron, 5.000 habitants. Un des enfants disparus 25 ans auparavant refait surface (d'où le titre du livre) du fond du lac. La capitaine recherche les deux autres.
Olivier Norek est lui même un ancien capitaine capitaine de police. Il connait les mécanismes de l'enquête. Il n'est pas le seul ancien policier qui écrit des romans policiers, mais il le fait avec plus de talent que beaucoup d'autres...
"Absolument toutes les branches de l'arbre des hypothèses sont inspectées, jusqu'à leurs feuilles les plus chétives."
16:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar
16/01/2021
Cadavre à demi carbonisé
Nous ne négligerons aucune piste
Lucien Nouis
éditions du Masque
Je viens de lire dans Midi Libre de ce matin qu'un cadavre à demi carbonisé venait d'être découvert dans le Gard.
Le même point de départ, dans le même département, que ce roman policier.
L'auteur enseigne la philosophie et la littérature du siècle des Lumières à l'université de New-York. Soit il a des attaches dans le Gard, soit il y passe parfois ses vacances, même si son village cévenol est un peu trop caricatural à mon goût.
Peut-être trop caricatural également ce commissaire de police très sympathique mais trop porté sur la bouteille et qui n'en fait qu'à sa tête. Mille fois vu le policier qui a laissé partir sa femme et perdu le contact avec sa fille unique parce qu'il était trop accaparé par ses enquêtes.
Même s'il veut rassurer le juge d'instruction en lui répétant :"nous ne négligerons aucune piste." (titre du livre). Juge à qui il ne demande pas l'autorisation pour aller enquêter à Rome et à Brest. Avec quel argent ?
"Sa femme était sans doute en train de lire un polar. Elle en avait accumulé des centaines au fil des années. Des piles qui jaunissaient , prenaient la poussière et l'humidité, servaient de dessous-de-plat, de cale porte, d'éventail les jours de chaleur, parfois même de combustible pour allumer le barbecue."
"Il ne faut pas prendre les bouddhistes pour des enfants de choeur ou des pigeons."
08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar
08/01/2021
Meurtres en série au pays basque espagnol
La valse des tulipes
Ibon Martin
Actes noirs / Actes Sud
Meurtres en série en Biscaye, au bord de la mer Cantabrique. Les victimes sont uniquement des femmes ayant environ le même âge. Autre caractéristique commune : un bouquet de tulipes rouges sur leur cadavre, alors que ce n'est pas la saison et que cette variété de tulipes est inconnue dans la région.
Pour enquêter, une équipe de choc conduite par une jeune femme avec tatouages et piercings.
Il est question, entre autres, des violences faites aux femmes, y compris les violences domestiques. "Toute une société arriérée qui diabolisait ceux qui sortaient des toutes-puissantes valeurs chrétiennes."
L'auteur a fait des études de journalisme à Saint-Sébastien et connait bien le pays basque.
16:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : polar
27/12/2020
La vengeance d'une femme est douce et impitoyable
Des ailes d'argent
Camilla Läckberg
Actes noirs / Actes Sud
La société de Faye, "Revenge", est prospère. Son ex-mari est en prison. Faye est parvenue à le faire condamner pour le meurtre de leur fille...qui se porte très bien, merci !
Mais voilà que les actionnaires, toutes des femmes, revendent leurs actions. Faye risque de se faire éjecter de son poste de PDG. Et le condamné est parvenu à s'évader.
Mais, à la fin, qui gagne ?
Les critiques ont classé ce livre comme féministe parce qu'il dénonce la perversité des hommes et que l'héroïne est la plus forte, aidée par d'autres femmes. Mais je ne suis pas certain qu'administrer une fellation à genoux dans les toilettes d'un aéroport soit le summum du féminisme. Je ne suis pas certain que cela soit le fantasme de beaucoup de femmes. Féministes les deux parties à trois, deux femmes avec un homme. Je ne me souviens pas avoir déjà lu, dans les romans de Camilla Läckberg, des scènes de sexe explicites. Il doit être possible d'en écrire qui mettent une femme au centre du jeu. La prochaine fois peut-être ?
17:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar
23/12/2020
Europol en action(s)
Le réveil de la bête
Jacques Moulin
Série noire / nrf / Gallimard
Les Etats membres, au nom de leur "souveraineté", ont beaucoup de mal à accepter une structure supra-nationale. Surtout en matière de police.
Mais les criminels se moquent de nos frontières et les franchissent sans problème. Surtout sur des problématiques comme la cybercriminalité et le terrorisme.
En 1999, enfin, a été mis en place "Europol", une agence de l'Union européenne chargée d'appuyer les polices nationales dans la lutte transfrontalière contre les trafics de drogue, la traite des êtres humains, en particulier la pédophilie, et , tout particulièrement contre le terrorisme et la cybercriminalité.
Europol est basé à La Haye. L'actuelle directrice est belge (et non allemande comme dans le roman). Plus de mille personnes travaillent sous sa responsabilité. Europol doit rendre des comptes au Parlement européen. Nous sommes loin du FBI...mais c'est un début !
Dans le roman, un commandant de police, français, appartenant à la direction antiterroriste d'Europol, enquête sur l'ultradroite et ses tentacules au sein de l'Union européenne, susceptible d'actions violentes, comme on a pu le voir en Allemagne.
L'auteur est journaliste mais il ne se contente pas de décrire car il a suffisamment d'imagination pour provoquer des rebondissements et de l'action qui se déroule à Paris, et ses banlieues, plus qu'à La Haye.
"Deniz bien connu, avec son mépris de caste affligeant.Toujours ce modèle français, bien académique, ou la "culture générale" sert de sésame. Quelle culture ? La leur, bien sûr, sagement transmise de génération en génération dans les lycées huppés de la République égalitaire. En fait, ils ne diffèrent guère dans leur rigidité des écoles coraniques, talmudiques et autres catéchismes. Juste un truc pour conserver l'élite. Des héritiers."
08:39 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polar, europe