02/02/2022
Souvenirs, souvenirs 2
Tu le sais bien, le temps passe
Catherine Nay
éditions Bouquins
Catherine Nay raconte bien, sans souci d'objectivité. Elle raconte des confidences qui lui ont été faites. Surtout venant de sa famille politique.
Ce volume va se 1995 (élections de Chirac) à 2007 (élection de Macron).
Clairement, elle aime Chirac et prend la défense de Bernadette.
Concernant Sarkozy, elle n'aime pas Cécilia et lui impute les erreurs de son mari. Elle aime Carla dont elle vante les qualités.
Elle n'aime pas la gauche. Ni Jospin, ni Hollande ne trouve grâce à ses yeux.
Personnages de second plan : Juppé, de Villepin et Séguin.
"Monsieur le Ministre, vous savez que le chocolat, c'est bon pour le moral et pour le sexe. Moi à mon âge, c'est surtout pour le moral, mais vous, vous êtes encore jeune ! " (Chirac à Moscovici)
"J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir" (Aragon)
"Pour gagner il faut détester l'ennemi" (Jacques Pilhan, conseiller en communication de Mitterrand puis de Chirac)
"La politique n'est ni une logique ni une morale. C'est d'abord une dynamique" (Pilhan)
"La beauté du désir, c'est quand c'est réciproque" (Jospin)
"Moi, me faire élire député ? Mais ça racornit, ça rapetisse..." ; "comment voulez vous que les députés soient intelligents ? Ils ont presque tous été conseillers généraux avant..."
"en matière de popularité, les politologues le savent : on descend par l'ascenseur, on remonte par les escaliers"
16:38 Publié dans vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poliique
31/01/2022
Maire de banlieue
Les promesses
de Thomas Kruithof
avec Isabelle Huppert, Reda Kateb
Un grand ensemble délabré : fuites d'eau, ascenseur en panne etc. Appartements transformés en dortoirs par des "marchands de sommeil". Comment obtenir une rénovation ? Madame le Maire, incarnée par Isabelle Huppert, se bat pour obtenir une subvention de l'Etat. Pour l'obtenir, il faut que les protagonistes prouvent qu'ils sont prêts à participer, selon le principe connu "aide toi, le ciel t'aidera".
Madame le Maire fait une promesse : "nous allons gagner" ! En sachant que c'est très peu probable.
A ce moment, un ami, conseiller du Président de la République, lui fait entrevoir la possibilité d'être nommée ministre. Ce n'est pas une promesse, juste un grain d'espoir semé. Elle y croit car elle a envie d'y croire. La politique étant beaucoup basée sur les cooptations, il suffit qu'un membre du cabinet, plus proche du Président, avance un autre nom, et le rêve s'envole.
Madame le Maire avait fait à la première adjointe de lui laisser la place. C'était une promesse. Il arrive que des promesses de ce genre ne soit pas tenue...
Le chef du parti , pour arranger les choses, promet à la maire une place au Sénat. Promesse classique en politique.
Comme disait Chirac : "les promesses n'engagent que ceux qui veulent y croire".
Quelle image de la politique les spectateurs vont-ils avoir après avoir vu ce film ? Pas trop négative , j'espère...Car la politique est un engagement qui prend beaucoup de temps pour des résultats qui peuvent être décevants...
17:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
28/01/2022
Profiter de la situation
Adieu Monsieur Haffmann
de Fred Cavayé
avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche, Sara Gireaudeau
Le film est l'adaptation d'une pièce de théâtre ayant remporté quatre "Molières", ce qui donne une unité de lieu assez forte.
Dans ce quasi huis-clos, un artisan réalisant des bijoux artistiques, obligé de se cacher de l'occupant allemand...et de la police française, son employé qui devient aux yeux de tous le patron, sans en avoir le talent, mais prêt à tout pour profiter de la situation, et l'épouse de celui-ci qui a plus de moralité.
Un film d'autant plus émouvant que les trois acteurs sont excellents, avec le plaisir de revoir Sara Gireaudeau découverte dans "Le bureau des légendes."
17:33 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
26/01/2022
Penelope sublime
Madres paralelas
de Pedro Almodovar
avec Pénelope Cruz (sacrée meilleure actrice pour ce rôle à Venise)
Milena Smit, Rossy de Palma
Une adolescente et une femme plus mûre se retrouvent enceintes sans l'avoir désiré. C'est le premier thème, puis nous avons le thème de l'échange accidentel des bébés à la maternité, comme dans "La vie est un long fleuve tranquille", en beaucoup moins drôle puisque nous avons droit au drame de la perte d'un nourrisson par "mort subite".
Donc, un film plein d'émotions qui ne tombe pas dan le mélo.
S'y rajoute l'évocation de la guerre civile et des fosses collectives des hommes tués par les franquistes.
17:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma
23/01/2022
Soeur de François 1er, grand-mère d'Henri IV
Marguerite de Navarre
Perle de la Renaissance
Patricia Eichel-Lojkine
éditions Perrin
Volontaire, ou pas, la géographie des rues parisiennes fait déboucher la rue de la Ferronnerie, celle dans laquelle Henri IV a été assassiné, place Marguerite de Navarre, sa grand-mère.
Mais c'est peut-être en tant que soeur de François 1er que Marguerite de Navarre est restée dans notre histoire, l'encourageant à pratiquer une certaine tolérance envers les protestants. Ce qui a été le cas jusqu'au jour de l'apposition d'une affiche sur la porte de sa chambre.
Marguerite est restée fidèle à l'Eglise catholique et romaine ce qui ne l'a pas empêché de militer pour la traduction en français des textes religieux. Son royaume de Navarre était un lieu d'asile bien connu de ceux qui étaient pourchassés par les autorités religieuses.
Patricia Eichel-Lojkine enseigne la littérature française du XVIe siècle à l'université du Mans. Il est donc normal qu'elle attire notre attention sur l'oeuvre littéraire de Marguerite de Navarre que j'avoue ne pas connaître.
"Nulle part il n'y a moins de chasteté que chez ceux qui en ont fait le voeu" (Marguerite de Navarre)
"j'ai appris à vivre plus de papier que d'autre chose (Marguerite)
"Entre 1535 et 1539 , 38 personnes , dont 23 à Paris, sont condamnées à mort pour hérésie par le parlement de Paris" "Marguerite préfère se souvenir du jeune François ouvert aux idées nouvelles"
"Quand des jeunes filles disent regretter de n'être pas nées homme, ce n'est pas un aveu d'imperfection mais l'expression indirecte de leur condition d'opprimées."
16:06 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire


